Ne pas se tromper de chemin
Et maintenant, passés la sidération, la peur, la tristesse, l’incrédulité, le sentiment de culpabilité peut-être, passée l’émotion qui a submergé les gens comme la voie publique suite aux attentats de Paris, que fait-on ?On a beaucoup dit, beaucoup écrit, en particulier aux Cahiers pédagogiques. Maintenant, il faut construire ou reconstruire, et trouvant chacun sa part de travail.
L’école ne forme pas des terroristes. Mais l’école participe de la création d’inégalités qui sont un terreau fertile pour faire pousser la rancœur et le sentiment d’exclusion, dont se nourrissent pour une part les motivations terroristes.
D’une manière générale, l’école a une grande responsabilité dans ce qui se passe, ne serait-ce que du fait du temps qu’y passent les enfants. Donc l’école doit prendre sa part de l’énorme chantier qui nous attend collectivement.
L’école, c’est-à-dire l’Éducation nationale, pour commencer. Les mesures annoncées sont lo…