Comprendre les composantes respectives de l’empathie et des compétences psychosociales (CPS) permet de mieux saisir comment certaines pratiques éducatives, comme le Jeu des trois figures, contribuent à leur développement conjoint mais différencié.
Comprendre les composantes respectives de l’empathie et des compétences psychosociales (CPS) permet de mieux saisir comment certaines pratiques éducatives, comme le Jeu des trois figures, contribuent à leur développement conjoint mais différencié.
Célébrer les progrès des enfants, au-delà des compétences académiques, tout en privilégiant un accompagnement adapté et rassurant pour les parents.
Enfant, l’éducation populaire a été son refuge. Et c’est là, adulte, que la vie professionnelle de Mourad Miraoui a pris son envol pour le conduire au métier de CPE, emportant avec lui, d’un univers à l’autre, une posture, des méthodes et des outils qui « favorisent la pédagogie coopérative pour apaiser le climat de classe ».
Au-delà de l’apprentissage des gestes de secours, les formations PSC1 (Prévention et secours civiques) permettent d’intégrer auprès d’un public élève ou adulte un travail sur les compétences émotionnelles, sociales et cognitives, avec un certificat de compétences délivré à la fin du temps de formation.
Souvent invoquée pour expliquer la réussite ou l’échec scolaires, la persévérance interroge autant les pratiques enseignantes que les dispositions des élèves face à la difficulté et l’apprentissage du discernement entre poursuivre et renoncer. Mais s’agit-il pour autant d’une compétence psychosociale ?
Une recherche-action de deux ans sur les messages clairs, la participation de trois écoles représentant une dizaine de classes. 200 élèves ont répondu à un questionnaire mesurant leur bienêtre et leur motivation, et douze adultes ont été interrogés lors d’entretiens semi-directifs. Les résultats soulignent la pertinence du dispositif.
L’insertion professionnelle des élèves de lycée professionnel ne repose pas uniquement sur des compétences techniques, mais également sur des compétences psychosociales (CPS) essentielles à la réussite dans le monde du travail.
Repenser la relation éducative, c’est possible en s’appuyant sur la confiance, l’autorégulation et l’analyse de pratique. À ces conditions, on bénéficie d’un levier concret pour exercer une autorité éducative à la fois structurante, sécurisante et émancipatrice.
Et si une classe en anglais devenait aussi un terrain d’entrainement pour mieux se connaitre, coopérer et prendre confiance ? Un témoignage de la manière dont les compétences psychosociales peuvent discrètement mais durablement transformer le climat de travail et l’engagement des élèves.
Et si, avec exigence et progressivité, les compétences psychosociales (CPS) trouvaient leur place au collège, non pas en plus des programmes, mais au cœur même des disciplines et des gestes ordinaires de la classe ?
Compétences douces, de vie : dans quels domaines et pour permettre quoi ? Voyage dans le vocabulaire des compétences psychosociales.
Quand on les considère comme un levier de réussite et d’épanouissement, les compétences psychosociales (CPS) permettent aux élèves de mieux comprendre leurs émotions, de gérer les situations de stress, d’interagir avec les autres et de prendre des décisions adaptées.
Les arts du cirque sont un vecteur d’apprentissages multiples, un support pour apprendre de soi, des autres et avec les autres.
Quelles modalités, quels outils utiliser pour que l’évaluation des CPS soit réellement formative, attentive aux processus, aux contextes, au temps long de leur construction, et soutienne concrètement les apprentissages ?
En prison, face à un public adolescent par définition difficile et changeant, comment utiliser les compétences psychosociales pour restaurer de la confiance et instaurer de la coopération, pour ouvrir un avenir ?
Au moment où l’IA occupe tous les espaces, médiatiques, politiques et pédagogiques, une classe de 6e d’un collège parisien est invitée à « débrancher » pour mieux explorer et renforcer, au sein de la classe, des compétences psychosociales (CPS).
Avec Adrien, dans une unité d’enseignement spécialisé, lorsque les étayages peuvent contribuer au développement des compétences psychosociales (CPS).
Face au décrochage scolaire, les remédiations classiques peuvent s’avérer inefficaces, l’élève restant spectateur de ses difficultés. Dans un atelier relai d’un collège de Béziers, des élèves fâchés avec les apprentissages scolaires se sont auto-observés et se sont fixé des objectifs. La vidéo est ainsi un outil pour retrouver un pouvoir d’agir : l’élève devient acteur de ses propres ajustements.
Les compétences psychosociales intègrent les programmes éducatifs, avec pour objectif de réduire les inégalités sociales de santé, d’améliorer le climat scolaire et de favoriser la réussite des élèves. Pourtant, malgré leur potentiel, leur définition reste floue et leur évaluation complexe. Nouvelle marotte pédagogique ou moyen durable pour former de futurs citoyens autonomes et épanouis ? Voici un premier point de vue, en attendant notre dossier de mars-avril sur ce sujet.
Comment cultiver chez les élèves des valeurs d’engagement, de générosité et de fraternité ? Par l’apprentissage-service, pardi ! Une méthodologie qui relève de la pédagogie de projet, à la nuance près que dans l’apprentissage-service, le projet, mené par des enfants ou des adolescents, doit obligatoirement être consacré à l’amélioration d’un problème existant dans la communauté. Entretien avec Roser Batlle, fondatrice du Réseau espagnol d’apprentissage-service, qui aimerait le voir essaimer partout en Europe.
Les compétences psychosociales sont partout. Entre qualités personnelles, comportements attendus et performances ponctuelles, le vocabulaire brouille souvent plus qu’il n’éclaire. En attendant la parution du dossier qui leur sera consacré, dans le n° 604 des Cahiers pédagogiques à paraitre fin février, clarifions quelques mots clés pour sortir des fausses évidences, et réinterrogeons ce que pourrait être former aux CPS.
Effectuant sa scolarité dans un lycée franco-australien à Canberra, un élève de terminale donne son point de vue sur la manière dont les systèmes éducatifs introduisent les devoirs, et par là même, l’apprentissage de l’autonomie des élèves.
Loin d’être un vilain défaut, la curiosité, ainsi que son prolongement expressif, le questionnement curieux, sont des moteurs d’apprentissage extrêmement efficaces. Pourtant, l’école apprend rarement aux élèves à aller chercher des réponses dont ils et elles n’ont pas un besoin immédiat. Voici quelques pistes pour y remédier.
À l’occasion de la Semaine des lycées français du monde, le lycée franco-libanais de Habbouche-Nabatieh a complètement repensé son organisation afin de placer les élèves dans une démarche créative inédite : trois jours pour réinventer l’école.
C’est un profil assez inhabituel : énarque et co-porte-parole d’un collectif militant, Nos services publics. Avec Arnaud Bontemps, nous avons parlé des objectifs assignés à l’école et du bienêtre des élèves.
Des travaux en microgéographie (étude des usages et interactions quotidiennes au sein de microespaces, par exemple les gares, les jardins, ou les salles de classe) montrent que la façon de concevoir différentes spatialités pédagogiques de l’espace-classe est une variable à considérer pour optimiser l’apprentissage.
Pilar Carilla et Cécile Morzadec sont professeures d’espagnol dans le secondaire, en Belgique et en France, et mènent ensemble depuis plus d’une dizaine d’années des projets européens, avec l’intention de cultiver chez leurs élèves des valeurs d’engagement, de tolérance et de solidarité. Elles nous expliquent comment elles ont découvert l’apprentissage par service et comment cette méthodologie peut apporter de nouvelles pistes de travail avec les élèves.
Le droit à l’erreur de l’élève est-il reconnu ? De la maternelle à l’université, l’erreur et son traitement continuent de susciter des débats profonds dans les pratiques pédagogiques quotidiennes. Dans un contexte où les évaluations institutionnelles se systématisent, où la pression pour réussir s’accentue, avec la constitution de « groupes de niveaux » au collège et l’omniprésence de Parcoursup au lycée, comment évolue ce droit fondamental ? Comment concilier droit à l’erreur et évaluation ? On en parle avec la coordinatrice et le coordonnateur de notre dossier « Pour un droit à l’erreur ».
« Je préfère me tromper maintenant que le jour J. » Cette phrase d’élève, parmi d’autres que l’on retrouve dans les articles de ce dossier, dit beaucoup de ce que nous avons voulu interroger : la place, aujourd’hui, de l’erreur dans nos classes, et plus largement dans l’éducation.
Les sciences cognitives montrent comment se tromper restructure le cerveau, développe la résilience et renforce l’autonomie des apprenants.
L’erreur au singulier est une erreur. C’est en la comprenant au pluriel qu’elle fait véritablement progresser de concert formateur, enseignants et élèves.
En classe d’histoire, l’erreur peut être une information fausse, mais aussi une idée peu pertinente pour expliquer un fait.
La conception classique de l’erreur (ce qui est faux et doit être corrigé) ne suffit pas à penser utilement cette notion. Il s’agit donc de proposer des analyses plus fines des problèmes dans les travaux des élèves et d’éclairer les manières différentes de les gérer selon les pédagogie.
Connaitre une langue vivante étrangère, c’est savoir la parler, savoir interagir verbalement à travers elle, malgré des erreurs, avec d’autres locuteurs, natifs ou pas, car une langue est vivante aussi parce qu’elle peut accueillir des erreurs et même évoluer à travers celles-ci.
Les parents mettent parfois la pression sur leurs enfants en stigmatisant leurs erreurs : peut-on les aider à adopter une attitude plus utile ?
Jean-Pierre Astolfi et Daniel Favre sont deux chercheurs ayant largement contribué à la compréhension de la place de l’erreur pour apprendre. Pour l’un, une erreur apporte des informations essentielles à la compréhension. Pour l’autre, elle nécessite d’être farouchement distinguée de la faute.
Comment apprendre à discuter de ses choix orthographiques ? Quand la méthode des zones de doute chasse la peur de l’erreur, et ouvre un espace de dialogue entre pairs.
Une proposition pour amener les élèves à accepter de se confronter à la difficulté et à l’erreur, en dépassant ses propres obstacles.
Quand l’erreur devient un outil pédagogique en physique expérimentale.
Les arts appliqués et cultures artistiques initient au design tous les élèves de lycée professionnel. Cette discipline est structurée autour de démarches de projets et offre un cadre au sein duquel l’erreur peut être requalifiée, non plus comme un obstacle, mais comme une étape constructive favorisant exploration et ajustement.
L’IA peut encourager la paresse cognitive ou, au contraire, nourrir la métacognition. Tout dépend de l’usage qu’on en fait : guidée par l’enseignant, elle devient un appui pour valoriser la réflexion, l’autonomie et la progression.
L’observation du travail des élèves sur leur brouillon révèle des stratégies dans leur choix de suppressions et de réécriture.
Mars 1996. « Au bar de l’Atlantique palace, un meurtre vient d’être commis. L’exécuteur était un as, car on ne l’a pas vu pas pris. Par les gros titres des journaux j’ai appris mon erreur fatale. Je peux les lire quand ils sont gros et imprimés en capitales. J’ai tué mon tonton, dommage, sincèrement je le regrette. Va […]
Évaluer des progrès en cours d’apprentissage, ou évaluer les attendus de fin de séquence ? Des suggestions, en LP, pour articuler ces deux exigences.
Comment les élèves peuvent-ils apprendre en revenant sur leurs erreurs ? Quels dispositifs favorisent ces allers-retours constructifs ? Une exploration en sciences autour des conditions nécessaires pour en faire un véritable levier de progression.
Entre autonomie largement construite de l’étudiant et accompagnement par les enseignants, utiliser l’erreur pour préparer un concours.
Les adolescents peuvent apprendre de leurs erreurs comportementales à l’aide d’un dispositif qui leur permet d’endosser la responsabilité de leurs actes tout en préservant leur dignité.
Progresser en grammaire implique de comprendre et classer les erreurs pour y remédier.
Comment expliquer les difficultés en français que les jeunes Marocains rencontrent à la fin de leur scolarité alors qu’ils ont suivi un nombre très conséquent de 2 000 heures de français tout au long de leur scolarité ?