Des microviolences sur les corps
Une étude de cas montre comment le corps des élèves peut être un objet de contrôle au sein d’une classe. Cette recherche, par les adultes, d’une forme d’immobilité, serait de l’ordre de microviolences dont les enfants seraient les victimes.Bien que l’école de la République prône, dans les lois d’orientation, des valeurs de confiance et de bienveillance, cela ne garantit pas qu’elle assure effectivement un accueil inconditionnel de tous les élèves, en commençant simplement par répondre aux besoins fondamentaux de leur corps. Pour étayer ce soupçon, on peut observer les petits manquements anodins que les pratiques enseignantes ordinaires imposent au corps des élèves. Il ne s’agit pas là de maltraitances caractérisées, mais de petites atteintes au corps, des microviolences qui, si elles ne sont pas reconsidérées, risquent de contribuer à ce que le Défenseur des droits constatait en 2019 – à savoir un fonctionnement des institutions publiques « susceptible en lui-même d’induire ou d’amplifier les violences faites aux enfants dont elles ont la charge ».