Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Ce n’est pas un but en soi, et c’est lorsque l’objectif de faire progresser les élèves est atteint que tous sont convaincus : ça vaut le coup de travailler ensemble, d’une discipline à l’autre. Petites discussions glanées le matin, dans le local photocopieuse du collège de Loos-en-Gohelle : « J’ai reçu hier ton courriel pour le cours […]
L’évaluation individuelle des enseignants est une exception française : ailleurs en Europe, c’est plutôt à l’échelle de l’établissement que sont pensées et pratiquées les inspections. Disons d’emblée que l’objet même de l’inspection est d’agir sur l’enseignement. Elle peut le faire directement, par exemple en assistant à un cours et en formulant à la suite des […]
Un dossier sur l’école du socle ? Pour quoi faire ? Ça va intéresser qui ? Ça existe encore, le socle commun ? C’est quoi finalement cette école du socle ? Voilà les questions de bon sens, n’est-ce pas, que l’on pourrait nous poser, si on était d’humeur taquine ou sceptique. Pourtant, on a là un des axes majeurs d’une […]
Travailler ensemble, de la maternelle à la 3e, sur un objet commun comme un journal des sciences : bienvenue dans le monde des projets associant professeurs et élèves, du primaire et du collège. Une école du socle bien vivante.
Quelle place pour la lecture littéraire au primaire et au collège ? Pour dépasser les oppositions trop tranchées entre les pratiques des professeurs des écoles et celles des professeurs de lettres, il faut penser en continuité la découverte progressive de la dimension littéraire des textes, s’appuyant sur l’étude de la langue.
Laurent Souchard, après avoir travaillé dans d’autres pays, mais aussi comme inspecteur au sein de l’enseignement agricole, a été chargé d’une mission à Kaboul. De passage à Paris, il nous donne quelques aperçus d’une situation bien singulière.
Un livre Canopé de la collection Repères pour agir « Pour améliorer l’efficacité des apprentissages et la confiance en eux des élèves, il importe de faire évoluer les pratiques en matière d’évaluation des élèves », nous indique la circulaire de rentrée 2014 du ministère. Cet ouvrage se veut un outil pour y parvenir. Comment tirer parti au mieux de tout ce que des équipes expérimentent sur le terrain ? Comment, concrètement, parvenir à mieux évaluer sans tomber dans l’évaluationnite et la surcharge excessive de travail ? Des réponses à travers l’expérience de nombreux enseignants et autres acteurs de l’éducation, autour notamment du réseau des Cahiers pédagogiques.
Le rêve en matière de liaison, c’est l’entrée magistrale : la bibliothèque commune de compétences, des outils méthodologiques partagés ou une réflexion et des actions globales sur le travail donné à faire à la maison. Mais il y a la réalité, les singularités et le facteur temps. Récit d’une aventure dans un contexte singulier d’écoles rurales avec un collège de secteur sans note.
L’école est représentative de notre société à une échelle plus réduite. S’y jouent symboliquement des enjeux comme l’intégration et la réussite des élèves et ce, indépendamment de leur origine sociale, culturelle, religieuse ou de leur handicap. Pour cette raison, les ouvrages sélectionnés par Clémentine Vallée s’articulent autour de ces valeurs républicaines, en particulier sur notre capacité à vivre ensemble.
Il n’existe pas de socle commun au Québec. Aucun document ne définit des connaissances et compétences que tous les élèves devraient maitriser à la fin de leur scolarité obligatoire. Et pourtant, le système éducatif québécois est proche de l’esprit d’une école du socle, au-delà de la dénomination.
La culture partout : du primaire au collège, de l’école au théâtre, dans les apprentissages, dans la vie scolaire, dans les relations avec les parents. Une école inscrite dans son environnement.
Quels contenus d’enseignement dispenser dans une école du socle ? À nouvelle conception de l’école, nouvelles approches des savoirs ?
Les enseignants de ce collège ont transféré depuis trois ans des pratiques pédagogiques Freinet mises en œuvre dans l’école du secteur. Au-delà des outils, c’est surtout une philosophie et des valeurs différentes qui répondent aux enjeux de l’école du socle.
Proposer un même roman à lire à des élèves de CM2 et de 6e est une occasion de travailler les pratiques d’enseignement de la lecture à l’école primaire et au collège. Les enseignants ont autant à y gagner que leurs élèves.
L’origine de l’humanité est une question qui intéresse les enfants très jeunes. Les réponses que l’école aide à construire peuvent s’élaborer progressivement, depuis les premières découvertes au primaire jusqu’aux apprentissages plus poussés au collège.
L’école du socle, c’est aussi des rencontres possibles entre élèves des différents niveaux, dans l’idée que chacun gagne à apprendre avec les autres, même d’âges différents.
À Clisthène, les CM2 ne viennent pas au collège seulement pour visiter, mais aussi pour travailler : circuits électriques et géométrie au menu, et ils en redemandent !
Quels sont les soubassements historiques du socle commun ? Avec un peu de recul, celui-ci est bien dans la continuité dans l’histoire longue de l’unification du système éducatif français.
Un point sur la question de savoir si, et comment, se pose ailleurs la question non pas de la définition d’un socle, mais de la mise en place d’une organisation scolaire qui équivaudrait au projet français d’école du socle.
Des pistes pour faire évoluer les réseaux d’éducation prioritaire sur le chemin d’écoles du socle commun, à la lumière d’une expérience des évolutions récentes dans le travail de liaison entre écoles et collèges. Des pistes pour faire évoluer les réseaux d’éducation prioritaire sur le chemin d’écoles du socle commun, à la lumière d’une expérience des […]
« L’école du socle » peut n’être qu’un slogan creux. On a voulu, dans ce dossier, à la fois montrer ce qu’elle peut être à partir de ce qui est dans un certain nombre d’endroits, dont beaucoup se situent plutôt dans l’éducation prioritaire et ouvrir au débat, en faisant ressortir la complexité de cette idée de continuité éducative qui reste neuve dans notre système scolaire.
Pour nombre d’établissements d’éducation prioritaire, les liaisons entre le premier et le second degré sont une réalité et sont souvent porteuses de projets pédagogiques communs. Le comité exécutif de ce réseau d’éducation prioritaire devrait préfigurer un vrai conseil commun, grâce à un travail de fond qui se développe depuis plusieurs années.
Un constat : les fiches traditionnellement demandées par le collège aux professeurs des écoles sont souvent centrées de façon très implicite sur les compétences sociales et civiques, comme si elles étaient finalement utiles pour composer les classes en fonction des comportements. L’opportunité des PPRE (programmes personnalisés de réussite éducative) passerelles permet de remettre l’accent sur la pédagogie et le travail commun école-collège.
Le rêve en matière de liaison, c’est l’entrée magistrale : la bibliothèque commune de compétences, des outils méthodologiques partagés ou une réflexion et des actions globales sur le travail donné à faire à la maison. Mais il y a la réalité, les singularités et le facteur temps. Récit d’une aventure dans un contexte singulier d’écoles rurales avec un collège de secteur sans note.
Construire la continuité entre l’école primaire et le collège va bien au-delà d’actions pour faciliter la transition entre le CM2 et la 6e. Le point de vue d’une professeure des écoles désormais en poste en collège.
La mise en place du socle commun interpelle directement les projets des collectivités territoriales, puisque le socle intègre des compétences en lien avec des pratiques éducatives dans le cadre des projets territoriaux.
Nous reprenons ici de façon synthétique un ensemble d’activités et de pratiques pour faire vivre le cycle 3 de l’école commune. L’important est de donner du sens à ce qui peut n’être qu’un gadget (la visite du collège, les défis entre classes).
Présentation d’une formation visant à constituer des équipes de personnes ressources en sciences, au plus près du terrain, en associant des personnels du premier degré (IEN, conseillers pédagogiques) et des enseignants du second degré, sur une base interdisciplinaire.
Dans ce réseau d’éducation prioritaire, c’est l’entrée par la question du climat scolaire, plus généralement le travail autour des compétences 6 et 7 du socle commun, qui a initié une culture commune aux écoles et au collège. Tout commence par la scission d’une cité scolaire de Nanterre, à la réputation lourde et aux performances décevantes […]
Une démarche pour dépasser les approches différentes des objets techniques au primaire et au secondaire. Dès l’école maternelle et durant leur scolarité à l’école élémentaire, les enfants sont invités à découvrir le monde des objets techniques au travers d’activités qui en dévoilent l’usage raisonné et les rudiments de la technicité qui les fait fonctionner. Au […]
Un professeur des écoles passe la barrière du collège. Une découverte mutuelle progressive, qui ne va pas de soi, mais incontestablement utile aux élèves au final. Durant deux années scolaires, il m’a été donné de vivre une expérience professionnelle enrichissante à plus d’un titre : une affectation (à titre provisoire) sur un poste intitulé « […]
Quelle certification pour l’école du socle ? Des propositions précises, stimulantes, qui appellent au débat, sur une question cruciale.
Des liaisons qui laissent un gout amer, on a l’habitude d’en vivre. Incompréhension, perplexité, tensions autour des acquis des élèves, méfiance quant aux méthodes des uns et des autres. Réussirons-nous un jour ce passage de relai si délicat dans la construction des acquis des élèves ? Une journée de formation, organisée ce jour, pour […]
Comment faire travailler des élèves de CM2 pour préparer la 6e sans anticiper sur des apprentissages qui ne sont pas encore de leur niveau ? En 2013, un dispositif « passerelle » a été mis en place dans mon petit collège jurassien : des élèves de CM2 rejoignent la classe de 6e pour l’histoire-géographie, l’anglais, […]
Qu’en sera-t-il des élèves de Segpa dans le cadre de l’école du socle ? Un enjeu décisif pour la construction d’une école commune.
Les coordonnateurs du dossier « Quelle éducation laïque à la morale » (numéro 513) nous proposent un point de vue sur le projet programme d’enseignement moral et civique élaboré par le Conseil supérieur des programmes. S’il comporte divers points positifs, on constate un contraste fort entre le premier et le second degré.
Pas de fatalisme chez les organisateurs, les intervenants et les participants de la dernière journée de refus de l’échec scolaire, malgré un constat toujours sombre.
Nous revenons sur un rapport sénatorial concernant la persistance des stéréotypes dans les manuels scolaires, rapport que l’on doit à la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, présidée par Brigitte Gonthier-Maurin.
Depuis plusieurs années, l’activité des élèves en classe est, dès la maternelle, principalement organisée autour du travail sur des documents : extraits de manuels, extraits d’autres types d’ouvrages, pris par les enseignants sur internet ou fabriqués par eux. Ils ont une caractéristique commune : ce sont des documents composites.
Que faire avec des élèves dyslexiques ? Se lancer dans la lecture d’un roman d’aventures ambitieux. Vraiment ?
Sur l’écran géant accroché au mur de la classe, sont projetées les pages d’un album. L’enseignante lit le texte de l’histoire et tourne les pages en cliquant sur le tableau. Devant cet écran, vingt-six têtes d’enfants ébahis, à l’écoute, réceptifs. Mais comprennent-ils l’histoire ou sont-ils simplement subjugués par les images, bercés par la voix ?
L’entrée dans l’écrit et les progrès très inégaux de quatre collégiens allophones qui ne connaissaient pas l’alphabet, ni le système écrit dans leur langue, scolarisés dans des unités pédagogiques spécifiques.
Malgré les progrès des sciences et des technologies éducatives, une grande méconnaissance et de nombreux préjugés demeurent quant aux aptitudes à la lecture et à l’écriture des enfants sourds et malentendants. Pour quelqu’un qui nait sourd, il n’y a pas de parole antérieure au sens du langage articulé. Dès lors, comment apprendre à lire à celui qui n’entend pas ou mal ?
Alors que la culture du système éducatif français est marquée par le cloisonnement des disciplines et des missions de ses personnels figées depuis 1950, itinéraires de découverte, travaux personnels encadrés, heure de vie de classe, histoire des arts ou accompagnement personnalisé ont fait leur apparition. Pour Yves Zarka, ces nouveaux objets institutionnels (qu’il désigne par le néologisme « adisciplinaire ») plongent les acteurs comme les observateurs dans la perplexité, voire dans l’opposition caractérisée. Et les obligent à penser la complémentarité.
CRAP-CAHIERS PÉDAGOGIQUES Mardi 21 octobre, ont eu lieu les 4es Assises de la pédagogie. Dans la salle comble, en cette journée de réflexion, d’échanges et d’ateliers du CRAP-Cahiers pédagogiques, le programme est clair, se repose la question du changement dans l’école : « Le changement, c’est maintenu ? ». Question tout ce qu’il y a de plus sérieux.
La scolarisation d’un enfant dit différent n’est pas sans poser problème, en Belgique comme en France. Le système de l’enseignement spécial qui accueille en Belgique les enfants handicapés est supposé les aider à revenir ensuite dans le cursus normal. Supposé seulement…
Qui n’a pas rencontré l’enfant agressif, perturbateur, querelleur ? Au banc des accusés, la diversité des modèles familiaux, la perte des repères et des civilités, la démission des parents, la pression scolaire, les enfants oubliés, insécurisés, le climat interrelationnel déréglé, le manque de formation, le déterminisme socioéconomique, la médiatisation abusive. Chercher plutôt le filtre de la complexité pour mieux se saisir du problème.
Et maintenant, passés la sidération, la peur, la tristesse, l’incrédulité, le sentiment de culpabilité peut-être, passée l’émotion qui a submergé les gens comme la voie publique suite aux attentats de Paris, que fait-on ?
Après les journées de l’évaluation des 11 et 12 décembre derniers, nous avions ressenti un mélange d’amertume devant la propension de certains à démonter par avance l’initiative, et de satisfaction à voir la recherche de nouveaux accords entre divers acteurs de l’école. Depuis, il y a eu les drôles d’annonces du président de la République.