Réunir et faire interagir des élèves porteurs de troubles du neurodéveloppement relève parfois du défi. Pour ces élèves d’ULIS école, l’utilisation guidée du jeu sous différentes formes permet de contourner les obstacles du langage et de créer une réelle coopération.
Comment favoriser le tutorat entre pairs et permettre l’explicitation des méthodes de résolution d’exercices au lycée ? Une expérimentation de la modalité de la classe-puzzle durant l’année de formation, en l’adaptant aux séances d’exercices de physique-chimie en 2de.
Et si la réunion de rentrée n’était pas seulement le moment où l’enseignant présente son fonctionnement aux parents, mais celui où chacun découvre ce que les autres savent faire ?
Enseignante en sciences économiques et sociales, Céline Cael a développé et enrichi ses pratiques professionnelles grâce aux classes coopératives et au fonctionnement en collectif pédagogique. Elle défend aujourd’hui la force du terrain pour promouvoir et renforcer l’école émancipatrice.
Transformer un cours en simulation du Conseil de l’Union européenne, c’est l’occasion de se réapproprier ses institutions et d’apprendre à argumenter en coopérant. Quelques situations usuelles en classe de lycée.
À travers un club Europe et l’animation d’une webradio, des élèves de lycée découvrent l’Europe, l’engagement et la coopération.
Présentation d’un ambitieux projet partagé par des élèves de la maternelle au lycée en France, Espagne, République tchèque et jusqu’au Mexique, de l’hymne européen à la programmation avec eTwinning.
Relire et comparer les classiques de la littérature jeunesse européenne dans des cercles de lecture : l’occasion pour les futurs enseignants d’interroger la culture commune et renouer avec sa vivacité.
Vendredi 28 aout, plus de soixante-dix professionnels de l’éducation ont répondu à l’invitation lancée par Céline Cael et Laurent Reynaud, correspondants du CRAP-Cahiers pédagogiques en île-de-France, pour parler de la motivation des élèves. Côté enseignants, la motivation était bien présente !
Vous vous êtes lancés dans un projet regroupant plusieurs enseignants ? Vous vous demandez comment vous allez le porter sur le long terme ? Deux enseignantes et un enseignant du Val d’Oise, engagés tous les trois dans des projets collectifs, s’interrogent mutuellement sur ce qui les a motivés à faire ce pari du collectif et ce qui les pousse à poursuivre sur ce chemin semé d’embûches.
Les résultats de la nouvelle enquête PISA, menée en 2025 et publiée en septembre 2026, confirment un décrochage préoccupant des performances des élèves français. Mais ils disent aussi autre chose : notre école peine à faire apprendre ensemble des élèves différents, à accompagner leurs besoins singuliers et à les rendre autonomes.
L’hétérogénéité des élèves à l’école mérite-t-elle d’être strictement encadrée par l’institution et le travail enseignant recadré ? À Lyon, l’équipe pédagogique d’une école élémentaire en éducation prioritaire se bat, contre vents et marées, pour faire vivre un projet de classes à plusieurs cours.
Pour l’OCCE (Office central de la coopération à l’école), la baisse de la subvention des associations complémentaires de l’ecole par l’État traduit un choix de société dommageable au « pacte républicain ».
En contrepoint aux autres démarches présentées dans ce dossier, une proposition pour ne pas utiliser l’IA, sans pour autant nier son existence mais en puisant dans les ressources de la pédagogie pour limiter les effets potentiellement négatifs.
Faire vivre l’apprentissage d’une langue étrangère à travers des jeux coopératifs, des défis partagés : beau projet de cette enseignante, qui ne cache pas ce que cela demande comme travail de réflexion et de vigilance pédagogique.
Au sein d’un collège de l’académie de Montpellier, les élèves participent à des marchés de connaissances. La parole des élèves « passeurs » a pu être collectée, pour faire apparaitre les pédagogies qu’ils utilisent spontanément pour expliquer à des camarades ce qu’ils ont choisi de transmettre.
L’école publique luxembourgeoise Eis Schoul, dont la création et l’organisation multiprofessionnelle sont détaillées dans un autre article, développe une pédagogie mettant au cœur des préoccupations plusieurs droits fondamentaux des enfants : celui d’être respecté, de pouvoir s’exprimer et d’être écouté, de se déplacer et d’être accompagné pour progresser.
L’école Eis Schoul est un établissement public composé de classes pour des enfants de 3 à 12 ans. Une équipe multiprofessionnelle fait vivre un projet basé sur les principes d’inclusion et de plurilinguisme, et sur le respect des droits fondamentaux des enfants. Un élève sur cinq a des besoins particuliers : un défi pour les enseignants, qui s’appuient sur des valeurs communes et sur six piliers pédagogiques pour le relever.
Quel que soit le profil de ses étudiants, Patricia Legris, maitresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Rennes 2, conçoit ses enseignements comme une possibilité de les confronter au travail de l’historien en les faisant travailler différemment, de manière plus active et coopérative. En choisissant la pédagogie institutionnelle, elle accorde une grande place à l’acquisition en filigrane de compétences psychosociales.
Insatisfaite de ses verdicts, parfois abrupts, sur les copies de ses élèves, une enseignante de lettres a remis en question sa manière d’évaluer. Grâce à des parcours d’évaluation à la demande, d’autocorrection ou de tutorat, les élèves sont devenus acteurs de leurs progrès et de ceux de leurs camarades. Un exemple de pratique d’évaluation de la maitrise de la langue au quotidien, dans une classe de 6e d’un collège périurbain.
Organiser la coopération en classe, c’est l’ambition pédagogique commune de quatre enseignants expérimentant les pédagogies coopératives.
Dans le cadre d’un stage d’observation, une principale adjointe a passé une semaine en Argentine, au sein d’une école privée ayant adopté la pédagogie Montessori pour les tout-petits comme pour les lycéens. Elle partage ses observations, des réussites pédagogiques – classes multiâges, évaluation par compétences, organisation de rattrapages en fin d’année – aux défis à relever, d’ailleurs pas très différents des nôtres, à l’instar de la place à accorder aux écrans.
Le colloque du CRAP-Cahiers pédagogiques du 20 octobre 2025 a permis d’explorer les chemins possibles pour « Inventer l’école de demain ». Quatre thèmes – coopération, émancipation, écologie et intelligence artificielle générative – ont structuré les débats au sein d’ateliers thématiques. Endossant le rôle de « grand témoin », Sylvain Connac synthétise ces travaux, sans omettre les points de […]
« Imaginer ensemble l’école de demain pour se réapproprier cette promesse d’avenir. » La phrase résonne dans le bar commun à Paris plein à craquer. Ce samedi 6 septembre, cinq jours après la rentrée, une centaine de personnes se sont rassemblées à l’occasion de la sortie du livre Et si on imaginait l’école de demain ?, docu-fiction sur l’école de 2042 coécrit par Céline Cael et Laurent Reynaud. Les auteurs questionnent Sylvain Connac, chercheur en sciences de l’éducation.
Une classe de 6e est inscrite à un concours de poésie. Les idées vont bon train, le thème et les premiers mots sont posés. Reste à les faire vivre pour arriver à une forme poétique.
Les mots sont trouvés, les figures de style apparaissent et le personnage voyage. La poésie s’écrit sous nos yeux.
Un professeur de français inscrit un jour ses élèves de collège à un concours d’écriture et de mise en voix. Pas simple, quand on a dans cette classe des élèves allophones ou d’autres persuadés qu’ils n’ont rien à dire. Pourtant, vous allez suivre le travail en train de se faire sous vos yeux jusqu’au poème final. Un joyeux foisonnement créatif : laissez le charme agir !
Une équipe de chercheurs et d’enseignants s’est engagée dans une recherche conjointe autour de la pratique de la classe puzzle. Le collectif a pensé la recherche, les pratiques, leur analyse, et rédigé ce texte qui présente son travail et ses résultats qui peuvent, en partie, surprendre, mais les effets à long terme ne sont pas mesurés.
Pour tenter d’agir face à des difficultés relationnelles, toute l’équipe d’une école élémentaire s’est engagée dans une aventure très spéciale : celle de créer des classes uniques en contexte urbain. Outre l’originalité de cette organisation, qui innerve jusqu’à la cantine, on touche ici le développement de compétences sociales.
Le regard d’un chercheur sur les notions qui sous-tendent les pratiques coopératives. Des repères utiles.
La coopération, c’est aussi une alternance de temps collectifs et de temps de travail individualisés avec aide, entraide et tutorat. Ces deux temps se différencient, visant l’un et l’autre des objectifs d’apprentissage qui leur sont propres mais également complémentaires.
Le conseil d’élèves, ou quel que soit le nom qu’on lui donne est un dispositif coopératif par excellence. Suivez le guide !
Comparer le recours à un dispositif coopératif dans deux classes du même collège amène à s’interroger sur les conditions qui permettent aux élèves de s’approprier ces dispositifs. Composition de la classe, habitudes coopératives, pratiques concertées entre enseignants ou non. Quels facteurs jouent sur l’acquisition des habitudes coopératives ?
Deux praticiennes de la coopération dialoguent pour accéder à la complexité pédagogique que génère l’organisation de la coopération en classe. Une friction qui fait jaillir les étincelles des dilemmes professionnels. Céline Cael est enseignante de SES au lycée Jacques-Feyder (Seine-Saint-Denis), Cécile Morzadec est enseignante d’espagnol au lycée Louis-Armand (Val d’Oise).
Voici le témoignage d’une professeure de mathématiques en collège qui organise des séances de travail personnalisé avec ses élèves.
Au collège Clisthène, l’équipe pédagogique mélange les élèves d’âges différents dans des groupes de tutorat et des groupes d’appartenance, composés avec minutie, avec des attentes explicites et différenciées. Depuis plus de vingt ans, elle y observe un climat propice à l’entraide, des situations de transmission et d’apprentissage fructueuses.
Organiser la classe, aussi bien spatialement que pédagogiquement, pour que chaque élève y trouve sa place et coopère : un mode d’emploi réflexif.
Professeure de lettres dans un collège de Rezé, tout près de Nantes, Aurélie Guillaume a ancré son enseignement dans une approche coopérative. Elle partage ses questionnements et ses idées au sein de collectifs, lesquels, en retour, nourrissent ses pratiques.
Pour répondre aux exigences d’un enseignement en contexte hétérogène, les aménagements se développent, y compris au collège. Une enseignante de lettres décrit les trois axes de flexibilité qu’elle a mis en place auprès de ses élèves.
Les voies de la remobilisation sont multiples… Une enseignante d’anglais en essaie plusieurs qui, bien conjuguées, produisent de beaux effets.
Les travaux de groupe peuvent être vécus par les élèves comme des moments d’agréable détente, ce qui ne comble pas les attentes de l’enseignant. Quelles conditions mettre en place pour passer de ce vécu à un accès réel aux apprentissages ? Réponses de Sophie Rousseau-Gruisson et Stanislas Briere, membres de l’équipe enseignante du collège Joséphine-Baker du Mans.
Laurent Reynaud, professeur de SVT, livre ici ses réflexions sur la classe puzzle comme moyen de remobilisation des élèves, et prend position sur la place de la coopération à l’école.
Formatrice à l’Inspé de Nantes, docteure en sciences de l’éducation et de la formation, Claire Burdin a fait de l’analyse des situations de travail un axe central de sa vie professionnelle.
Lorsque des élèves quittent l’école primaire pour entrer au collège, de nombreuses habitudes changent, notamment le nombre bien plus important de camarades et de professeurs. Pour aider à estomper les peurs, l’équipe d’un collège a tenté un nouveau dispositif coopératif : le parrainage entre élèves.
Faire travailler les élèves à plusieurs, à quoi cela sert-il, et comment est-ce que cela s’organise ? En groupe, en atelier, en équipe : selon les objectifs et les apprentissages visés, on ne choisira pas les mêmes modalités de travail pour faire coopérer les élèves.
Pour quelles raisons les élèves choisissent-ils plutôt de se faire aider par une IA que par un ou une camarade pour leur travail, en classe ou à la maison ? Et qu’est-ce que l’entraide leur apporterait de plus ? Réflexions d’un enseignant en classe coopérative sur les mérites respectifs de ces deux formes d’intelligence, qui penchent plutôt du côté de la coopération, de ce qu’il appelle l’intelligence coopérative.
Le point sur les contradictions d’un système éducatif, entre coopération et individualisme, harmonie sociale et concurrence, qui résonne avec des enjeux du système éducatif français.
Il y a la cerise sur le gâteau, et le chamallow sur les spaghettis. Ça peut parait anecdotique, ou farfelu, mais c’est pourtant une porte d’entrée dans la coopération en classe, pour peu que l’on soit au clair avec les objectifs de cette pratique.
La rentrée approche, et avec elle l’envie de changer ou de revoir ses cours. Et si faire coopérer davantage les élèves leur permettait de mieux apprendre ?
Comment les enseignants peuvent-ils apporter leur pierre à l’édifice qui permettra de surmonter la crise démocratique que nous connaissons, mise en vive lumière par la période électorale que nous venons de traverser ? Quels objectifs et quelles pratiques ou dispositifs pédagogiques pour y arriver ? Deux enseignants de lycée en Seine-Saint-Denis nous livrent leurs réflexions et propositions.