Le jeu est un processus d’apprentissage complet pour l’élève qui découvre le monde à travers lui. Mais est-ce bien raisonnable de jouer durant toute la maternelle ?
Le jeu est un processus d’apprentissage complet pour l’élève qui découvre le monde à travers lui. Mais est-ce bien raisonnable de jouer durant toute la maternelle ?
Qui n’a pas rencontré l’enfant agressif, perturbateur, querelleur ? Au banc des accusés, la diversité des modèles familiaux, la perte des repères et des civilités, la démission des parents, la pression scolaire, les enfants oubliés, insécurisés, le climat interrelationnel déréglé, le manque de formation, le déterminisme socioéconomique, la médiatisation abusive. Chercher plutôt le filtre de la complexité pour mieux se saisir du problème.
L’Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques, créée en 1921, a trois buts essentiels : d’abord d’étudier toutes questions d’ordre pédagogique en vue du progrès et du perfectionnement de l’éducation dans les écoles et classes maternelles publiques, en dehors de toute tendance d’ordre politique et confessionnel. Ensuite, de tenir informé des différentes […]
Dans une société aujourd’hui trop pressée de voir grandir ses enfants au risque de briser une construction encore très fragile pour certains d’entre eux, puissent les professionnels de la petite enfance faire entendre ensemble leur voix et se faire la cause de la lenteur et de la pluridisciplinarité dans l’accompagnement du tout-petit.
Un point de vue inhabituel sur les relations entre les enseignants de maternelle et les Atsem qui travaillent avec eux.
En septembre 2013, le conseiller pédagogique de circonscription d’une école parisienne propose à l’équipe de revenir sur la scolarisation de Pierre, qui a beaucoup marqué l’école, et de dresser un bilan sur l’accueil de cet enfant porteur de handicap. Au fil de ces concertations, la parole se libère, les enseignants reviennent sur leurs difficultés et amertumes. Très vite, la problématique de la relation avec la famille a mobilisé la plupart des réflexions.
Deux directrices de crèche racontent ce qu’elles mettent en œuvre pour préparer les plus grands de la crèche à entrer à l’école, où ils deviendront les petits.
Comment les parents des élèves reçoivent-ils les évaluations et appréciations de leurs enfants par les enseignants de maternelle ? Ces deux témoignages mettent en avant la nécessité de communiquer et d’expliquer, en confiance.
On a beau parler d’évaluation formative, les livrets sont partout présents en maternelle. Et si on supprimait les livrets ? Et si on développait une expertise professionnelle de l’évaluation, en devenant capable d’observer les manifestations des savoirs de nos élèves, en situation plutôt qu’à postériori, de l’exécution de tâches ?
Les enseignants exerçant dans une école maternelle d’un quartier défavorisé de la périphérie de Saint-Étienne ont choisi, pour la quatrième année consécutive, de constituer des classes multiâges afin de développer le travail coopératif. Leur parti-pris étant qu’il est plus opérant et porteur de valeurs de solidarité et d’entraide qui leur sont chères. Un travail d’équipe intense.
La scolarisation des enfants de moins de 3 ans invite à interroger les pratiques de l’école et notamment la relation entre l’école et la famille. Une école de la Goutte-d’Or, à Paris, a mis en place des ateliers des parents pour favoriser les échanges entre l’enseignant et les parents d’élèves.
À travers l’exemple de la découverte d’un livre de jeunesse, on voit qu’en construisant du sens en réseaux, les enfants deviennent capables de développer des interactions verbales denses, de différents types, qui sont autant de prises de parole culturelles.
Mardi après-midi, rendez-vous en bibliothèque. Livres en main ou nez dans les bacs, les enfants lisent, feuillètent, discutent autour de livres, plongent dans les bacs en commentant chaque livre attrapé. Sacha s’interroge sur la disparition de son chat, Agathe se demande si tous les loups sont méchants, Chloé, un livre sur les genoux, se raconte l’histoire à sa façon. Tout le monde est prêt à chercher, s’amuser, apprendre avec les mots.
Personne ne remet en cause l’importance de l’apprentissage du vocabulaire en maternelle. Mais comment s’y prendre ?
Parce que l’école a pris du retard et sous couvert d’une stratégie numérique volontariste, il est de bon ton de jouer le « tout numérique », mais s’est-on suffisamment penché sur leurs usages et leur plus-value ?
Il parait nécessaire de préparer le plus tôt possible les élèves à ce qui caractérise le travail mathématique : résoudre des problèmes. Commencer à développer chez les enfants, dès leur entrée à l’école maternelle, la pensée logique et la capacité à raisonner les aidera à apprendre à chercher.
Pourquoi et comment enseigner le nombre à l’école maternelle ? À cette question, la réponse la plus courante est qu’il faut manipuler. Le sens du nombre et du problème passe au second plan. Et pourtant, est-il si transparent que certains l’imaginent ?
Dès le plus jeune âge, la rencontre avec des œuvres originales est possible. Cette éducation artistique et culturelle commence dans l’environnement proche. Et se prolonge parfois au musée.
La peinture aurait-elle perdu les faveurs de la maternelle ? Ses enseignants proposent toujours des activités à leurs élèves, mais le constat est réel : la pratique tend à diminuer au fil des années. Les classes et les murs de la maternelle ont perdu, ici et là, un peu de leur éclat. Et pourtant…
Comment donner libre cours à la création artistique des enfants ? Comment leur permettre de s’exprimer tout en se confrontant aux contraintes de la matière ? Quelles situations de recherche proposer pour qu’ils s’engagent et osent se dépasser ?
Ces encouragements, inspirés par la célèbre expression du journaliste sportif Roger Couderc, ne sont pas à destination des joueurs de l’équipe de France de rugby, mais à mes élèves de petite section d’une école maternelle située en RRS (réseau de réussite scolaire) et en zone violence, à Nanterre.
Socialisation, apprentissages, communication avec les parents, harmonie des disciplines, numérique et évaluation : pour terminer, les auteurs de cet article de relecture tissent ensemble les fils de la maternelle visibles dans ce dossier.
Cet article relate la collaboration, longue de cinq années, entre une équipe d’enseignants, ceux de l’école élémentaire La Bastide de Grenade-sur-Garonne et un enseignant chercheur, André Tricot. Tout a commencé à l’issue d’une animation pédagogique dans la circonscription : les enseignants, qui ressentaient des difficultés, ont demandé au chercheur s’il pouvait les accompagner. Voici le récit de cette collaboration entre, disent-ils au terme de ces cinq années, « une équipe pédagogique et un chercheur, où l’on tente de deviner qui a apporté quoi à l’autre. »
De la petite fille de 4 ans qui veut « soigner les morts » aux élèves adolescents évoquant des séances de spiritisme, la mort fascine et interroge. Pourtant, quand il s’agit d’en parler avec les plus jeunes, on touche rapidement à des sujets difficiles, voire tabous tels que les croyances, le suicide ou le deuil, qu’enseignants comme parents craignent d’aborder. En cela, la littérature jeunesse française est une exception culturelle, n’hésitant pas à traiter ces thématiques dans des ouvrages pour les plus jeunes et prenant le parti non pas de censurer, mais d’adapter la forme pour parler des sujets les plus complexes sans dissimuler la réalité, même difficile. Une fois encore, partir de la littérature jeunesse permettra une plus grande distance critique de la part des jeunes lecteurs. La fiction donnant l’occasion d’éprouver ce que sont le deuil et la mort, sans avoir à connaitre le traumatisme d’un véritable décès ; le dialogue qui en découlera sera plus libre et réfléchi. Les ouvrages sélectionnés présentent des personnages condamnés par la maladie, d’autres confrontés au décès d’un parent, au travail de deuil, ou encore des héros s’interrogeant sur le sens de la vie, la souffrance, le suicide. Étonnamment, ces thématiques, bien que sombres, ne produisent pas des textes forcément tristes : entre humour, cynisme et espoir, chacune de ces lectures prouve au contraire notre insatiable amour de la vie ainsi que la capacité des plus jeunes à rebondir malgré les coups du sort.
Février 1991. En ce glacial mois de février paraissent au Journal officiel des décrets relatifs aux droits et obligations des élèves du second degré. Les textes officiels avancent prudemment qu’il ne s’agit pas de modifier le statut d’usagers du service public et d’élèves soumis au règlement intérieur des établissements. Cela n’empêche pas les polémistes nostalgiques […]
Et maintenant, passés la sidération, la peur, la tristesse, l’incrédulité, le sentiment de culpabilité peut-être, passée l’émotion qui a submergé les gens comme la voie publique suite aux attentats de Paris, que fait-on ?
Souvenirs d’une intervenante dans des classes de maternelle et d’élémentaire
Pour une pratique ordinaire du théâtre en classe : des activités à mettre en place pour favoriser les apprentissages.
Oui, mais quel théâtre ? Et à quelles conditions ?
Regard rétrospectif d’une étudiante sur ce que l’école lui a permis d’apprendre du théâtre, et aussi sur ce qui lui a manqué.
Le théâtre ne mérite-t-il pas plus qu’un strapontin à l’école, réservé aux littéraires, aux options et autres dispositifs complémentaires ? À quand le théâtre pour le plus grand nombre ?
Comment créer les conditions pour que des jeunes expérimentent, par leur sensibilité et leur expérience, ce que le théâtre et la littérature disent de la vie ?
Six raisons de travailler le théâtre en classe.
Une enseignante détachée dans un réseau d’éducation prioritaire et passionnée de théâtre, un centre de ressources, « La Main à la pâte », qui permet des liens avec des chercheurs et des scientifiques, une ville qui fournit des moyens logistiques et humains pour des projets d’école, tout cela donne de superbes spectacles sous le label « Science en scène » et surtout un travail de fond durant plusieurs mois, qui implique tous les élèves d’une ou plusieurs classes. Rencontre avec Virginie Vitse.
La pratique théâtrale pour remobiliser des connaissances. Comment, au terme d’une semaine interdisciplinaire à Clisthène, les élèves ont joué, incarné, mis en scène des connaissances qu’ils avaient choisies.
Pour travailler l’interaction orale en langue vivante, les activités théâtrales peuvent être une bonne entrée. Mais bien sûr, rien n’est simple ni magique.
Un cours de langue au lycée avec des élèves de différents niveaux, un projet, le théâtre pour individualiser les apprentissages ; un partenariat avec l’école maternelle voisine qui s’intéresse au loup.
Apprendre le théâtre, c’est aussi apprendre à devenir un spectateur capable d’éprouver et d’analyser ce qui se joue sur scène. Un journal d’ « école du spectateur » en direction d’une classe de 6e faible et difficile, un parcours semé d’obstacles, mais optimiste.
Un constat s’impose : quel que soit le groupe, et malgré les inévitables tensions qui surgissent entre adolescents, cette classe théâtre jouit d’un climat propice au travail, d’un bon état d’esprit. Pourquoi ?
Des élèves peu reconnus scolairement, qui ne connaissent pas le théâtre ; un projet dont ils sont les acteurs au sens fort, qui fait travailler l’estime de soi, le respect de l’autre, la coopération. Du côté des enseignants, un travail en équipe et une évaluation du processus plus que du résultat.
Quel bilan des acquisitions des élèves pendant le projet théâtre, et quel réinvestissement ? Un exemple avec une classe à PAC (projet artistique et culturel) en Première S.
Vent de liberté, grain de folie, le théâtre à l’école ? N’est-ce pas plutôt de la paresse que de vouloir y aller les mains dans les poches, en faisant porter la responsabilité des difficultés sur les élèves ?
Pour se garder des écueils, des expériences élitistes, des débauches de moyens ou d’énergie, des pratiques théâtrales qui renforcent les inégalités, etc., quelques points de vigilance proposés par des auteurs de ce dossier.
Regard désabusé d’une enseignante sur le non-accueil de ses classes de ZUS ( zone urbaine sensible) dans le théâtre où ils doivent jouer.
Que reste-t-il aux élèves le lendemain, après le projet théâtre ? Un stage pour aider les enseignants qui ont mené de tels projets à réfléchir sur les suites scolaires à lui donner.
Comment évaluer les apprentissages des élèves ? Comment un projet artistique et culturel contribue-t-il aux apprentissages et comment mesurer cette contribution ? Présentation d’une recherche-action autour d’une pratique intégrée du théâtre à l’école Gérard-Philippe de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise).
Qu’apprennent les élèves à travers un atelier en littérature et sociétés ? Éléments de réponse à partir de deux portraits d’élèves et un questionnement pour consolider davantage les apprentissages.
À l’école, l’activité théâtre qui affranchit du contrat didactique scolaire classique est une opportunité pour créer un espace favorable aux apprentissages. L’optique de monter sur scène est particulièrement mobilisatrice.
Récit d’une expérience menée avec des élèves allophones au collège de Champigneulles, dans la banlieue de Nancy. La danse-théâtre peut être un moyen efficace d’apprendre notre langue en développant sensibilité et imagination et de favoriser ainsi l’inclusion de ces élèves.
Au départ, un constat : dans la cour d’une école, les élèves de la CLIS (classe pour l’inclusion scolaire) jouent entre eux et à l’écart. La pratique du théâtre à l’école associant ces élèves et ceux de classes ordinaires permet aux premiers de révéler des compétences insoupçonnées et d’être reconnus par leurs pairs.