RENDRE SA PAROLE EN MAIN

Publié le Lecture : 13 min

Tous ont en commun, l’échec scolaire, la lenteur du développement intellectuel, l’absence ou inadéquation du scénario de vie et une image corporelle fragilisée. Et le pari d’un projet sculpture. De la matière. De soi.

La proposition artistique suivante traverse les apprentissages à partir d’une hypothèse : on apprend d’abord avec son corps. Les enfants sont orientés dans une classe d’inclusion scolaire (Clis) par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).  C’est le pari d’un chantier sculpturel et corporel qui est tenté ici et maintenant, avec eux.

LA SCULPTURE EST UNE LANGUE DES FORMES

Peu pratiquée à l’école, elle est intéressante dans son aspect corporel, poétique et spatial. La sculpture moule, crée des empreintes, poétise la matière, prend l’espace : elle laisse une trace, un passage. Passage de travail, d’apprentissage, de vie. Trace importante, résultante d’un contact physique dont elle signale la cause. Artistique, elle donne don…

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