Vu du Québec
Il n’existe pas de socle commun au Québec. Aucun document ne définit des connaissances et compétences que tous les élèves devraient maitriser à la fin de leur scolarité obligatoire. Et pourtant, le système éducatif québécois est proche de l’esprit d’une école du socle, au-delà de la dénomination.
Le Québec n’a pas d’école du socle, si l’on entend par là une école de base unifiée à la scandinave. Après six années d’école primaire (cinq en France), les élèves entrent dans une école secondaire, divisée en deux cycles, qui dure cinq ans (contre sept en France) et regroupe notre collège, notre lycée et, s’il s’agit d’une secondaire polyvalente, aussi notre lycée professionnel. Comme en France aujourd’hui, en passant du primaire au secondaire, les élèves passent d’un enseignant polyvalent à des enseignants spécialisés par discipline. La scolarité est, comme en France, obligatoire jusqu’à 16 ans.
Et pourtant, à PISA, à peu près à la fin de la scolarité obligatoire, donc, les élèves québécois ont précisément les résultats que nous attendons du socle commun : des élèves faibles, moins faibles que les nôtres, et parmi les meilleurs des pays PISA, moins d’élèves ne possédant pas les compétences suffisantes pour continuer d’apprendre avec profit.
Illustrons cela avec deux tableaux.
Score du meilleur des 10 % des élèves les plus faibles (premier décile) | …