Enseignants en musique, les auteurs nous font partager leur expérience pour embarquer les élèves avec leur discipline.
Enseignants en musique, les auteurs nous font partager leur expérience pour embarquer les élèves avec leur discipline.
Dans le dispositif Enfants conférenciers, les élèves d’une classe viennent au musée travailler autour d’une dizaine d’œuvres. Ils y reviennent deux mois plus tard pour guider leurs pairs, des élèves d’une autre classe, au cours d’une visite en autonomie. Récit d’une expérimentation qui bouscule la notion de cycle, pour mieux la dépasser.
Les bénéfices d’une démarche d’accompagnement des élèves sont souvent posés du point de vue de l’élève : développement de l’autonomie, confiance en soi, etc. Mais qu’en est-il du côté des accompagnants ? Témoignages d’éducateurs et pistes de réflexion.
Deux postulats : le premier est qu’un élève, comme tout être humain, génère des sons ; le second qu’une classe vivante n’est peut-être pas une classe silencieuse. Pour autant, des solutions existent pour mieux comprendre et mieux gérer ce bruit, qui semble être un élément réellement perturbateur dans le métier d’enseignant.
L’histoire de l’École des enfants du spectacle est une histoire particulière : du combat contre l’exploitation à une démarche élitiste mais toujours artistique, comment cette école a su construire sa spécificité de fonctionnement ? Peu connue du grand public, l’École des enfants du spectacle (collège Rognoni) est un petit collège du Ve arrondissement de Paris, […]
« Les gouts, ça ne se discute pas. » Ah bon ? Et si, au contraire, on se confrontait dès le plus jeune âge aux gouts des autres, en allant au théâtre et en s’appuyant sur des protocoles qui permettent d’aller peu à peu vers l’analyse et la compréhension ?
Un vif plaidoyer pour une formation précoce à l’esprit critique. Il n’est jamais trop tôt, et de nombreuses stratégies pédagogiques sont possibles dans toutes les disciplines.
Comment l’art visuel aide à rapprocher les individus et à reconnaitre chacun. Quelle que soit son origine, culturelle ou sociale, personne n’arrive à l’école vierge de toute imprégnation, d’un savoir lié à la famille, au pays ou à la région d’origine. Reconnaitre et valoriser l’élève dans sa spécificité culturelle, s’enrichir de ses différences dans une […]
La médiation artistique avec des élèves allophones nouvellement arrivés pour transformer la douleur de la perte en fierté d’avoir accompli une œuvre. Et chemin faisant, trouver sa place ici, un parmi les autres.
Un orchestre avec des élèves à besoins éducatifs particuliers : une belle façon de faire émerger des sujets ! Mais aussi un véritable défi, qui ne peut être relevé qu’ensemble, adultes et enfants, musiciens et professionnels de l’IME. Pour que l’école inclusive devienne réalité.
Apprendre le français dans la rencontre avec un artiste, danseur ou conteuse, et la pratique artistique, c’est ce que propose cette UPE2A en lycée. Les élèves allophones nouvellement arrivés en France (ENEA) doivent acquérir en quelques mois des compétences linguistiques leur permettant de poursuivre leur scolarité. Cet apprentissage se fait au sein des unités pédagogiques […]
De l’usage des westerns en classe préparatoire, pour traiter de la géographie des États-Unis.
Les enfants sont le plus souvent confrontés à deux types de visites au musée : les visites scolaires, fréquemment guidées, et les visites familiales dites « libres » (sans guide). Leurs expériences du musée, de la visite d’exposition se fondent alors sur ces situations contrastées.
La mise en place à partir de 2008 d’un enseignement obligatoire de l’histoire des arts a quelque peu bousculé les frontières disciplinaires. Il ne s’agissait rien moins que de créer de toutes pièces une discipline scolaire qui n’était pas liée à une discipline universitaire préexistante et qui devait être prise en charge par tous les enseignants.
Danse et sciences, une association aussi inattendue que fertile, en partenariat avec la compagnie de danse Hallet Eghayan, qui porte depuis plusieurs années un projet d’ampleur en milieu scolaire. L’auteure raconte comment ce dispositif a permis de participer pendant deux ans à une expérience enthousiasmante avec des classes de 2de générale et technologique de lycée industriel.
La place de la BD à l’école a évolué successivement d’une hostilité farouche à une intégration résignée, puis une récupération intéressée et légitimée. Il est temps d’avancer vers une didactique exigeante et ambitieuse de cet objet d’enseignement pour outiller les enseignants.
En quoi la bande dessinée peut-elle être un objet à étudier en cours de français ? Certes elle contient, mais pas toujours, du texte, mais elle est surtout un texte en elle-même, une « écriture graphique », dit l’auteur.
Construire une voiture de Formule 1, réfléchir sur l’énergie nucléaire, l’accident de Fukushima, concevoir un récit, travailler avec un auteur : la magie de la bande dessinée, quand elle opère avec des élèves fâchés avec l’école.
« L’invisible commence dans l’œil. » BERNARD NOËL, JOURNAL DU REGARD,P.O.L. ÉDITEUR, 1988
Cette œuvre, écrite selon les codes du manga, a beaucoup de succès en Occident et peut être le point de départ pour des études littéraires en collège et lycée.
Un scénario pédagogique pour trois disciplines et une classe de 5e. Les élèves produisent des images à partir desquelles ils construisent une planche de BD et inventent donc un récit. Quand l’image précède le texte.
La philosophie a besoin du langage écrit ou parlé pour s’exprimer : en quoi la BD, par ses images fixes ou séquentielles, peut-elle être autre chose qu’une illustration des concepts ou la mise en images de la biographie des grands penseurs ?
Deux albums de Tintin mis à contribution pour étudier la pesanteur, au-delà des représentations communes de la chute des corps. Qui a oublié le mystère du whisky en boule qui échappe au capitaine Haddock ?
Une proposition pour utiliser une bande dessinée dans une lecture intégrale, pour y travailler des compétences plutôt sollicitées d’ordinaire avec le support de textes littéraires plus classiques.
Les personnages et les scénarios des bandes dessinées sont pétris des évènements de leur époque. Derrière les histoires de superhéros des années 50, les lycéens d’aujourd’hui peuvent reconstituer le monde disparu de la guerre froide.
Comment approcher un roman de Dostoïevski avec des personnes qui n’ont pas l’habitude de lire, dans le contexte particulier de l’enseignement en milieu carcéral ?
Lire un album de bande dessinée peut demander un travail d’interprétation exigeant pour comprendre les enchainements et les rapports entre textes et images au fil du récit. Des exemples de dispositifs dans la classe pour en mener l’étude avec les élèves.
Dans le cadre du festival d’Angoulême, un prix spécial est attribué par des collégiens.
Si lire, c’est non seulement comprendre le sens global d’un texte mais aussi en saisir les implicites, alors la BD est un outil précieux pour l’apprentissage de la lecture expressive.
Nous entrons ici dans le laboratoire premier et fondateur : celui d’un CP où les élèves vont apprendre à lire. Les auteurs nous expliquent concrètement comment le support de la BD est utile pour la découverte du sens de lecture d’un texte jusqu’à la narration écrite, en passant par « les mots qui font du bruit ».
Quand le recours à la bande dessinée permet d’exprimer l’indicible, d’aborder avec subtilité et délicatesse le thème des maltraitances vis-à-vis des enfants.
La transposition des contes sous forme de manga est un moyen de replonger les adolescents dans ces textes patrimoniaux tout en tissant des liens entre les formes littéraires, les cultures, les époques et les générations.
Une rencontre en classe entre un homme qui raconte des histoires en dessinant, et des enfants qui ont envie de découvrir le monde au travers de la magie du dessin.
Il est certaines émotions, notions ou spécificités techniques qu’un enseignant ne saurait transmettre avec autant d’aisance qu’un auteur. C’est l’irremplaçable expérience de la rencontre. La découverte d’un album, d’un dessin et d’un scénario expliqués par celui-là même qui en est à l’origine s’avère un moment magique qui attise les curiosités.
Divers exemples d’utilisation de la bande dessinée en cours d’histoire-géographie, dans le contexte particulier de Madagascar et de l’océan Indien.
Il suffit d’essayer de réaliser une bande dessinée pour mesurer toute la complexité de ce média, toute la rigueur et l’application nécessaire pour aboutir à quelques simples planches, même en s’y mettant à toute une classe, même avec l’aide de deux professionnels. La BD est un art difficile !
Comment donner une place authentique à la bande dessinée à l’école, sans pour autant la scolariser ? Le point de vue d’un grand connaisseur de cet art graphique et de ses évolutions récentes.
Abd Al Malik est désormais présent dans les manuels scolaires, par exemple en classe de 3e comme exemple de poésie engagée aujourd’hui. Et son hommage récent à Albert Camus, en cette année du grand écrivain, renforce son image, justifiée, de « passeur culturel ». N’en déplaise à certains, le rap ou le slam peuvent être autre chose que de la soupe commerciale ou un genre « de banlieue » et participer de la culture universelle.
Cette année, j’ai pour la seconde fois participé à l’aventure Museomix, mais côté organisation cette fois-ci. Mais tout d’abord, qu’est-ce que Museomix ? Il s’agit de réunir des gens volontaires d’horizons divers (personnels de musée, programmeurs, designeurs et autres) trois jours dans un musée, pour inventer de nouvelles façons de le visiter. Le tout en […]
Tous les médias nationaux parlent de l’ouverture du musée du Louvre-Lens, et c’est très bien. D’autant que l’on en espère un effet cluster pour les musées de la région Nord-Pas-de-Calais (qui en compte une centaine !) qui en verraient leur fréquentation stimulée. Mais le collège de Loos-en-Gohelle et d’autres établissements ont suivi les opérations depuis bien […]
Une première, pour l’enseignante qui ne s’était jamais lancée dans ce type d’expérience à risques, et pour les élèves, désireux de découvrir la capitale. Un moment fort, même si les retombées ne sont pas simples à évaluer.
Une sortie est brève : comment profiter au mieux de ce moment hors de l’ordinaire pour une véritable éducation du regard ? Une proposition pour éviter le traditionnel questionnaire à compléter, en faisant plutôt écrire avant et après la visite.
Que peut apporter une association organisant des voyages scolaires ? Quel peut être le rôle d’un médiateur culturel entre les élèves, leur enseignant et les sites visités, ce qu’ils nous disent du passé ?
Comment faire alliance entre enseignants, professions de la création artistique et médiateurs culturels pour initier la jeunesse au spectacle vivant ? Enseignants, établissements, théâtres, médiateurs culturels, équipes artistiques imaginent et développent aujourd’hui d’extraordinaires démarches pour susciter la rencontre entre élèves et œuvres d’art vivant (théâtre, danse, cirque, etc.), et faire en sorte que ces […]
Il y a mille bonnes raisons de renoncer à emmener des élèves au théâtre. Et aussi d’excellentes pour insister, en mesurant l’énergie nécessaire pour gérer des comportements d’élèves pas toujours en adéquation avec les codes culturels attendus.
Rencontres de scientifiques, pratique théatrâle, ateliers, démarche scientifique, formation des enseignants, défis, soirée avec les familles, etc. Un projet d’ampleur dans une école de réseau d’éducation prioritaire, en partenariat avec La main à la pâte.
Les élèves de CM1 de la classe de Patrick, après être venus au musée des Arts et Métiers comme visiteurs, reviendront comme conférenciers des élèves de CM2 de la classe de Xuan qui, à leur tour, deviendront conférenciers auprès des élèves de CP de la classe d’Antoine. De la pile Volta aux bâtons de Neper, ce sont dix mêmes objets sur lesquels s’est appuyé le travail des classes engagées dans le projet. Un projet de liaison entre le musée et la classe, bâti sur une réflexion quant aux diverses modalités d’interaction de transmission de savoirs entre pairs, in situ.
« En littérature, il y a beaucoup de passé et peu de futur, mais il n’y a pas de présent. Au cinéma, il n’y a que du présent qui ne fait que passer. » Jean Luc Godard, Entretien au magazine Lire, 1997