FORMER AU SEIN DE COMMUNAUTÉS DE PRATIQUES
Devenir professionnel, si l’on dépasse les simplismes sur les recettes à connaitre puis appliquer, est un engagement dans un métier, dans la maitrise de postures et de gestes. La formation pour adultes, ici pour des enseignants ou des étudiants, a tout à gagner à être pensée comme un apprentissage coopératif.
Tout formateur devrait se poser les deux questions suivantes : quel processus cognitif et social cherche-t-on à rendre possible chez chacun des participants à une formation ? Quel dispositif rendra possibles de tels processus ? Dans nombre de situations de formation, des enseignants notamment, les deux questions semblent évacuées : on se contente de reproduire de vieux dispositifs (un cours magistral fera bien l’affaire), ou de déplacer des techniques dont on croit qu’elles ont fait leurs preuves ailleurs (individualisation et tutorat, petits groupes, travaux dirigés, etc.).
Selon une lecture traditionnelle, devenir un bon professionnel relève d’un processus simple : d’abord, acquérir des connaissances, s’informer des bonnes théories ; ensuite, les appliquer sur le terrain. Si le formateur transmet les bons modèles cognitifs, l’enseignant développera les bons modèles opératifs