Devenir fonctionnaire : pour quoi faire ?

Publié le Lecture : 14 min

Les enseignants en France sont, la plupart du temps, fonctionnaires. Qu’en est-il donc de leur liberté d’action ? Entre fidélité et servilité, entre autonomie et exécution, l’agir concerté indiquerait une posture pertinente.

La loi Le Pors (13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires) est assez largement méconnue, y compris des premiers intéressés, les fonctionnaires. Lorsque j’étais formatrice, la question des droits et des obligations des fonctionnaires surgissait lors des moments d’analyse des pratiques. Les représentations du statut du fonctionnaire se formaient essentiellement autour de deux composantes : avoir un emploi stable mais avec peu de perspectives d’évolution de carrière, entrer dans une institution fortement hiérarchisée, mais en disposant d’une marge de manœuvre importante au quotidien. Sur la question de la marge de manœuvre, les positions étaient variées : pour m’intégrer, je fais comme les collègues plus anciens ; tant que je ne suis pas titulaire, j’agis comme la formation me l’indique, après on verra ; je suis un exécutant et je fais ce qu’on me dit de faire (sous-entendu ne venez pas me casser les pieds) ; au quotidien, je suis maitre dans ma classe, etc.

Pour la…

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Formateur d’adultes"

Qu’est-ce que le « bon » travail enseignant : des définitions qui s’actualisent dans le réel de la classe

En prolongement de la première partie de leur enquête sur le « bon » travail enseignant, des étudiantes en master MEEF premier degré de l’académie de Nantes montrent comment des enseignantes expérimentées doivent arbitrer en permanence entre la progression formelle des programmes et les besoins réels des élèves, et pourquoi elles sont parfois amenées à faire des compromis avec leurs idéaux professionnels

Publié le 23 septembre 2026 16 min
Piloter un projet européen, ça change quoi ?

Le projet CulturEurope mené par l’Inspé de l’académie de Créteil a réuni des formateurs de toutes disciplines pour créer des ressources qui feront vivre la culture européenne dans les classes et aideront à construire un « sentiment d’appartenance européenne » chez les élèves. Pour les formatrices et porteuses du projet, qu’est-ce que cela a changé ? Témoignage.

Abonné Publié le 18 septembre 2026 4 min

À lire sur "Formateur d’adultes"

Qu’est-ce que le « bon » travail enseignant : des définitions qui s’actualisent dans le réel de la classe

En prolongement de la première partie de leur enquête sur le « bon » travail enseignant, des étudiantes en master MEEF premier degré de l’académie de Nantes montrent comment des enseignantes expérimentées doivent arbitrer en permanence entre la progression formelle des programmes et les besoins réels des élèves, et pourquoi elles sont parfois amenées à faire des compromis avec leurs idéaux professionnels

Publié le 23 septembre 2026 16 min
Piloter un projet européen, ça change quoi ?

Le projet CulturEurope mené par l’Inspé de l’académie de Créteil a réuni des formateurs de toutes disciplines pour créer des ressources qui feront vivre la culture européenne dans les classes et aideront à construire un « sentiment d’appartenance européenne » chez les élèves. Pour les formatrices et porteuses du projet, qu’est-ce que cela a changé ? Témoignage.

Abonné Publié le 18 septembre 2026 4 min