La psychologie en prison
Au centre de détention de Riom, dans le Puy-de-Dôme, deux personnes ont proposé, en plus des matières typiquement scolaires (français, mathématiques, langues, comptabilité, etc.), un enseignement moins habituel : l’initiation à la psychologie. Une drôle d’idée ? Réponses à deux voix.
En tant que responsable de l’enseignement, j’ai assuré la mise en place du cadre. Enseigner la psychologie ? Le pari n’était pas sans risques, tant le domaine de la psychologie peut être connoté négativement, lourd de représentations diverses, porteur de préjugés chez les détenus comme chez les adultes qui les encadrent. L’enjeu de cet atelier en milieu carcéral était d’approcher la psychologie avec, comme matière première, notre mode de pensée.
Le cadre des interventions a été défini précisément : il s’agissait d’un moment d’enseignement de la psychologie, à partir de thèmes adaptés et habituellement abordés dans le cadre universitaire et non d’un groupe de parole à visée thérapeutique. Les séances se sont déroulées sur un rythme hebdomadaire, de janvier à juin 2011.
La principale difficulté de cet atelier était également son principal…