Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une réponse à la question : « Les pédagogies novatrices sont-elles élitaires ? » Question qui renvoie à nombre de discours circulant dans les médias, dans les formations, voire dans certains champs scientifiques, étayant cette idée principalement à l’aide de deux arguments, assez opposés en réalité : d’une part, ces pédagogies rabaisseraient les exigences ; d’autre part, leur complexité défavoriserait les élèves plus faibles.
Enseigner en lycée auprès d’élèves de milieux populaires, ce n’est pas un long fleuve tranquille : dépense d’énergie, vigilance, conflits, mais aussi inventivité et confiance jalonnent la route où, si on arrive à rassurer autant qu’à exiger, on rencontre la réussite.
Enseigner le français pour donner aux jeunes des milieux populaires, enfants des dominés, les moyens de conquérir leur part de pouvoir et leur place dans une société toujours aussi inégalitaire.
La pauvreté n’est pas qu’une question d’argent, c’est aussi une question culturelle, qui s’accompagne trop souvent du sentiment de se sentir «différent», d’être sans cesse jugé, et d’en souffrir.
Pour quelles raisons les enfants des classes populaires, qui ne sont pas moins intelligents que les autres, se retrouvent-ils si souvent en difficulté scolaire ? Croisant recherche et expérience, l’auteure analyse la construction de la difficulté scolaire et du décrochage chez certains jeunes qui s’éloignent peu à peu de l’école, ou que l’école éloigne d’elle.
Ce n’est pas être « en difficulté » que d’avoir besoin d’un enseignement particulier pour comprendre la langue orale de l’école. Un besoin non pris en compte pour des enfants qui ne parviennent pas à apprendre la langue, tant cet apprentissage complexe reste implicite à l’école.
Dans ce dossier centré sur l’école, il ne faut pas oublier l’importance de la dimension territoriale. En matière de numérique, elle aide à comprendre comment se tissent les usages des adolescents et les conduites des parents. C’est aussi par le territoire que peut passer la réduction des inégalités, si la volonté politique s’y emploie.
Célébrer ses origines, mieux les connaître, en être fier, un projet qui permet de lier étroitement la vie et l’école, la famille et les apprentissages, sans enfermement dans le passé.
Après avoir été Directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education nationale, Jean-Paul Delahaye s’est vu confier par la ministre une mission sur « grande pauvreté et réussite scolaire ». Il fait le point sur ses travaux avec nous.
Les études de mobilité montrent que la classe ouvrière est reproduite largement à partir d’elle-même (70 % environ des fils d’ouvriers sont ouvriers), de la classe paysanne et de la petite bourgeoisie ; les classes moyennes à partir d’elles-mêmes et, assez largement, des classes supérieures et ouvrières ; les classes supérieures à partir d’elles-mêmes et des classes moyennes. Si l’on impute non pas à des qualités psychologiques des individus (les aptitudes, les motivations, les désirs), mais à des déterminations structurelles (l’organisation de la production économique, les fonctions du système d’enseignement) la sélection qu’opère l’école, on voit que la question de la démocratisation doit être retraduite en ces termes : par quels moyens l’école joue-t-elle son rôle de conservation sociale ? De nombreuses recherches ont mis en évidence que, à leur arrivée à l’école primaire, les enfants se différenciaient déjà fortement selon leur classe d’origine. Basil Bernstein a pu montrer qu’en Angleterre (mais ces résultats sont surement généralisables), il existe de grandes différences dans l’apprentissage de la langue entre les enfants des classes populaires et ceux des classes moyennes. Non seulement les conditions de l’apprentissage de la langue sont, selon Bernstein, différentes, mais la forme même de la langue apprise : celle des enfants de classe moyenne leur permet de se différencier du groupe, de prendre conscience de leur propre individualité, d’exprimer des nuances et facilite l’usage de l’abstraction. Comment s’étonner dès lors de leur meilleure adaptation ultérieure à l’école, si l’on reconnait là justement les caractéristiques de la langue de l’école et des instituteurs, membres eux aussi des classes moyennes ? L’élève de classe populaire dont la langue est syntaxiquement plus simple, et qui n’explique pas verbalement les nuances et l’intentionnalité dans les relations à autrui, doit, pour s’adapter, acquérir péniblement le code qui permet de répondre aux demandes de l’école et, en quelque sorte, de réussir une véritable acculturation. Bien loin de n’agir que dans les premières années de scolarisation, cet effet d’héritage culturel joue encore un rôle important, même dans l’enseignement supérieur. Les travaux effectués par le Centre de sociologie européenne ont mis en évidence l’importance des savoirs et des dispositions à l’égard du savoir qui, tout en n’étant jamais explicitement transmis par l’école, jouent un rôle déterminant dans la réussite scolaire. Parmi les conclusions les plus importantes de ces recherches, on peut retenir : 1. La réussite scolaire des élèves dépend fortement de la familiarité avec la culture, familiarité qui n’est produite, dans l’état actuel de l’enseignement, que par l’application diffuse dans les familles cultivées. Cette relation est démontrée en particulier par le fait que le niveau de diplôme du père (ou de la mère) est plus fortement lié statistiquement à la réussite scolaire que, par exemple, le niveau socioéconomique. 2. Cette relation entre réussite scolaire et niveau culturel dépend en grande partie du caractère explicite de l’enseignement. Les techniques et méthodes de travail ne sont pas systématiquement enseignées à l’école, ce qui désavantage les élèves des classes populaires qui ne les possèdent pas naturellement (c’est-à-dire par le seul fait de la familiarité avec la culture scolaire) comme les élèves des classes supérieures. 3. L’analyse des critères implicites du jugement des enseignants (par exemple aux examens) montre l’importance de ceux qui réalisent les valeurs des classes supérieures (distanciations, désintéressement, brillant et habileté d’expression). D’une manière générale, l’école dévalorise ce qui est proprement scolaire (d’où la fréquence d’annotations dépréciatives reprochant à un travail d’être scolaire), et valorise ce qui ne peut être acquis au cours d’un apprentissage extrascolaire, c’est-à-dire, d’abord dans la famille : ce sont donc les élèves originaires des familles non cultivées (donc des classes populaires) qui sont condamnés à être scolaires et dépréciés par l’institution. Ces analyses permettent de comprendre le rôle que joue l’école dans la reproduction de la structure sociale. En affirmant l’égalité (formelle) de chaque élève devant l’enseignement qui lui est offert, en sélectionnant préférentiellement par examens et concours, l’école fonde l’idéologie qui la justifie, et, traitant de manière égale des individus inégaux vis-à-vis d’elle, accomplit son rôle de différenciation sociale. Ainsi elle ne justifie jamais mieux la structure de la classe que quand elle ne semble poursuivre que ses propres fins (la sélection des meilleurs selon ses propres critères), transformant ainsi des différences sociales en différences scolaires. En ce sens, l’inadaptation apparente de l’école au monde moderne (programmes démodés, etc.) est plus fonctionnelle qu’il n’y parait : elle contribue à fonder l’illusion de l’autonomie de l’école et de l’action de ses agents. La diffusion parmi les enseignants du secondaire et, surtout du supérieur, de l’idéologie du don, qui interprète en termes d’aptitudes innées, et subsidiairement, de mérite individuel, et différences de réussite scolaire, montre que ce rôle de conservation sociale reste très souvent dissimulé aux agents mêmes de l’institution, ce qui s’explique partiellement par les critères selon lesquels les enseignants eux-mêmes ont été sélectionnés. Nous voudrions, à titre de conclusion, mettre le lecteur en garde contre certaines lectures fautives, mais fréquentes, des travaux de sociologie de l’éducation dont nous avons rendu compte. En premier lieu, on ne saurait imputer à la volonté des agents de l’institution scolaire, et, d’abord, des enseignants, le rôle de conservation sociale de l’école. Comme les agents des autres institutions sociales, les enseignants ne sont pas, le plus souvent, en situation de percevoir immédiatement toutes les fonctions de l’institution qu’ils servent. En second lieu, la mise en évidence de la fonction de conservation sociale remplie par l’école ne signifie pas que celle-ci conserve et reproduise à elle seule, en toutes circonstances, la structure de classe : l’affectation des travailleurs aux différents emplois ne dépend pas exclusivement de l’institution scolaire, puisqu’un nombre considérable de cadres moyens et supérieurs ne possède pas les diplômes qui correspondent formellement à leur emploi. L’école n’est pas non plus le seul agent d’inculcation idéologique ; la famille et, dans une mesure variable les églises, les partis politiques, les relations de travail jouent également un rôle important.
Les tests PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) organisés par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) ont contribué à la renommée de l’éducation finlandaise, que certains qualifient de « miracle éducatif ». Cependant, les flux d’immigration et l’accueil de refugiés, croissants au cours des dernières décennies, ont suscité des problématiques nouvelles et des débats dans la société finlandaise. Le taux de chômage massif parmi les immigrants et les inégalités de réussite scolaire touchant leurs enfants ont justifié des réformes qui interrogent et redessinent le modèle d’éducation multiculturel finlandais.
À une époque saturée par les informations (vraies ou fausses) et par des études scientifiques qui n’en ont parfois que le nom, il est urgent d’armer chaque futur citoyen et citoyenne d’un esprit critique affuté. Le groupe de travail Développer l’esprit critique du Conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN) a le souci d’outiller les enseignants pour éduquer à l’esprit critique et vient de publier un rapport intitulé « Éduquer à l’esprit critique : bases théoriques et indications pratiques pour l’enseignement et la formation ». Entretien avec Elena Pasquinelli, philosophe des sciences, coresponsable du rapport avec Gérald Bronner.
PRÉSENCE. Une réunion de militants de l’éducation nouvelle en présentiel, ça n’est plus si courant ! Le collectif Convergence(s) pour l’éducation nouvelle organisait les 26 et 27 mars une biennale régionale à Nantes. L’occasion d’apprendre à mieux se connaitre et de promouvoir les valeurs communes, de préférence en plein air !
Un exemple d’atelier basé sur l’expression artistique et la créativité en institution spécialisée : il est possible d’influer sur la motivation, la mémorisation et la flexibilité mentale de jeunes déficients visuels pour favoriser l’inclusion.
La Nouvelle-Zélande s’est engagée depuis deux décennies dans un projet de réforme ambitieux pour la reconnaissance de la différence culturelle et linguistique comme ressources pour l’éducation. Les élèves allophones en sont les premiers bénéficiaires.
Pour Rozenn Merrien, présidente de l’Andev (Association nationale des directeurs et des cadres de l’éducation des villes et des collectivités territoriales), le projet de loi confortant le respect des principes de la République et de lutte contre le séparatisme ne fait qu’exacerber les tensions et les amalgames, au détriment des élèves des territoires particulièrement visés.
Mars 1955 Le 12, Charlie Parker, surnommé « Bird », s’est éteint. Écoutez « Ornithology », le standard qu’il composa avec Benny Harris dans la version de 1946 puis dans la reprise en scat d’Ella Fitzgerald dans « How high the moon » (Ella in Berlin, 1960). Certes, c’est un peu tiré par les plumes, mais comment échapper au rapprochement avec les chants d’oiseaux que l’on entend en arrière-plan du dossier que vous avez entre les mains ? Le 15, les Cahiers pédagogiques publient le troisième dossier, depuis leur création, consacré à l’étude du milieu. C’est dire l’importance de ce thème pour les fondateurs des classes nouvelles et de la revue. Le dossier s’ouvre sur un florilège de textes de référence, de Michel Montaigne (1580) à Henri Lefebvre (1947), en passant par François Fénelon, Jean-Jacques Rousseau, Hippolyte Taine, Paul Vidal de La Blache, etc. On y lit la défense de l’étude du milieu dans la science, la littérature, les apprentissages. Ainsi ce précepte de Rousseau : « En général, ne substituez jamais le signe à la chose que quand il vous est impossible de la montrer ; car le signe absorbe l’attention de l’enfant et lui fait oublier la chose représentée. » (Émile ou De l’éducation, livre II). Nous reprenons ici de larges extraits d’un article d’Alfred Weiler, l’un des promoteurs de l’éducation nouvelle et des classes nouvelles à la Libération. Certes, l’étude du milieu n’était pas l’école dehors, mais le lecteur d’aujourd’hui retrouvera bien des idées et des arguments défendus dans le dossier de ce numéro. Le contexte a changé, bien sûr, l’entrée des auteurs de 1955 par la dimension sociale du milieu a fait place à une entrée par la dimension environnementale, mais la volonté de les faire converger est partagée. Yannick Méve
En privilégiant l’économie, les choix politiques de ces dernières décennies ont creusé les inégalités. Avec des institutions qui ne jouent plus leur rôle social, nombreuses sont les familles laissées pour compte, avec des pères au chômage, dont la parole est disqualifiée et la fonction symbolique difficilement assurée. Comment les enfants pourraient-ils ne pas éprouver de ressentiment face à un système injuste qui ne leur laisse guère d’espoir d’avenir ? Comment reconstruire un récit commun ?
Nihal, 8 ans, en ULIS (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) durant une séance d’arts plastiques : Nihal : « Maitre ! Maitre ! Maitre !! Maitre !!! Le maitre : — Oooouuuiiiii, Nihal ? Nihal : — Maitre ! T’as pas de cheveux mais t’es un beau gosse, maitre ! Le maitre : — Euh… […]
Éduquer à s’alimenter, et après ? Laisser chacun choisir, comme en France, ou imposer des repas équilibrés, comme en Corée du Sud ? Deux pays, deux philosophies.
Dans les écoles classées REP (réseau d’éducation prioritaire) d’Angers, des ateliers périscolaires sur l’alimentation bousculent les idées reçues des élèves tout en offrant des moments d’échanges interculturels.
Lorsque des collégiens du dispositif UPE2A (unité pédagogique pour élèves allophones arrivants) partent en classe de découverte, l’un des enjeux, au-delà du sport, de l’échange et du vivre ensemble, est de leur faire retrouver des racines autour de leur plat préféré. Récit de cette expérience renouvelée durant plusieurs années.
Manger différemment est un droit, mais ce n’est pas si simple quand on ne rentre pas dans les bonnes cases. En témoigne le parcours de Maxime, vu par un ami qui lui veut du bien.
Quel enseignant d’histoire, mais aussi quel citoyen peut-il se dispenser, lorsqu’il veut en savoir plus sur l’histoire de la Shoah, de se référer à Annette Wieviorka, historienne, auteure de nombreux ouvrages, comme Auschwitz expliquée à ma fille ? Mais c’est l’occasion de la publication de Mes années chinoises (Stock, 2021) qui nous a donné l’envie de […]
Jean-Michel Blanquer se rêvait amiral. Trois étoiles, et bientôt quatre. Il avait un discours sur tout, il tranchait sur tout, il ordonnait tout, il maitrisait tous les paramètres, depuis la météo jusqu’à la disposition des bâtiments. Il n’écoutait rien, ne débattait rien. Il lui suffisait de claquer des doigts et les personnels placés sous son […]
Chef d’orchestre, arrangeuse, compositrice, à 27 ans, Uèle Lamore est tout cela à la fois. S’entretenir avec elle à propos de l’école, des métiers genrés et du multiculturalisme vous remet les idées en place et rend beaucoup plus optimiste ! Parlez-nous de votre parcours. Est-ce que l’école a joué un rôle dans votre choix professionnel […]
INNOVATION. Revaloriser, motiver à se former, à contribuer à des collectifs, etc., les objectifs de l’évaluation des professeurs, au cœur de la plus grande ville chinoise, sont multiples, mais ils sont surtout associés au développement professionnel et à l’amélioration de l’offre scolaire. En Chine, la ville-province de Shanghai est, de longue date, pionnière dans l’expérimentation […]
Les réactions que suscite la mise en place d’un menu végétarien hebdomadaire dans les cantines montrent que les enjeux idéologiques et économiques restent puissants, mais le menu veggie progresse et les lignes bougent.
Hormis les menus, on ne sait rien sur les repas servis à la cantine. Sauf à devenir représentante des parents d’élèves et à tester par soi-même ! Témoignage d’une prise de conscience et des actions menées pour améliorer le contenu et le contenant des assiettes des enfants du village.
Éclairage historique qui nous montre que la surdétermination de la question de l’alimentation ne date pas d’aujourd’hui.
Comment Mouans-Sartoux, commune des Alpes-Maritimes, est passée au 100 % bio et local dans ses cantines municipales.
À ma prise de fonctions à la rentrée 2020, on me prévient que j’ai des élèves « difficiles » dans ma classe de CM2, dont un particulièrement. Sans les nommer pour ne pas les stigmatiser, on me met en garde : « Y’en a un qui va surement te tester, affirme tout de suite ton autorité. » Il ne […]
Réflexions issues d’une thèse de sciences politiques s’appuyant sur une enquête dans des lycées de quartiers populaires de Johannesbourg.
Au Centre d’éducation et de formation professionnelle (CEFP) de Villepreux (Yvelines), Adou, Karim, Ally, Paulo et Pierre évoquent leurs souvenirs d’entretiens : des moments pénibles et un dialogue impossible.
Comment installer une posture réflexive chez les élèves pour la réalisation de leurs tâches ? Les techniques de l’entretien d’explicitation apportent une réponse en offrant un espace de verbalisation centré sur l’action.
« Ne pas s’attacher aux élèves », qu’ils disaient en formation aux AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap). Je ne m’attacherai pas aux élèves. Tu ne t’attacheras pas aux élèves. Elle ne s’attachera pas aux élèves. Mais : J’aime les élèves quand ils sont doux, quand ils sont mous, quand ils sont choux. J’aime les […]
Même quand ils sont présents, les élèves parlent peu lors des réunions parents-professeurs. Pourtant, ils en auraient des choses à dire.
Pratiqué souvent de manière instinctive, à l’abri des regards, l’entretien à l’école reste peu étudié. C’est pourtant un outil incontournable aux enjeux multiples. Quelques pistes de réflexion.
J’ai failli pleurer. Vous connaissez cet élève ! Quand vous êtes remplaçant, vous le repérez dès que vous entrez dans la classe. Sa table est isolée, à un mètre du tableau. Avant la fin de l’appel cantine, vous avez compris. Si le TNI (tableau numérique interactif) était tridimensionnel, vous l’enverriez bien faire un tour de l’autre […]
Les élèves arrivent au compte-goutte, passent aux sanitaires se laver les mains, posent leur manteau au portemanteau, papotent un peu dans le couloir, entrent en classe tranquillement. J’arrive, mes photocopies à la main, quand une élève m’interpelle de façon exubérante : « Maitresse, j’ai joué avec mon frère avant de partir, et tu sais pas, c’est horrible, […]
Les Rencontres d’été du CRAP-Cahiers pédagogiques sont toujours l’occasion de beaux moments d’échanges. Ils peuvent même être très inattendus, comme cette discussion à quatre, au petit-déjeuner, au sujet de la lessive ! En voici un aperçu. La lessive, une activité genrée ? Très féminine, semble-t-il pour les participants de cette discussion. Entre le tri par couleurs, […]
Septembre 2020. C’est la deuxième année de mise en place de la réforme du lycée. Les élèves de terminale sont la première cohorte à vivre les épreuves du bac nouvelle génération, avec des épreuves de spécialité prévues en mars, celle de philosophie en juin et la grande nouveauté : le grand oral. Les élèves qui entrent […]
Cette année fut difficile, pour tout le monde, je le sais. Alors écrire dans la rubrique « Et chez toi ça va ? » quand ça ne va pas fort, je n’osais pas. Pour dire quoi ? Je suis fatiguée, je suis déprimée, je n’y arrive plus, je ne m’en sors pas, il y a une perte de sens […]
La mère d’un enfant turbulent raconte le dialogue impossible avec les professeurs et s’interroge sur les raisons de ces entretiens ratés.
Il y a deux ans, je suis devenue conseillère pédagogique. Après avoir réussi mon Cafipemf (certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou de professeur des écoles maitre formateur), une opportunité s’est offerte de prendre cette fonction. Avoir animé plusieurs ateliers aux Rencontres d’été du Crap-Cahiers pédagogiques m’avait donné envie de vivre encore davantage ce côté formateur. […]
Accepter les différences et renoncer à convaincre. Pour cette ancienne enseignante, c’est la clé pour impliquer les parents et collaborer avec eux dans l’intérêt des enfants élèves. Après de nombreuses années d’expérimentation et de lectures, elle prône un entretien systématique dès le début de l’année.
Alors que l’entretien avec les parents est désormais considéré comme un acte professionnel, comment les enseignants peuvent-ils s’y préparer ? À défaut de formation initiale, le partage d’expériences et la réflexion collective à l’échelle d’un établissement doivent être encouragés.
Au sein de ma classe de moyenne-grande section de maternelle, composée de dix-neuf filles pour neuf garçons, les stéréotypes de genre ne se font pas rares. Mes premiers pas d’enseignante m’ont permis de constater que les enfants sont très préoccupés par le « binarisme » : un garçon doit se comporter en garçon, et au contraire, une […]
5 ans. L’insouciance, la légèreté, la facilité. Pas de responsabilités, aucun tracas. Des petits êtres sensibles, bienveillants, tous aussi mignons les uns que les autres. Voilà ce que nous imaginons des enfants de 5 ans. Quel fut alors mon plaisir lorsqu’on m’a annoncé que j’enseignerais à des moyens-grands ! Mon premier jour de classe me […]
Faire vivre la mixité (de genre, sociale, ethnique), lutter contre les discriminations sont des objectifs plutôt consensuels ou, du moins, très largement partagés, qui semblent parfois même une évidence. Pourtant, ça n’est pas toujours facile, et l’on peut être surpris et devoir faire preuve de créativité pour tenir l’objectif. Nous vous proposons ici un ensemble […]