Pierre Desproges ne faisait pas profession de pédagogie, mais, en le fréquentant assidument, on peut pourtant lui reconnaitre une contribution à la formation des pédagogues. Étonnant, non ?
Pierre Desproges ne faisait pas profession de pédagogie, mais, en le fréquentant assidument, on peut pourtant lui reconnaitre une contribution à la formation des pédagogues. Étonnant, non ?
Lors d’un cours magistral dispensé dans le cadre de mon enseignement à l’École nationale supérieure d’architecture de Toulouse, j’ai testé l’application Wooclap qui permet de rendre le cours plus interactif, notamment grâce à l’interface des nuages de mots.
Enseigner en classe virtuelle nécessite de développer et de mobiliser des compétences spécifiques, qui interrogent les pratiques enseignantes.
Je n’avais aucune des expériences et qualités requises pour rédiger la préface d’un ouvrage portant sur l’enseignement en prison. Pourtant, de façon imprudente, voire présomptueuse, j’ai accepté de le faire : la demande me venait de Christian Frin (nos routes se sont croisées plusieurs fois) et le CRAP m’apportait à priori la garantie de l’intérêt du travail. J’avais la conviction qu’il serait innovateur et la quasi-certitude de pénétrer un texte porté par des valeurs proches des miennes.
Entretien avec Jean-Pierre Laurent, Responsable national de l’enseignement en milieu pénitentiaire.
Les personnes détenues pour de courtes ou de longues peines peuvent reprendre ou suivre des études en prison. Que se passe-t-il dans ce contexte qui les pousse à apprendre, à reprendre ou poursuivre des études ?
Commencer, recommencer, continuer des études en prison ne se décide pas seul.
On s’inscrit aux cours par intérêt, avec un projet pour la sortie, ou pour obtenir une réduction de peine.
Qu’est-ce qui crée le désir de devenir proviseur d’une unité pédagogique régionale, un chef pas vraiment comme un autre ?
Une approche pluridisciplinaire : enseignants, éducateurs et conseillère d’orientation inspirée de l’option « découverte professionnelle trois heures » de collège .
La situation des mineurs. Comment met-on en place l’obligation scolaire des plus jeunes détenus ?
Le mouvement révolutionnaire, au cours duquel la prison devient une peine et la privation de liberté la règle, place l’instruction au rang des priorités. Le code de procédure pénale va inscrire un premier contour de l’intervention des enseignants en prison. Cette prise en charge des « classes d’inadaptés sociaux » par des instituteurs va préfigurer de la réalité d’aujourd’hui.
Étudiante en lettres et sciences politiques à l’université de Poitiers, l’auteure de cet article a effectué un stage d’un mois à l’unité pédagogique interrégionale (UPR) de Rennes. Elle nous livre ses impressions.
Pour apprendre, l’élève doit être capable de distribuer les évènements dans le temps à venir, de gérer l’instabilité du temps présent, d’effectuer des retours dans le temps passé et relier toutes ces dimensions. Un axe de travail s’impose alors : permettre à l’élève incarcéré de passer d’un temps contraint et morcelé à un temps linéaire et construit, vecteur d’apprentissage.
« Sur la route de ma vie j’ai pris le mauvais chemin ; le chemin de la prison, c’est un sentier long et pénible. » B., seize ans
Ni trop loin, ni trop près. La question de la bonne distance est valable dans toute situation d’enseignement. Elle est sans doute plus brulante dans le cadre pénitentiaire.
Réussites. Oxygène, fraicheur, passeur : à Rennes ou Angers, on se réjouit des réussites par l’apprentissage.
Si le socle commun crée partout les remous que l’on sait, en revanche dans l’enseignement pénitentiaire, il est posé comme un préalable, une pierre d’angle.
Revenir vers l’écrit quand on en a été exclu pendant de très longues années, c’est prendre le risque d’un nouvel échec et c’est accepter de déconstruire des habitudes auxquelles on est attaché.
L’illettrisme est un des phénomènes massifs d’exclusion dans notre société. Il est encore aggravé par les conditions de vie en prison. Mais la prison constitue aussi une occasion supplémentaire de le prendre en main.
Tout enseignant connait dans ses classes la difficulté à conjuguer lecture avec intérêt et gout. Cette gageüre existe grandement en prison également.
Quelle image globale garder après lecture de ce kaléidoscope, qui amène parfois bien loin de ce à quoi l’on s’attendait ?
Octobre 2000. Un courrier affiché dans la salle des professeurs attire l’attention de l’auteur. On cherche un professeur de lettres pour intervenir auprès des détenus de la maison d’arrêt d’Angers. Et un lundi, s’ouvre la grande porte bleue à la peinture écaillée.
Être une femme dans ce milieu masculin et y trouver sa place peut paraitre surprenant. C’est pourtant ici le cas.
Le responsable local de l’enseignement (RLE) est un des enseignants à temps complet de la prison. Il fait office d’animateur et de coordonnateur du service scolaire. Quelles sont ses conditions de travail ?
« Un cours de philosophie en pénitentiaire, c’est toujours un morceau d’enfer qu’on ramène avec soi. » Penser l’enfer alors en atelier de philosophie. De Dante à Jean-Paul Sartre.
Loin des murs de la prison, six détenus de la maison d’arrêt de Coutances et quatre accompagnateurs se sont lancés dans un périple de 150 kilomètre à pied. Prêts, au-delà de tout ce qui les séparait, à partager l’effort.
L’écrit dans l’univers carcéral occupe une place très importante. En effet, pour les détenus, toute demande d’activité (sport, soins, enseignement, formation, travail, etc.) doit être écrite. De ce fait, l’écrit et les connotations dont il est porteur par le biais de l’orthographe, du vocabulaire, de la présentation, jouent un rôle considérable. Mais passer à la réalisation d’un journal va beaucoup plus loin.
Lectures à voix haute, rencontres avec des écrivains, tout a été mis en place pour rendre familier le livre. Il était une fois…
Au centre de détention de Riom, dans le Puy-de-Dôme, deux personnes ont proposé, en plus des matières typiquement scolaires (français, mathématiques, langues, comptabilité, etc.), un enseignement moins habituel : l’initiation à la psychologie. Une drôle d’idée ? Réponses à deux voix.
Une cellule de 9 m2, une table de mixage son, un animateur, et voilà venir sur les ondes un fil tendu entre les détenus, et entre les détenus et l’extérieur.
Nous vous proposons un dossier quelque peu hybride, composé d’une première partie de textes inédits, rassemblés grâce au travail de coordination de Muriel Frisch, puis d’une deuxième regroupant des articles issus de nos archives, en particulier d’un dossier datant de 1995, intitulé « La documentation, un outil pour toute une équipe » : comme une occasion de revisiter […]
Quelle signification pour le concept de compétence dans la relation à la pratique et aux savoirs mis en œuvre dans les pratiques documentaires ? Comment mettre les élèves dans des situations complexes de travail ? Qu’est-ce que tout cela peut apporter d’un point de vue pédagogique et didactique ?
Comment les élèves s’emparent-ils du nouvel outil que constituent les espaces numériques de travail ? Que peut en faire le professeur documentaliste ?
Comment définir les compétences à travailler avec les élèves en matière de pratiques documentaires, en y intégrant des approches culturelles de l’information ?
Peut-on « enseigner la documentation » ? Que signifie « enseigner » une telle discipline à l’heure du socle commun ? Présentation d’un outil intitulé « compétences et éléments exigibles en recherche info-documentaire, de la 6e à la classe terminale », expérimenté dans l’académie de Rennes.
Dans les activités documentaires sans doute plus que dans d’autres pratiques scolaires, saisir les opportunités d’apprentissage qui se présentent est un geste professionnel à développer chez les enseignants.
Une présentation du fonctionnement de Wikipédia, en préalable à deux pistes d’exploitation avec les élèves : comparer deux contextes d’édition d’encyclopédies, celle des Lumières et Wikipédia, et observer différentes démarches d’encyclopédies en ligne.
La lecture sur écran devient aujourd’hui une pratique scolaire quasi quotidienne, quel que soit le niveau d’enseignement. Tour d’horizon.
Quelles compétences documentaires dans un projet interdisciplinaire ambitieux et multiforme ? En route pour le XVIIe siècle !
De nouveaux objets dans la classe : de nouvelles pratiques pédagogiques, de nouvelles relations au savoir ?
Des exemples d’activités pour aborder progressivement les compétences documentaires au collège.
À la lumière des contributions recueillies pour ce dossier, retour sur la question initiale posée pour ce numéro : « Comment travailler en documentation sur le socle commun de connaissances et de compétences ? »
Cette contribution, parue dans le hors-série n° 20 des Cahiers pédagogiques, nous semble utile pour éclaircir les différents niveaux de complexité que recouvre souvent l’utilisation du mot-valise « compétence ».
Un bilan de la situation des CDI et des documentalistes au mitan des années 1990 et des perspectives que l’on considèrera avec intérêt vingt ans plus tard…
De précédents numéros des Cahiers pédagogiques « Le CDI, un nouveau lieu pédagogique », n° 146, septembre 1976. « Didac-doc », n° 235, juin 1985. « La documentation, l’affaire de toute une équipe », n° 332-333, avril 1995. « Quoi de neuf au CDI ? », n° 404, mai 2002. « Les élèves et la documentation », n° 470, février 2009. Quelques ouvrages récents Nicole Boubée, André Tricot, Qu’est-ce que rechercher […]
Le documentaliste est à mi-chemin, historiquement et pragmatiquement, du professeur de discipline et du bibliothécaire ; quant au CDI, il tient à la fois de la salle de classe et de l’espace de bibliothèque. La vérité structurale du documentalite se situe donc à l’interface de deux logiques professionnelles.
Une proposition d’entrée dans les compétences documentaires à partir de manipulation de textes divers et variés.
On réduit parfois le travail des élèves au CDI à l’exercice de « méthodes », alors que les compétences documentaires prennent tout leur sens en s’inscrivant dans des apprentissages multiples, associant le documentaliste et d’autres professeurs.
Comment changer les pratiques au quotidien, alors que l’absence de coordination entre enseignants et documentalistes semble rester la règle ? D’où ce texte à deux voix…