Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
L’enseignement de l’éducation musicale est maintenant lié à l’utilisation des outils numériques : ils permettent une optimisation sans égal de la mise en évidence du phénomène sonore. Grâce à une prise en main des outils numériques par les élèves souvent intuitive, la démonstration, simplifiée, est rendue plus évidente. Exemple de séquence.
Le contexte : une classe de 6e d’un collège populaire parisien, vingt-cinq élèves, une salle de classe banale équipée d’un TNI (tableau numérique interactif), une professeure remplaçante dont le remplacement touche à sa fin. Nous sommes en décembre, et pour ces séances de l’après-midi, la classe est souvent agitée et peu réceptive. Le numérique peut-il venir au secours des apprentissages ?
L’accompagnement personnalisé mis à profit pour aider les élèves à maîtriser un logiciel de mise en page tout en mettant en valeur leurs recherches documentaires sur Internet.
Chaque année, cinquante classes de collège du département du Rhône participent à une classe culturelle numérique, autour du son, de l’image, de l’écriture, du théâtre, du patrimoine local. Une interface est utilisée, laclasse.com, centrée sur la collaboration élève-enseignant ou classe-extérieur. En musique, le projet avec Lionel Marchetti est né en 2002. Un projet novateur et ambitieux : se servir des outils numériques pour créer collaborativement (entre un compositeur et des classes) de la musique.
Découverte et appropriation de l’univers des professeurs twitters d’éducation musicale par une inspectrice de l’Éducation nationale à travers l’exemple d’un PEAC (parcours d’éducation artistique et culturelle) inversé.
Le dispositif TRAAM (travaux académiques mutualisés) a permis à une équipe d’enseignants d’éducation musicale de l’académie d’Amiens de travailler sur la possibilité d’inclure des éléments sonores extramusicaux collectés par les élèves hors contexte classe à un projet musical original : l’utilisation de matériaux non conformes à la tradition nuit-elle à l’essence même de l’œuvre ?
Musique, arts plastiques, numérique, interactivité, projet, etc. Et pour finir, un film, ou plutôt un objet sonore et visuel créé par les élèves.
Des photos pour faire connaitre les droits de l’enfant, voilà le principe de ce projet réunissant deux cantons suisses. Les élèves illustrent en photo l’un de ces droits puis leurs photos s’insèrent dans une fresque collective, réalisée devant les bâtiments de l’ONU à Genève.
Plutôt que d’utiliser des images des exemples du manuel, on peut avoir recours aux ressources locales pour un travail autour de l’art roman et l’art gothique. Les élèves construisent alors le contenu du cours à partir des monuments à proximité de chez eux.
Utiliser un mur collaboratif en ligne peut se révéler bien utile pour l’histoire des arts : plus de liste ou de textes perdus par les élèves, l’interdisciplinarité mise en évidence, l’harmonisation entre enseignants facilitée.
Avec la numérisation, l’ensemble des savoirs est désormais accessible par simples clics de souris. Les visites des musées ou de centres d’art peuvent s’enrichir, en mettant à disposition des visiteurs du musée physique des informations complémentaires via leur smartphone ou leur tablette. Avec différents outils numériques, les logiciels ou applications, les manipulations deviennent possibles autour des œuvres. Désormais, le numérique nous apporte de nouvelles possibilités pour l’éducation artistique et culturelle. Dans quelle mesure le numérique nous permet-il de développer une pédagogie enrichie ou augmentée dans le domaine des arts à l’école ?
Observation de deux enseignants de cycle 3 de Lyon qui utilisent dans leur classe un ordinateur et un tableau numérique interactif dans leurs séquences d’enseignement artistique, mais aussi s’emparent régulièrement, avec leurs élèves, de la salle informatique de l’école pour créer des productions visuelles ou sonores.
Qui n’a jamais envoyé ses élèves voir une représentation théâtrale sans l’avoir préparé en amont ? Qui n’a jamais décidé d’attendre le bon chapitre pour intégrer une analyse de film ou de spectacle dont les élèves ne se souviennent finalement plus des mois après ?
Comment la création musicale numérique peut-elle participer à l’appropriation d’une œuvre électroacoustique et à la découverte d’un langage musical ? Comment le numérique sert-il d’interface entre la perception et la production ?
L’objectif est de produire de la musique avec des sons enregistrés dans le collège, sur les pas du compositeur Steve Reich. Mais cela ne va pas sans questions du côté des élèves : Que faire des insultes, des cris? Et peut-on utiliser des enregistrements faits en cours? L’occasion aussi pour les élèves de se révéler différemment.
Deux manifestations traitant de la place du numérique dans l’enseignement des arts ont eu lieu à Paris en mai 2015. Compte rendu de ces temps de rencontre entre enseignants et institutions culturelles.
Questions sur l’utilisation du numérique et exemple de séquence d’une professeure d’éducation musicale en collège.
Le numérique peut être utilisé par les élèves pour produire de la musique. En utilisant une multiplicité d’applications et de réseaux sociaux, voici comment ils sont amenés à s’autoévaluer, rencontrer des professionnels et trouver leur public.
Relire 45 ans de Cahiers pédagogiques autour de la relation École-Famille, c’est d’abord se plonger dans l’évolution du système éducatif français pour ce qui concerne le premier et le second degrés. C’est ensuite mesurer l’importance accordée à cette relation dans la réflexion pédagogique dans la durée. C’est enfin se donner l’occasion d’esquisser les éléments d’une […]
On ne pourra sans doute pas améliorer réellement les relations entre l’école et les familles en multipliant simplement, parfois désespérément, incantations et initiatives ponctuelles qui disparaissent rapidement avec leurs porteurs. Il faut des changements plus profonds.
Banalités : « Ouvrir l’école sur la vie », « Partir du vécu des enfants », « Liaison lycées-entreprises », etc. Les mots et expressions ne manquent pas qui, régulièrement, viennent rappeler que l’école est un lieu séparé. Si l’école n’était pas une maison fermée, pourquoi invoquerait-on avec une telle insistance la nécessité de l’ouvrir ?
Depuis le milieu des années 80, on a vu se développer de la part des politiques publiques une curieuse attitude vis-à-vis des familles, marquée par le soupçon, la mise en accusation et, en même temps, le désir d’assister, de soutenir des parents présentés tour à tour comme déboussolés ou démissionnaires. Comment sortir de ces représentations figées ?
Malgré les discours convenus sur le nécessaire « rapprochement avec les parents », sommes-nous réellement entrés dans une culture du dialogue égalitaire avec les familles ? Pas sûr, nous dit J.-P Payet dans un texte qui sans nul doute provoquera des réactions, ce qui nous semble être une de ses vertus. Caricature de situations en fait bien plus complexes ou description amère, mais réaliste, de pratiques plus que contestables ? Le débat est ouvert et placé avant tout sous le signe des valeurs…
Les enseignants montrent une étrange réticence à expliquer leurs pratiques aux parents, pourtant partenaires de bonne volonté en maintes occasions. Michel Develay propose une lecture psychanalytique de cette situation et explore les relations complexes des enseignants à leur métier.
Savoir entretenir des relations avec les familles, cela s’apprend aussi. Philippe Aubry, dans ce texte de 1995, nous propose des jalons pour mettre en place de telles formations.
En institut thérapeutique, plus encore sans doute qu’en milieu ordinaire, les professionnels semblent démunis face à la problématique du lien avec les familles. Suppléer aux familles défaillantes ou créer du lien avec le contexte où vit l’enfant ? Les pratiques quotidiennes sont souvent bien hésitantes.
Les ruptures scolaires de certains collégiens sont-elles à imputer à des déficiences familiales ? C’est ce que suppose la mise en place annoncée des « contrats de responsabilité parentale ». Pénaliser les familles, une façon tellement commode de ne pas analyser les causes sociales et scolaires de l’échec !
La rencontre entre les parents, leur enfant et les enseignants met en jeu des tensions fortes autour du rapport à la loi, à la règle, à la norme sociale et scolaire. Le sentiment de faute, la peur ou la colère ne sont jamais bien loin… Il faut pourtant faire de ces rencontres un moyen de faire progresser les élèves.
Nous présentons ici des extraits d’un article de 1986, où un responsable de la Confédération Syndicale du Cadre de Vie, association qui s’engage dans la relation entre l’école et la société, présentait son action.
Dans ce bref, mais vigoureux texte extrait du dossier « La lutte contre l’exclusion » de 1994, l’auteure nous rappelle des principes essentiels pour que l’école soit vraiment démocratique.
Le témoignage d’une animatrice ZEP, chargée de mettre en place une instance de médiation pour améliorer, dans le cadre du projet de zone, le fonctionnement du triangle enfant-parents-enseignants.
La famille et l’école ont chacune leur vision des moyens nécessaires pour assurer le fonctionnement d’une bonne coéducation. Leurs stratégies ne sont pas toujours concordantes : on rencontre donc des conflits de pouvoir et de relation, chaque partie cherchant à influencer la situation donnée en faveur de la solution qui a sa préférence.
Le CRESAS travaille depuis de nombreuses années à trouver les moyens de réduire la distance qui sépare les parents de milieux populaires de l’école. Cela exige la mise en œuvre de certains principes qui vont sous-tendre des actions patientes mais décidées.
Au départ, un constat : dans cette école maternelle de la ZEP des Mureaux, les parents, et principalement les mamans, sont physiquement présents à l’école aux heures d’entrée et de sortie mais cette présence physique n’équivaut ni à une rencontre, ni à l’établissement d’un dialogue. Si, pour certains, ce constat peut rester en l’état, pour d’autres ; il est une des sources de l’échec scolaire, d’où l’essai de nouvelles stratégies, d’innovations comme celle des « femmes relais ».
Quelle vigueur dans ce texte sur les conseils de classe, écrit en juin 1981 ! Depuis 35 ans, cela a-t-il vraiment changé ?
Patrick Boumard avait publié Un conseil de classe très ordinaire (Stock) en 1978, à partir du récit d’un conseil de classe de terminale, où il était professeur de philosophie. Ce livre avait eu un profond retentissement chez les enseignants et les parents. En 1986, il écrivait le texte qui suit, du point de vue du parent cette fois.
Témoignage, en 1986, d’une mère d’élève : les incompréhensions ne naissent-elles pas de ce type de pratiques ?
Un père d’élève raconte comment il est devenu délégué pour comprendre l’institution scolaire, tellement opaque, et partager ce savoir avec les autres parents. L’entretien commencé en sa seule présence, s’est achevé avec toute la famille : on ne parle pas, ici, de l’école sans que chacun s’implique et se sente concerné !
Considérer les parents comme des interlocuteurs à part entière, à égalité de statut avec les enseignants, suppose que les informations qu’on leur donne sur le travail de leurs enfants soient l’objet d’une véritable communication. Il y va de la place de l’école dans la cité et d’une démarche éducative lisible et concertée. Tout un programme pour que le savoir ne soit plus ce qui distingue mais ce qui unit.
En Segpa, les élèves et leurs parents se sentent en échec, ayant dû renoncer à des projets scolaires plus valorisants. Pourtant, une politique de dialogue volontariste, menée collectivement, peut les rassurer et les convaincre de ne pas renoncer.
Quelques réflexions sur cette vieille lune toujours éclairante : la place des parents dans les écoles (nouvelles ou pas). Une équipe d’école qui veut vraiment aller vers la coéducation doit savoir agir sur le long terme et se former, car la tâche est complexe.
Une réflexion nuancée sur la parfois délicate cohabitation au sein de l’école entre les enseignants et les parents. Bien des approches sont possibles comme le propose l’auteur.
Un témoignage, paru à l’origine dans la rubrique Et chez toi ça va ?
Être présent sans faire à la place, aider sans se laisser piéger, travailler sur les difficultés sans oublier ce qui valorise… Le rôle du parent est un exercice d’équilibre !
Avec les devoirs, l’école pénètre chaque jour au domicile des familles. Pour les familles populaires les plus éloignées de l’univers scolaire, les devoirs sont un des points de cristallisation de leurs relations problématiques avec l’école.
L’école laïque, obligatoire et gratuite, en partie construite « contre » les familles, a par la suite acquis une légitimité incontestée. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Comment rétablir la nécessaire confiance entre parents et enseignants ? Une professeure des écoles dit sa perplexité et suggère des pistes.
Aider les élèves à s’approprier des méthodes de travail pour pouvoir répondre de manière autonome aux demandes de l’institution, explicites et implicites ; décoder, avec eux, le sens de ce qui leur est demandé ; et amener les familles, en clarifiant les attentes de l’école, à prendre conscience que leur implication est un facteur important de la réussite de leurs enfants. Un beau programme mis en œuvre par toute une équipe.
Des jeux sérieux à partir de romans policiers : une autre entrée dans la littérature et une démarche active pour lire, écrire, argumenter. Après Le Mystère de la chambre jaune, l’Atelier Canopé 75-Paris propose de nouveau aux classes du CM1 jusqu’à la 5e (y compris SEGPA) de mener l’enquête en résolvant le mystère du Parfum de la dame en noir.
Les lycéens deviennent auteurs, récrivent les œuvres à leur façon, et les auteurs se mettent à commenter les textes en ligne des élèves.
Les compétences de lecture ne sauraient se concevoir sans celles de la sociabilité. Aussi le réseau social dans ses formes numériques joue-t-il un rôle essentiel, en particulier dans la construction de l’image de soi lecteur.