Les enseignants sont-ils (vraiment) des feignants ?

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Le profbashing, ou l’art de « taper sur les profs » sur les réseaux sociaux ou dans les médias est récurrent. Il est d’évidence très mal vécu par les enseignants, épuisés par près de deux années de pandémie. Est-il possible d’inverser la tendance et de montrer la réalité de la charge de travail de ce métier ? Premiers enseignements d’une thèse en sciences de l’éducation en cours.

Qui n’a jamais entendu dire que les profs sont des feignants ? Toujours en vacances, souvent absents, les enseignants travailleraient peu, non seulement dans l’année, mais aussi dans la semaine et dans la journée. Des conditions de travail qui, à priori, tiennent du privilège et leur confèrent « le plus beau métier du monde » (ou en tout cas le plus confortable) : ne semblent-elles pas tout bonnement exceptionnelles ?

Concernant les professeurs des écoles, si l’on en reste aux vingt-quatre heures d’enseignement par semaine prévues par leurs obligations de service et réparties parfois sur quatre jours seulement et seize semaines de congés annuels, comment s’étonner que l’image de la fainéantise leur colle à la peau ?

Au-delà de la feignantise, on a reproché après coup aux enseignants, quel que soit leur niveau d’enseignement cette fois, un abandon de poste pendant le confinement. Ainsi, le journal télévisé de France 2 du 9 juin 2020, dans un reportage de …

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