Tintin et la force gravitationnelle
Deux albums de Tintin mis à contribution pour étudier la pesanteur, au-delà des représentations communes de la chute des corps. Qui a oublié le mystère du whisky en boule qui échappe au capitaine Haddock ?
La mise en spectacle du savoir scientifique au sein des BD de science-fiction est une véritable chance pour aborder des concepts difficiles d’approche et pour lesquels l’expérimentation directe n’est pas possible. Les deux albums de Tintin, Objectif Lune (OL) et On a marché sur la Lune (ML), écrits dans les années 1950, abordent avec une grande précision des concepts scientifiques qui ne faisaient pas partie des connaissances sociales de l’époque. La question de l’enrichissement de l’uranium, l’utilisation des forces gravitationnelles dans la conquête de l’espace, la connaissance des planètes et satellites de notre système solaire sont autant de thèmes sur lesquels Hergé a minutieusement construit un savoir de fiction, ambitieux pour l’époque, mais qui s’avère proche de nos connaissances actuelles.
Nous avons choisi la question du concept de « force gravitationnelle », qui est largement abordée dans l’univers des deux tomes de Tintin. Charles de Grandrut présente ce concept selon deux entrées distinctes