Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Que peut l’école pour aider chaque élève dans le processus de l’orientation professionnelle, alors que sa finalité est d’abord dans l’acquisition d’une culture, la formation des citoyens ?
Que faire quand l’orientation tourne en rond, voire aboutit à une impasse ? Une prise de position à partir de deux situations de lycéennes.
La réforme des baccalauréats professionnels, limitant la durée de leur préparation à trois années comme pour les bacs généraux, les revalorise dans les choix d’orientation de fin de collège, mais au risque de réduire les options pour les élèves de moins bon niveau scolaire.
L’orientation des élèves en enseignement adapté au collège nécessite une attention particulière, en raison de leurs difficultés personnelles d’une part, pour leur apprendre à s’intégrer dans un monde professionnel d’adultes, d’autre part.
Les technologies de l’information et de la communication facilitent l’accès à l’information, elles sont des outils d’aide à la décision aujourd’hui indispensables.
Le rôle de l’État est-il de bien orienter les personnes ou de bien préparer les personnes à s’orienter ? C’est la question des finalités de l’école qui est posée : quel type de citoyen veut-on ?
L’orientation ne peut plus être pensée comme une affaire individuelle, à chacun sa galère. C’est un problème social, donc de tous, et il nous faut imaginer des solutions collectives pour progresser.
L’auteur propose une mesure simple à comprendre, mais porteuse d’évolutions d’importance : reconnaitre à l’élève et à ses parents la responsabilité de l’orientation tout au long du cursus scolaire. Un levier pour une école plus égalitaire ?
Caroline Elissagaray et Cathy Marret se sont toutes deux rendues en voyage d’école en Finlande, afin d’étudier de près le système éducatif qui nous laisse si envieux. Réponses comparées, à leur retour.
Au moment où j’écris ce billet, la crise des rythmes scolaires bat son plein. J’aimerais imaginer qu’au moment de votre lecture, elle est apaisée ou qu’elle a, finalement, été le levier d’un débat constructif. La loupe de l’actualité peut être déformante. Elle peut aussi servir à mieux voir, sans échappatoire, ce qui fait mal à […]
Novembre 1974. Le début du septennat de Giscard d’Estaing est marqué par une série de réformes de société (la légalisation de l’IGV est discutée ce mois-là à l’Assemblée, etc.). Pour ce qui est de l’Éducation nationale, le nouveau ministre, René Haby, tout en affirmant qu’il poursuivra l’œuvre de son prédécesseur, Joseph Fontanet, ne se précipite pas pour revoir ces projets qui deviendront en 1975 la réforme Haby. C’est dans cette période entre deux réformes que les Cahiers pédagogiques ouvrent la question de l’articulation entre l’enseignement général et l’enseignement technique, dans un dossier intitulé « À orienter vers le technique… ». L’éditorial signale « depuis bientôt trente ans qu’ils existent, les Cahiers pédagogiques n’ont consacré qu’un numéro à l’enseignement technique (n° 16, 1959 !)». Après tout, ceci est le reflet d’un phénomène général : l’enseignement technique et l’orientation sont négligés des médias et des réformes. Dans les faits, ce n’est pas tout à fait vrai, ainsi une importante réforme de l’orientation a été engagée en 1973, mais elle entre en vigueur très lentement (cinquante-trois départements concernés à la rentrée 74). Et que dire du silence dans lequel sont tenus alors les problèmes de l’enseignement outre-mer ? En donnant la parole à quelques enseignants de l’enseignement technique de Martinique, les Cahiers ne comblaient pas ces lacunes, mais contribuaient à mettre pour une fois en lumière ces éternels oubliés. À la lecture de ces propos d’enseignants de Martinique et de métropole (encadrés), on mesurera le chemin parcouru (ou pas) dans les faits (enseignement professionnel, orientation, enseignement outre-mer) plus que dans les discours sur la marginalisation.
Désintox. L’année électorale qui vient sera à coup sûr chargée en caricatures, fausses bonnes idées et poncifs rétrogrades sur l’école, son fonctionnement, les méthodes pédagogiques, etc. Nous avons décidé, au CRAP-Cahiers pédagogiques, de nous attacher à déconstruire ces caricatures et ces promesses hasardeuses. La primaire organisée par le parti Les Républicains a été et est […]
Donner à choisir Marc Ledoux Professeur de lettres au microlycée 93 « Je ne sais pas par quoi commencer ! Je n’y arrive pas ! », prévient Xiao Lei, avant même d’avoir essayé. Ancien décrocheur venu préparer un bac ES au microlycée 93, il garde de sa rupture passée avec l’école une inhibition résiliente face aux évaluations […]
Les auteures s’inscrivent dans les objectifs du plan d’études romand (PER), dont la visée éducative est de développer le « vivre ensemble et l’exercice de la démocratie », intégré dans les pratiques ordinaires de la classe et dans les disciplines scolaires. Elles rendent compte ici d’un atelier philo où la question du juste et de l’injuste est mise en débat.
La formation continue, pour être efficace, gagnerait à associer ceux qui en bénéficient à la construction des besoins, la négociation des contenus, la problématisation des difficultés. Ne pas expliciter à l’insu des premiers concernés !
Les difficultés de recrutement dans l’enseignement ne sont pas propres à la France. L’Angleterre doit également y faire face, et les causes et réponses apportées résonnent avec les difficultés que nous connaissons ici.
Des enseignants qui détournent Twitter pour ouvrir leur classe sur le monde et permettre des échanges écrits variés, disponibles à la fois au destinataire et au grand public (parents, familles, enseignants, autres classes, etc.).
Quand une situation dérape, n’hésitons pas à faire un petit travail introspectif.
Développer l’intelligence émotionnelle des enseignants et des élèves s’avère une piste intéressante pour construire un respect mutuel à l’école.
Respecter ses professeurs, est-ce apprendre à se taire ? Un père s’interroge sur l’attitude à adopter face à des enseignants qui bafouent les règles les plus élémentaires de respect et de bienveillance.
1. Jules Ferry, « Lettre aux instituteurs », 17 novembre 1883. 2. François Guizot, « Lettre aux instituteurs », 4 juillet 1833. 3. Jean-Michel Blanquer, Construisons ensemble l’école de la confiance, Odile Jacob, 2018. 4. Tomi Ungerer, Ni oui ni non. Réponses à 100 questions philosophiques d’enfants, L’École des loisirs, 2018. L’intrus pourrait être François […]
Saurez-vous reconnaitre les auteurs de ces propos et dire quand ils ont été tenus ? Saurez-vous également identifier l’intrus ?
L’introduction de la notion de respect est la grande innovation du programme d’EMC de 2018, mais sa signification reste obscure. Analyse par un des concepteurs du programme de 2015, qui déplore un recentrement sur les missions traditionnelles de l’école, au détriment de la réflexion et de la discussion.
Comment envisager la question du respect d’autrui en éthique professionnelle ? Faut-il accorder la même attention et le même temps à tous les élèves, ou à ceux qui en ont le plus besoin ? Comment trancher entre éthique de la justice et éthique de la critique ?
Qu’est-ce que le véritable respect ? Comment se traduit-il dans la pensée, les comportements ? Si les dictionnaires nous renseignent assez peu, les philosophes nous aident heureusement à y voir plus clair.
Respecter autrui, oui. Mais au nom de quoi faut-il respecter des symboles, le matériel ou soi-même ? Cette exigence de perfection morale à l’école achoppe sur les droits des enfants et des familles. Illustration en cinq exemples.
Les enseignants en France sont, la plupart du temps, fonctionnaires. Qu’en est-il donc de leur liberté d’action ? Entre fidélité et servilité, entre autonomie et exécution, l’agir concerté indiquerait une posture pertinente.
Equité L’éducation des élèves et la formation des enseignants pour l’égalité réelle dans l’accès aux droits fondamentaux se développent au Canada.
Manque de travail ou manque de méthode, finalement peu importe si on ne comprend pas ce que l’on fait et pourquoi on le fait. C’est ce que nous dit cette enseignante, qui s’appuie sur les neurosciences cognitives pour expliquer aux élèves comment leur cerveau fonctionne et les guider vers l’autonomie.
Pendant que le système éducatif est en crise, l’école palpite toujours, forte des réseaux et des coopérations qui se créent et se multiplient à l’initiative des enseignants. Julien Crémoux, directeur et professeur des écoles en cycle 3 à Nuits-Saint-Georges (en Côte-d’Or), fait partie de ceux qui vivent leur métier sur un mode collectif pour adapter sans cesse leurs pratiques pédagogiques.
Tous ont en commun, l’échec scolaire, la lenteur du développement intellectuel, l’absence ou inadéquation du scénario de vie,et une image corporelle fragilisée. Et le pari d’un projet sculpture. De la matière. De soi.
Profiter d’une contrainte (ne pas avoir de salle de sport sur site) pour impliquer les élèves dans l’invention de pratiques sportives adaptées, voilà qui n’est pas courant. Ce n’est pas en France que cela se passe. Mais on pourrait l’envisager, non ?
Bouger et parler. Parler et bouger. Voici une expérience particulièrement fertile sur le plan du langage, pour des élèves dont certains n’avaient pas le français pour langue maternelle. Expérience qui permet aussi de s’interroger sur les relations entre agir, dire et penser.
Utiliser Twitter pour apprendre à lire et à écrire. Idée saugrenue ? Effet de mode ? Ou outil complémentaire d’apprentissage ?
Vous vous demandez ce qu’est un serious game, un jeu sérieux dont on parle beaucoup en ce moment ? Vous vous demandez comment cela marche et si vraiment les élèves apprennent en jouant ?
Deux témoignages, le premier venu d’un collège, l’autre d’une classe de SES en lycée.
À l’université libre de Bruxelles, le podcast est utilisé pour redonner son rôle à l’enseignant dans un apprentissage en autonomie.
Quelque chose semble s’opposer à la généralisation, sans cesse annoncée et sans cesse repoussée, de l’usage des Tic dans les établissements scolaires. Pour saisir la nature de cette opposition, les raisons le plus souvent avancées ne sont peut-être pas les bonnes.
Comment cultiver le gout pour la compréhension du monde que portent les sciences physiques ? Peut-être en commençant à rechercher un peu de cohérence dans la formulation des programmes, qui ont bien du mal à intégrer l’approche par compétences, en particulier dans le supérieur.
15 mai 2012. Lourde va être la tâche du nouveau ministère. Comment ne pas écouter les sirènes du conservatisme, comment dépasser l’approche quantitative ? Le CRAP-Cahiers pédagogiques sera aux côtés de ceux qui veulent vraiment refonder l’école.
Une fronde sans précédent déstabilise le Québec depuis mi-février. L’enjeu : la part payée par les étudiants pour leur formation universitaire, et donc l’accessibilité de l’enseignement supérieur.
À la rentrée 2012, les Réseaux d’aide aux élèves en difficulté (Rased) vont une fois de plus être mis à mal par les suppressions de postes : un tiers des 15 028 postes d’enseignants spécialisés ont disparu depuis 2007 ; plus de 250 000 élèves n’auront plus d’aides spécialisées.
Vous connaissiez le Sav, le service après-vente ? Voici le Sal, le service avant-lecture ! Qu’est-ce qu’un blog ? À quoi peut servir un réseau social dans la classe ? Quels sont les inconvénients d’un tableau blanc interactif ? Qu’apporte une tablette numérique en collège ? Nos amis de l’association é.l@ab ont répondu à ces questions pour vous aider, si nécessaire, à entrer dans le dossier. Sur notre site, vous trouverez tous les liens.
Quoi de neuf dans le vieux monde ? Comment utiliser l’outil numérique de façon frontale en cours de mathématiques au lycée ? Ce qu’il faut privilégier, ce qu’il vaut mieux éviter aussi.
Pour esquisser un portrait de l’apprentissage à l’heure du numérique, l’auteur suit trois contours : celui du rapport qu’un élève entretient aujourd’hui avec le savoir, celui des temps et des espaces éducatifs et enfin, celui l’importance du collectif dans l’apprentissage.
Cet article est issu d’une recherche menée dans une classe composite de 5e et 6e années primaire (onze et douze ans) en Communauté française de Belgique. Comment utiliser un logiciel d’écriture de manière à faire réellement progresser les élèves ?
Lire, lire, lire… Comment de petits objets vont-ils donc accompagner au quotidien cet apprentissage fondamental ?
« Nous connaissons actuellement une période d’immense basculement, comparable à la fin de l’Empire romain ou de la Renaissance. Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux grandes révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. La troisième est le passage de l’imprimé aux nouvelles technologies, tout aussi majeure. » (Michel Serres)
Enthousiasme, agacement, incrédulité, le numérique à l’école ou ailleurs ne laisse pas indifférent. Au-delà des réflexions, c’est aussi une question d’affinité. Nous avons donc tenté le micro-trottoir pour en savoir plus. Mais pas dans n’importe quelles rues : nous avons interrogé les passants sur les boulevards de Twitter, Facebook et de la liste de diffusion du CRAP. Florilège…
En classe, les situations en langue étrangère sont avant tout jouées. Internet ouvre vers des situations authentiques de communication, permettant de travailler les compétences du cadre européen.