Dans cet établissement public bruxellois, l’équipe s’est donné un objectif ambitieux : faire réussir tous les élèves. La pédagogie différenciée, appliquée sous des formes nombreuses et variées y est un parti pris du projet.
Dans cet établissement public bruxellois, l’équipe s’est donné un objectif ambitieux : faire réussir tous les élèves. La pédagogie différenciée, appliquée sous des formes nombreuses et variées y est un parti pris du projet.
La compréhension des textes pose souvent souci aux élèves, peut-être parce qu’elle n’est travaillée qu’à partir de travaux écrits. Nous découvrons ici une approche pédagogique basée sur le passage par le corps pour comprendre les finesses d’un écrit, jusqu’à la reprise d’une écriture.
La constitution des classes est un moment décisif pour garantir l’hétérogénéité. Les contraintes sont multiples et ce n’est pas toujours simple d’arriver à un équilibre.
La prise en compte de la diversité des élèves s’est faite progressivement par l’intermédiaire d’une série de textes législatifs. Mais avec des votations successives qui refusent l’adoption de classes hétérogènes.
La réforme du « choc des savoirs » s’applique aussi aux lycées français à l’étranger. La proviseure de l’un de ces établissements, Barbara Martin, explique les tensions avec lesquelles elle doit composer, entre demandes de plus d’homogénéité et nécessité d’une école pour tous.
En matière d’alternative aux enseignements uniformes, l’école au Québec a inscrit l’accueil de tous et la non-stigmatisation de ses élèves dans les textes de loi. Les acteurs de l’enseignement sont parvenus à s’organiser en conséquence.
L’école secondaire au Japon est globalement organisée comme en France. Les textes institutionnels insistent beaucoup pour qu’il n’y ait pas de différences significatives d’aptitudes entre les classes. Mais la gestion de l’hétérogénéité se traduit souvent par des temps collectifs uniformes et des temps individualisés.
Entrons dans une classe de français. Il s’agit d’une séance de plan de travail. Les élèves étudient ce qui correspond à la fois aux attendus des programmes et à leurs besoins d’apprentissage. Ils peuvent rester seuls, coopérer ou rejoindre leur enseignante. Une ruche où personne ne fait la même chose mais où chacun travaille.
Rares sont les cas où une cause unique et pérenne explique les difficultés d’un élève à s’impliquer dans une tâche. Il convient donc de s’adapter à chaque situation, de jouer les équilibristes en tenant compte de tous les paramètres, pour tenter d’intéresser chacune et chacun aux apprentissages du jour. Mobiliser les élèves, c’est accepter une part d’imprévisibilité et vivre le temps présent, décryptent les coordonnateurs de notre dossier « Remobilisés ! » dans cet entretien.
Acceptons d’explorer les ressorts psychiques de la mobilisation à l’école, sans jouer aux psychologues professionnels, mais avec le souci d’être à l’écoute, de reconnaitre chacun dans la singularité de son rapport au savoir et aux enseignements.
Pour celui qui n’a de cesse de se faire mal remarquer, et celui qui s’emploie à se faire oublier, et si le changement pouvait venir d’un regard différent, qui les aide à sortir peu à peu de leur dévalorisation ?
Face à la détresse psychologique et la violence d’un enfant, que faire ? Sécuriser, valoriser, engager dans des activités qui s’appuient sur un élan vital présent malgré tout. Replacer les apprentissages dans des projets qui leur donnent une authenticité tangible.
Et si les mathématiques vous proposaient un univers d’imagination, de surprises, de défis ? Embarquez donc ensemble, enseignants et élèves !
Voici un modèle d’analyse ici appliqué à l’apprentissage de la natation, mais valable pour toutes les disciplines. Ce cadre réflexif permet d’accéder au sens de l’activité du point de vue de l’apprenant, tout au long de son parcours d’expérience.
Les voies de la remobilisation sont multiples… Une enseignante d’anglais en essaie plusieurs qui, bien conjuguées, produisent de beaux effets.
À Mayotte peut-être plus encore qu’ailleurs, il ne peut y avoir d’apprentissages qu’en mettant les élèves au centre, en leur permettant de vivre leur parcours à partir de ce qu’ils sont et font.
Laurent Reynaud, professeur de SVT, livre ici ses réflexions sur la classe puzzle comme moyen de remobilisation des élèves, et prend position sur la place de la coopération à l’école.
Aider les élèves à se remobiliser, c’est les faire rentrer dans les exigences de l’école en prenant en considération qui ils sont et ce qu’ils savent déjà.
En prison, on vient souvent aux heures d’enseignement pour s’occuper la tête et échapper au quotidien… Parfois, cela va plus loin et des dispositifs adaptés permettent de vrais projets d’apprentissage. Mais rien n’est jamais gagné, et les enseignants doivent mettre en œuvre des compétences particulières.
Dans un précédent article, nous avons interrogé Stéphane Allaire, chercheur et professeur en pratiques éducatives au Québec, sur l’engouement pour l’enseignement explicite en France. En écho à cet entretien, nous avons posé quelques questions à Philippe Meirieu.
L’enseignement explicite a le vent en poupe. Il se matérialise par l’invitation d’un chercheur québécois, Steve Bissonnette, à des conférences en ligne proposées par plusieurs rectorats, par de nombreux articles sur les sites académiques, des manuels pour l’école primaire, ainsi que par la publication d’une note de synthèse du CSEN en juin 2022.
L’image de l’école qui vient en premier lieu à l’esprit est encore celle d’une salle de classe où les déplacements sont contraints, où les comportements corporels sont normés et peu souvent sollicités dans l’enseignement. Notre dossier « Apprendre par le corps » explore celui-ci comme levier d’apprentissage, dans des pratiques variées, qui ne sont ni uniquement ludiques, ni excluantes. Mélanie Horwitz, professeure de lettres et formatrice, cocoordinatrice du dossier, nous le présente.
Depuis plusieurs années, on pratique dans cette école la classe dehors. Et comme elle organise aussi des échanges avec l’Ehpad de la commune, pourquoi ne pas lier les deux dans un projet autour du jardinage ?
Témoignage intime d’une enseignante, ancienne enfant non reconnue comme empêchée par son corps.
Au plus près du travail d’un enseignant spécialisé, nous suivons les progrès de deux enfants, Ahmed et Nicolas, qui vivent des expériences corporelles pour se débloquer et apprendre.
Se représenter son corps de manière fine dans l’espace et dans le groupe peut renforcer les compétences plus « académiques » des enfants. Le programme Encor (ENfant et CORps) se propose d’outiller les enseignants de maternelle pour renforcer cette représentation chez leurs élèves.
Une étude de cas montre comment le corps des élèves peut être un objet de contrôle au sein d’une classe. Cette recherche, par les adultes, d’une forme d’immobilité, serait de l’ordre de microviolences dont les enfants seraient les victimes.
À l’origine, corps et école ne faisaient qu’un. Il était évident que les élèves avaient besoin de bouger pour apprendre. Mais cette conception pédagogique a progressivement laissé place à une distinction entre corps et esprit. Explications.
Concrètement, que signifie aider des élèves à apprendre « par corps » ? C’est à partir de plusieurs exemples possibles en classe que l’on se demande si cela peut aider des élèves à apprendre, au-delà de seulement mémoriser et avec une vigilance pour que cela concerne tous les élèves, pas seulement quelques-uns.
Notre parti pris s’inscrit dans une tradition qui s’appuie sur la conviction que l’élève n’est pas qu’un pur esprit…
Quand les tableaux en classe sont revisités, ils peuvent constituer une configuration de l’espace scolaire et des pratiques qui mobilisent le corps des élèves pour les aider à apprendre
Les enseignants cherchent l’engagement de leurs élèves dans un acte volontaire effectif. Un acte que seul l’élève peut poser pour enclencher son processus d’apprentissage. Présentation de quatre activités corporelles pour tisser des liens qui engagent les élèves adolescents.
L’enseignement de compétences psychosociales nécessite de faire vivre aux élèves des activités où ils engagent leur corps, à l’aide d’un espace et d’un mobilier appropriés. Exemple concret en lycée.
Envisager le travail scolaire selon le modèle de la classe flexible, où les élèves investissent autrement les lieux et sont amenés notamment à se déplacer, nécessite un changement de posture, tant de la part de l’adulte que de l’enfant, et une redéfinition des modalités d’enseignement. Exemple en lettres classiques.
Si certains élèves ont une image dégradée de la poésie à l’école, elle peut faire l’objet d’études pédagogiques alternatives. Avec d’autres, dedans ou dehors, avec ou sans artifice, il existe une foule de moyens qui peuvent aider à entrer en relation corporelle avec les textes.
Au-delà de parvenir à faire bouger des élèves en classe, comment peut-on les mobiliser pour qu’ils expriment et fassent évoluer leurs opinions ? C’est ce qui est décrit ici à travers la technique du débat mouvant.
« Si on peut penser que la révolution sera aussi et surtout pédagogique, il convient de compléter cette idée en ajoutant que cette révolution ne peut s’effectuer que dans un nouveau rapport au corps. »
L’école maternelle est un lieu où le corps est perturbé : par la séparation avec les parents ou par les contraintes de la vie en collectivité. Entrons dans une classe de petite section pour comprendre comment il devient possible d’écouter les corps.
Les mathématiques sont une discipline dans laquelle les objets sont abstraits, ils n’ont pas de réalité. Si on dessine un carré, il ne s’agit que d’une représentation. Toute la question réside donc dans la manière dont nous pouvons aider nos élèves à construire ces concepts abstraits. Or, pour y répondre, le corps est un élément essentiel, trop souvent négligé ou oublié.
En cours de langue vivante, les élèves ont régulièrement la possibilité de bouger pour apprendre. C’est d’autant plus vrai quand ils sont conduits à participer à un projet théâtral où chacun tente de trouver une place dans la construction d’une représentation collective.
Maitresse de conférences en sciences de l’éducation, spécialisée en didactique de la danse, Alexandra Arnaud-Bestieu a fait porter ses recherches sur la transmission des savoirs artistiques. Elle est également fondatrice et directrice artistique de la compagnie Imaginaflamenco. Entretien avec elle, sur la place de la danse, et des pratiques physiques et artistiques plus généralement, à l’école.
Comment les « traces » générées autour de séances de danse ouvrent-elles un champ d’invention pédagogique articulant corps et apprentissages ? Une illustration à travers la présentation d’extraits choisis de carnets de bord de danse réalisés en maternelle.
Travailler avec des adolescents en collège est une activité difficile, principalement parce que ce sont des êtres en plein changement. Utiliser le corps par la danse apporte quelques bienfaits accessibles à tous les enseignants.
La discipline scolaire de l’éducation physique et sportive exige bien plus que les élèves bougent. Elle correspond plutôt à une occasion offerte à tous d’entrer en émancipation par rapport à son corps, à travers des activités autant physiques qu’artistiques.
En quoi la pratique des arts du cirque peut-elle participer au développement de compétences scolaires ? Une proposition faite aux enseignants, à partir de techniques d’animation dédiées aux enfants avec troubles du spectre de l’autisme (TSA).
Percevoir la musique est une des compétences centrales des programmes d’éducation musicale au collège. Engager le corps des élèves est un moyen pour y parvenir.
Apprendre à s’entrainer : une compétence enseignée en EPS, à cultiver pour la vie.
Description d’ateliers pour des élèves ne parlant pas français et confrontés à de l’autisme. L’engagement des corps par le théâtre pour faciliter l’ouverture à soi et aux autres.
Travailler avec des jeunes qui ne parlent pas encore la langue française est un vrai défi. La médiation par le théâtre en public encore plus. Récit poignant de gestes d’accueil pour que s’installe la confiance en soi et dans les autres.
Faire bouger le corps des élèves pour incarner et comprendre le mouvement des corps célestes : une idée pas si farfelue que ça !