Contre les frilosités individualistes, un plaidoyer pour le partage.
Contre les frilosités individualistes, un plaidoyer pour le partage.
Michel Develay avait proposé aux Cahiers un texte mis en ligne sur le site en mai 2015. Nous en reprenons un extrait qui mérite qu’on s’y attarde. En lien, deux témoignages sur les dynamiques possibles autour des IDD hier et des EPI aujourd’hui.
L’accompagnement d’équipes dans des formations intraétablissements permet de dégager quelques constantes qui rendent possible et facilitent le travail d’équipe.
Si travailler en équipe ne s’improvise pas, donner dès la formation initiale l’occasion de conduire des projets collectifs et de les analyser peut contribuer à initier une culture de coopération et les moyens de la mettre en œuvre.
C’est sans doute l’aptitude à s’emparer de ce qui est prescrit et à le redéfinir collectivement qui est le signe le plus fiable de la présence de véritables collectifs de travail au sein d’une organisation.
Sept collègues, d’écoles et de collèges différents ; un point commun : la pratique de la pédagogie institutionnelle. Le sentiment de faire équipe dans la confiance partagée.
Suffit-il d’échanger oralement pour faire équipe ? L’écrit ne contribue-t-il pas à consolider les échanges et à donner corps au travail d’équipe ? C’est ce qui ressort de ce témoignage.
Certains voient dans la dimension collective du travail un alourdissement de la charge. Et si, au contraire, elle contribuait à l’alléger ?
De la formation initiale à la fin de carrière, un témoignage d’enseignante sur l’intérêt du travail en équipe et les conditions qui le rendent possible ou l’entravent.
L’exercice du métier d’enseignant, souvent seul dans sa classe avec ses élèves, ne prédispose pas au travail d’équipe. Et si, pour l’encourager, les responsables organisaient le travail de façon à rendre la coopération moins héroïque ?
Alors que la revue de presse des Cahiers pédagogiques a été assurée pendant une dizaine d’années par Philippe Watrelot, président de l’association, depuis deux ans c’est une équipe d’une dizaine de personnes qui la publie. Comment y conjugue-t-on individuel et collectif, cadre et flux, continuité et imprévu ?
Un cadre de réflexion qui permettra de mieux comprendre le cas pratique présenté en encadré.
Des dispositifs récents conduisent à travailler à plusieurs dans une même classe. À quelles conditions cette situation nouvelle peut-elle être bénéfique pour les apprentissages des élèves ?
« Blanche-Neige et les sept nains », c’est le surnom donné à l’académie de Toulouse : la Haute-Garonne et ses sept départements, la plus grande région de métropole. Il n’est donc pas rare d’avoir de longues distances à effectuer pour se rendre à son lieu de travail, ou à son lieu de stage pour une formation […]
Nous sommes en classe de 2de dans un lycée de la banlieue nantaise. L’auteure y est alors professeure principale d’une classe étiquetée « classe coopérative ». Dès le mois de juin, l’équipe enseignante prépare la rentrée de l’année suivante et cherche un thème de recherche qui sera abordé dans les différents programmes disciplinaires de la classe, afin de montrer à la fois ce qui est commun et ce qui est spécifique dans chaque discipline.
Les conseils coopératifs permettent à des lycéens de distinguer en le vivant ce qui fait autorité dans la classe (la nécessité d’un cadre respectueux de chacun) des personnes qui l’incarnent. Et chemin faisant, d’accéder à un certain pouvoir d’agir.
Pour faire de l’hétérogénéité des élèves un atout et retrouver le gout du métier, quatre collègues coopèrent et mettent en place des classes multiâges dans leur école, avec l’appui de leur directeur.
Edgar Morin avait honoré de sa présence la célébration des cinquante ans des Cahiers, voici vingt ans. Toujours inlassable militant d’une formation intellectuelle tournée vers le futur, vers une « réforme de la pensée », comme il le développe dans son récent ouvrage Enseigner à vivre (Actes Sud, 2014), il nous livre ici quelques réflexions à la lecture d’un dossier qui entre en résonance avec les grands thèmes qu’il a souvent avancés dans son œuvre considérable de sociologue et de penseur de notre temps.
En éducation physique et sportive au collège, penser l’apprentissage coopératif en l’articulant autour des méthodes d’évaluation. Une séquence d’apprentissage du jeu collectif où les membres des deux équipes s’observent alternativement et s’inter-évaluent en s’aidant d’outils électroniques.
Au sein de l’École normale supérieure de Lyon, l’Institut français de l’éducation (IFE) développe depuis 2011 un réseau de lieux d’éducation associés (les LéA) pour promouvoir les relations entre l’innovation et la recherche dans le monde de l’éducation et de l’enseignement. Nous sommes allés à la rencontre d’un membre d’un LéA qui croise pratiques coopératives et évaluation.
Faire de l’histoire en bac pro, sur un sujet complexe dans le contexte du confinement : les contraintes sont fortes. La créativité de l’enseignant et des élèves en est décuplée !
Un lycée avec des classes coopératives pendant le confinement : belle occasion pour proposer une situation de créativité. L’autonomie serait-elle une condition de l’émergence de la créativité, ou un objectif associé à son développement ?
Parce qu’elles se sont construites en opposition aux méthodes traditionnelles, les pédagogies alternatives sont parfois présentées comme mettant les fondamentaux au second plan. Pourtant, les notions exigibles au programme sont bien au cœur des séances de recherche libre des pédagogies Freinet et coopératives, mais elles ne constituent pas un objectif unique, elles sont aussi un moyen d’acquérir d’autres fondamentaux. Exemple au collège.
Coopérer et collaborer ne sont pas des synonymes. En pédagogie, confondre ces deux verbes d’action peut même avoir des conséquences fâcheuses, au point d’aboutir à des résultats catastrophiques pour les élèves. Coopérer, c’est agir avec d’autres. La plupart du temps à son initiative, parce que cela répond à un besoin que l’on rencontre individuellement. Quand […]
Comment prépare-t-on un atelier dans le cadre d’un colloque universitaire quand on est un mouvement pédagogique ? Récit d’une expérience collaborative et enrichissante.
Le profbashing, ou l’art de « taper sur les profs » sur les réseaux sociaux ou dans les médias est récurrent. Il est d’évidence très mal vécu par les enseignants, épuisés par près de deux années de pandémie. Est-il possible d’inverser la tendance et de montrer la réalité de la charge de travail de ce métier ? Premiers enseignements d’une thèse en sciences de l’éducation en cours.
Mettre en œuvre l’école inclusive implique un nouveau défi pour les personnels de l’Éducation nationale : celui d’inclure tous les élèves même différents. Comment cela se traduit-il concrètement dans les établissements scolaires ? L’auteur présente un travail universitaire qu’il a mené auprès de trente-deux professionnels de l’éducation, les questionnant sur les modalités, les adaptations pédagogiques, le temps et la formation consacrés à l’inclusion.
Pour aider les élèves à mieux concevoir et utiliser les possibles de la coopération, l’équipe d’un collège nantais a prévu dans l’emploi du temps des élèves des heures d’éducation à la coopération. Cet article est l’occasion de revenir sur les intentions, les principes, les difficultés et les projections.
Coopérer comporte des risques, autant pour les élèves que pour les adultes qui essaient de les faire coopérer, d’où l’importance de temps réflexifs, à tous les étages d’un établissement.
C’est bien beau de vouloir former des élèves à la coopération. Mais encore faut-il que leurs enseignants se trouvent dans des conditions professionnelles satisfaisantes pour un tel projet. C’est précisément là que se situe le rôle essentiel du chef d’établissement.
La confiance en soi est particulièrement centrale pour quiconque projette d’apprendre mais elle fait souvent défaut aux élèves en difficulté. En prenant conscience de ce qu’elle pouvait apprendre aux autres, Aicha a réussi à se former une nouvelle image d’elle-même.
Nous mettons cette fiche-outil en accès libre pour la durée des vacances de Noël. Bonne lecture ! Dans ma classe, j’ai envie que les élèves s’entraident, c’est-à-dire qu’ils aient davantage envie d’expliquer ce qu’ils ont compris que de mettre un classeur entre eux pour éviter que l’autre ne copie. La crainte première serait qu’ils se donnent les réponses et qu’au final ils n’apprennent plus, se reposant uniquement sur leurs camarades les plus avancés dans les apprentissages.
Un tableau sombre du système éducatif brésilien, aggravé encore par la pandémie et la politique d’austérité : un niveau d’éducation de plus en plus faible et une offre éducative de plus en plus inégalitaire.
Une journée d’hiver, des correspondantes (elles n’étaient que des femmes ce jour-là) académiques du CRAP-Cahiers pédagogiques se sont réunies à Paris pour une formation sur l’échange réciproque de savoirs, menée par Claire et Marc Héber-Suffrin.
Le colloque sur l’urgence écologique organisé par le CRAP-Cahiers pédagogiques en octobre dernier a donné lieu à de vifs échanges entre les participants. En présence, deux discours marquant une ligne de fracture nette : l’un affirmait que l’enseignant doit présenter aux élèves des outils de réflexion « non militants », l’autre présentait la question écologique comme radicalement politique et […]
Petit inventaire d’activités, ateliers, jeux, défis et rituels pour développer les compétences psychosociales et encourager la coopération dès le plus jeune âge.
Clothilde Jouzeau Kraeutler est professeure des écoles en maternelle. Elle est aussi militante au sein de l’ICEM-Pédagogie Freinet, tout comme Cédric Prévot, enseignant détaché dans l’enseignant supérieur, qui l’interroge sur le fonctionnement de sa classe. Dialogue différé entre deux enseignants.
Travailler des textes littéraires en groupe peut s’avérer fructueux à condition de concevoir un dispositif qui profite à tous et suscite des interactions entre élèves. Illustration avec la lecture des Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar, dans une classe de 1re générale.
Les élèves sont en général formés à la coopération au cours des temps scolaires, dans l’enceinte de l’établissement. Cette formation peut toutefois se dérouler dans un tout autre contexte. L’équipe du collège du Vigan a choisi de la mener dans le cadre de journées ou de séjours d’intégration.
De la coopération provoquée à la coopération spontanée. Une équipe pédagogique de 4e a choisi d’expérimenter une routine coopérative, commune à toutes les disciplines, pour amener les élèves à davantage d’autonomie et de prise de responsabilités.
Petite entrée en matière ludique pour tester son niveau en matière de coopération.
Des collégiens se forment à la coopération au rythme de la création d’une mini-entreprise : définition des valeurs, choix du produit, organisation des services jusqu’à l’assemblée générale au mois de mai, avec la mise sur le marché du produit.
Inscrire des élèves ou des étudiants dans une démarche de projet implique de les faire travailler en équipe. Il s’agit alors de les former et de les accompagner pour les amener à apprendre à plusieurs et les uns des d’autres. Un exemple avec des étudiants volontaires en classe préparatoire.
En pédagogie, les mots de la coopération sont nombreux : aide, tutorat, réciprocité, travail en groupe, en équipe, en atelier, etc. et chacun a un sens propre. Parvenir à les distinguer participe à une rigueur intellectuelle et aide à organiser la coopération avec des élèves.
Travailler les habiletés en classe n’est pas évident. Aussi, la mise en place de ministructures coopératives permet de pallier ce défi quotidien. D’un travail explicite sur les habiletés coopératives à des routines coopératives inclusives.
Une table d’appui permet à l’enseignant d’apporter de l’aide à un petit groupe d’élèves ayant un même besoin, pendant que les autres travaillent en autonomie. Dans le cadre d’un dispositif ULIS, elle permet de prendre en compte la diversité des élèves tout en initiant aux gestes coopératifs.
La formation des élèves à la coopération est possible par des séances spécifiques et au moment où des problèmes surgissent. Elle peut aussi s’appuyer sur des outils comme l’agenda, conçu pour aider les élèves à développer des habiletés coopératives.
Tout processus d’apprentissage passe par des émotions négatives et positives. Faire prendre conscience de ce mécanisme aux élèves les aide à dépasser les phases de découragement.
Messages clairs, intendance, tutorat : trois outils au service de la coopération auxquels les élèves doivent être formés avant de pouvoir se les approprier.