Favoriser le passage à l’abstraction en partant des représentations de l’apprenant, cela peut être un objectif dès l’école élémentaire, réalisable à travers la recherche documentaire.
Favoriser le passage à l’abstraction en partant des représentations de l’apprenant, cela peut être un objectif dès l’école élémentaire, réalisable à travers la recherche documentaire.
Ou comment motiver les élèves et leur faire acquérir des capacités nouvelles dans le plaisir. Le mot « diplôme », terme choisi par les élèves, n’est surement pas à prendre au pied de la lettre.
Le stage ? Un élément indispensable pour faciliter l’intégration des jeunes dans le marché de l’emploi, y compris après une licence professionnelle.
Les pouvoirs publics ont conscience que l’université doit renforcer ses dispositifs d’orientation des étudiants et développer la professionnalisation des enseignements afin de limiter les échecs en licence, notamment en première année. Une étude analyse le problème et ses solutions.
Les instituts universitaires de technologie (IUT) développent des formations universitaires courtes, visant, à priori, à une entrée sur le marché du travail. Progressivement, ils sont apparus comme une voie moins incertaine que la formation à l’université, plus généraliste, plus longue et moins personnalisée. Ce témoignage se réfère à une pratique concrète.
Le présent article fait état d’une expérience d’initiation pédagogique en master 1, conçue et mise en place dans une des universités de la Tunisie depuis 2006.
À l’université, le mot « pédagogie » est souvent considéré comme un gros mot ; en effet l’enseignement y est considéré comme une tâche, alors que la recherche se définit en missions.
Cette contribution ne se veut pas un article scientifique, mais une réaction à des propos tenus par certains hommes et femmes du monde politique lors d’une récente conférence internationale sur le capital humain et l’emploi en Méditerranée. Elle incite à davantage de rigueur, d’esprit critique et scientifique lorsqu’on parle de « qualité » en éducation et de « réussite » scolaire.
La mise en place de démarches d’évaluation de l’enseignement prenant en compte le point de vue des étudiants est obligatoire, d’après les textes officiels de l’université. Cependant, l’évaluation de l’enseignement par les étudiants (EEE) reste dans les faits encore peu développée, en particulier dans sa forme institutionnalisée.
L’idée d’une évaluation partagée par les différents acteurs du système progresse lentement. Mais elle rencontre souvent l’incompréhension ou la méfiance, dans la mesure où l’évaluateur est soupçonné d’instrumentaliser la démarche à son seul profit.
La reconnaissance des acquis de l’expérience à l’université pourrait être un gage de réussite pour les personnes actives n’ayant pas de diplôme. Mais les difficultés d’accès à la certification par cette voie interpellent : n’y a-t-il pas un risque, au contraire, de creuser les écarts entre les déjà diplômés et les autres ?
Préparer à l’oral du concours de professeur des écoles dans lequel l’étudiant devra manifester ses capacités et son envie d’entrer dans le métier, voilà un enjeu d’importance.
À l’université, la lecture de textes complexes pose parfois problème. Mais alors comment faire ?
Les principaux sigles de l’enseignement supérieur utilisés dans ce Hors-Série Numérique
Présentation d’un dispositif pour limiter le décrochage à l’université en venant en aide, dès le second semestre, aux étudiants qui ont des difficultés d’orientation et d’apprentissage.
Progressivement, l’université met en place des licences et des masters professionnels. Une réponse à l’interpellation de la société, qui s’inquiétait des études trop généralistes aux débouchés incertains.
Aujourd’hui, les maquettes universitaires rendent obligatoire l’étude d’une, voire deux langues vivantes étrangères. Notre interlocutrice nous présente une réalité tournée vers une approche par compétences qui prend en charge les étudiants tels qu’ils sont, pour leur faire atteindre le niveau B2 du CERCRL, alors qu’un bon tiers n’est qu’au niveau A2.
Quel dispositif pour amener à l’aisance en langues étrangères des étudiants nombreux, hétérogènes et peu motivés pour les langues, puisqu’ils choisissent d’étudier d’autres domaines de spécialité ?
266 400. C’est le nombre d’étudiants étrangers scolarisés dans un établissement supérieur français en 2008.Alors même qu’ils sont intégrés dans un cursus universitaire ordinaire et accompagnés par diverses associations, leur dissémination dans différentes UFR cache des différences d’habitudes lourdes de conséquences.
« Il est impossible de concevoir un chercheur pédagogique qui ne connaitrait pas le métier d’éducateur, c’est-à-dire qui serait incapable de conduire lui-même une classe dans de bonnes conditions. » Gaston Mialaret, Nouvelle pédagogie scientifique, PUF, pp. 18-19, 1954.
Chercher le meilleur mode pour transmettre, adapté à chacun, ça n’est pas réservé aux élèves dans les classes.
Entretien de Philippe Meirieu avec lui-même.
Les départements universitaires de pédagogies (Dup) furent créés en 1982 en Grèce et ils sont en fonction depuis 1984, pour les plus anciens. Leur grande nouveauté fut d’introduire la formation des maitres (même de la maternelle) à l’université.
Apprendre à transmettre n’est pas encore une affaire entendue pour tous les enseignants. Elle semble si nécessaire pourtant. Pédagogie du supérieur, ou l’art d’intriguer les étudiants.
La réforme des modalités de recrutement et de formation des maitres a réactivé un débat très classique : est-il nécessaire, voire possible d’apprendre à enseigner ? Il s’agira d’abord de réfléchir aux enjeux institutionnels et symboliques de cette question, avant de suggérer quelques éléments de réflexion sur les pratiques pédagogiques.
Travailler en équipe pour rédiger un cadre de formation ? Pas si facile.
Réussir un passage demande de quitter le lieu d’où l’on vient et de s’acculturer au lieu où l’on arrive. L’université ne doit pas le négliger si elle veut éviter l’échec massif de ses étudiants.
La question de la professionnalisation divise le monde universitaire, même si elle fait l’objet d’un consensus dans certains milieux politiques.
Il peut sembler curieux, voire provocateur, de parler de rénovation pédagogique à propos du LMD (licence master doctorat), alors que cette réforme a été décriée par les universitaires et les étudiants, et que, encore aujourd’hui, elle est évoquée comme une des causes des difficultés actuelles des universités françaises.
Et si les étudiants prenaient la parole ? Il y a bien sur pour cela les évaluations, mais il y a eu aussi cette production proposée par trois étudiants en licence de sciences de l’éducation. Leur diagnostic est-il aussi éloigné que cela des autres diagnostics émis dans ce dossier et ailleurs ?
En 2002, les premières licences professionnelles voient le jour. Actuellement, le processus diplômant ne cesse de s’accroitre, ouvrant de nouvelles voies, notamment par le biais de la mastérisation. Notamment dans le secteur de la mode.
Alors que l’enseignement secondaire n’a pas encore résolu les difficultés inhérentes à une orientation trop tardive dans sa mise en place et pensée seulement en termes de choix, l’entrée à l’université se fait majoritairement par défaut. Plus de 50 % des étudiantes et étudiants de première année ne se retrouvent pas en deuxième année, mais plus de 50 % des étudiantes et étudiants n’avaient pas fait le choix d’y aller !
Le colloque de la conférence des présidents d’université (CPU) du 11 au 13 mai 2011, à Toulouse, a travaillé sur la réforme de la licence. Des représentants de toutes les formations post-bac et de nombreux acteurs étaient ainsi réunis sur cette question de la licence qui, de l’avis général, ne peut plus se poser de manière isolée.
Avec la massification des effectifs et celle de l’échec en première année, voire en seconde, la pédagogie universitaire, ou plutôt son absence, a été mise en accusation. La solution préconisée depuis une vingtaine d’années réside dans le tutorat, dont les métamorphoses jusqu’au plan « Réussite en licence » sont étudiées ici.
Comment réorganiser l’université ? En faisant de la réussite des étudiants un objectif incontournable
Annie Ernaux est sans doute un des auteurs majeurs de notre temps. La lecture de son œuvre ne manque pas d’être éclairante pour les enseignants qui voudraient notamment réfléchir à ce que peuvent être les fractures sociales et culturelles. Et son livre Les Années (Folio, 2010), évoqué ici, est une chronique passionnante qui nous mène au XXIe siècle dont il est question dans ce dossier.
L’appétence des élèves pour l’humour peut être utilisée en cours de français afin de leur apprendre à reconnaitre les codes culturels qui font qu’un texte ou un dessin est drôle, mais pas forcément pour tout le monde.
La FCPE des Deux-Sèvres et le CRAP-Cahiers pédagogiques organisaient en septembre, à Niort et à Bressuire, deux conférences sur le thème : « Le travail hors la classe des élèves et son accompagnement (les devoirs à la maison, les aides aux devoirs…) ». Y intervenait Séverine Kakpo, docteure en sciences de l’éducation, laboratoire Escol, Université Paris 8. Et également Nathalie Bineau, adhérente du CRAP, professeure et maman…
On se retrouve un jour en conduite accompagnée, assis à droite de son grand fils ou de sa grande fille, à serrer les dents et la poignée de la portière. Et on se demande entre deux virages ce que cet apprentissage, la conduite, a de si particulier.
À partir de paroles de jeunes, description de ce qui se joue à l’école pour aboutir à la rupture pour certains élèves.
À partir de son travail clinique auprès des jeunes en difficultés d’apprentissages, une psychologue clinicienne questionne le décrochage. De quels « désordres » interne, externe témoignent donc ces adolescents qui font parler d’eux ?
Au fil de ce dossier, un abécédaire tout à fait partial et impertinent, pour regarder sous d’autres angles le décrochage, les décrocheurs, l’école elle-même.
La phobie scolaire commence souvent très tôt. Pour ces enfants en souffrance dès l’école maternelle parfois, il convient de faire de la classe un univers sécurisant et surtout de travailler à changer la relation entre adulte et enfant, pour leur permettre d’être bien avec eux-mêmes et avec les autres.
En quoi une approche différente, portée par la psychologie clinique, peut-elle contribuer à renouveler l’approche éducative, pédagogique et didactique des équipes ?
Une fois décelés les symptômes d’un possible décrochage, comment faire, concrètement, pour transformer, dès la 6e, l’essai pédagogique ? Comment faire pour que chacun trouve sa place dans l’école et entre dans un vrai rapport au savoir ?
Peut-on, doit-on éduquer « à la santé » ? « Pour la santé » ? Si nous reprenons l’expression consacrée en titre de ce dossier, c’est en ne manquant pas de l’interroger tout au long des divers articles rassemblés. Comment éviter le moralisme, les injonctions aux « bons » comportements ? Comment ne pas se limiter à des actions ponctuelles, […]
Des pratiques culturelles participent aussi d’une éducation à la santé comprise comme une recherche de l’épanouissement personnel.
Que sait-on sur les comportements à risque des adolescents ? Le point grâce à une enquête internationale.
Développer des aptitudes à maitriser sa santé n’est pas que du ressort des familles. Dans le quotidien de l’enseignement, l’école peut y contribuer, dans un contexte d’écoute et de modestie.
Présentation d’une étude sur la politique éducative de santé des établissements du second degré, dans les domaines de l’éducation nutritionnelle, de l’éducation à la sexualité, de la formation aux premiers secours et de la prévention des conduites à risques.