Un seul lit pour plusieurs rêves
Quelle certification pour l’école du socle ? Des propositions précises, stimulantes, qui appellent au débat, sur une question cruciale.
Parler de certification de l’école du socle, c’est s’embarquer dans un voyage au long cours, et accepter de passer par plusieurs dimensions.
En effet, la notion d’école du socle est comprise, en France, comme allant bien au-delà de la simple continuité des structures entre premier degré et premier cycle du second degré. Dès l’origine, elle s’accompagne d’une ambition plus large sur ce qui y est enseigné : non plus seulement des connaissances, mais aussi des compétences, et de la culture. Ces deux notions (ce qu’on enseigne et où on l’enseigne) sont pourtant bien distinctes.
Premier glissement, donc : que faut-il évaluer, des connaissances ou des compétences ?
La certification, mot encore peu répandu dans la sphère éducative, est aussi une notion polysémique. Certifier, nous dit le dictionnaire Robert, c’est assurer, c’est garantir qu’une chose est ce qu’elle prétend être. Mais la certification de l’école du socle peut s’envisager de deux façons différentes. Soit il s’agit d’évaluer la maitrise par les élèves de ce qu’ils ont retenu de l’école du socle, au moment où ils la quittent. Soit il faut assurer qu’aucun n’élève ne termine un cycle, composé de l’école p…