De l’aventure à la norme ?
L’exercice du métier d’enseignant, souvent seul dans sa classe avec ses élèves, ne prédispose pas au travail d’équipe. Et si, pour l’encourager, les responsables organisaient le travail de façon à rendre la coopération moins héroïque ?
La culture du management moderne vante le travail d’équipe et la coopération. Mais cette norme connait une fortune inégale. Dans certains secteurs, la coopération est inscrite dans l’organisation du travail. Le degré auquel elle s’impose à chacun est variable, selon la taille de l’entreprise et sa structure. C’est parfois la seule façon de travailler. Ou alors, le travail d’équipe est la norme dans certains secteurs, alors que d’autres y sont rebelles. De façon générale, les employés ont une marge d’autonomie dans la mise en œuvre des prescriptions. Autonomie discrète dont on ne fait pas étalage et qui demande aux salariés quelques précautions pour vivre tranquilles. On peut travailler seul en feignant la coopération. Ou ne pas coopérer ouvertement, sans provoquer. La réalité du travail d’équipe est diverse, même si c’est la nouvelle norme.