Les dessins de presse figurent en bonne place dans les cours d’histoire-géographie-éducation civique, du collège au lycée. Une professeure explique comment elle les choisit et à quels écueils elle se heurte parfois.
Les dessins de presse figurent en bonne place dans les cours d’histoire-géographie-éducation civique, du collège au lycée. Une professeure explique comment elle les choisit et à quels écueils elle se heurte parfois.
Pour lire d’un œil averti les caricatures d’aujourd’hui, un détour par le passé est efficace, car il montre l’importance du contexte dans l’interprétation du message.
Les élèves sont parfois sensibles à l’irrespect dont font preuve certains dessinateurs et se disent « choqués » : alors prenons le temps d’en parler et de voir envers qui et quoi il s’exerce, pour éviter les erreurs d’interprétation.
Une proposition de séquence visant à faire comprendre aux élèves ce qu’est la liberté de la presse, le rôle des médias et la déontologie journalistique, et à développer leur sens critique.
Le professeur introduit parfois les dessins de presse pour alléger des sujets difficiles. Mais rien de moins léger que la complexité d’un dessin.
Où l’on voit qu’il est possible de travailler la caricature, même en banlieue.
Ici, on ne part pas tout à fait d’un dessin de presse, mais d’une couverture de magazine dont le graphisme est pensé comme support d’une discussion à visée philosophique.
Une professeure d’arts plastiques utilise l’exposition Cartooning for Peace pour faire acquérir à ses élèves un regard distancié sur les sujets d’actualité. L’analyse des dessins leur permet également d’exprimer leurs émotions et d’approfondir leur réflexion par un retour d’expérience.
Un dessinateur de presse intervient dans des établissements pour faire découvrir son métier aux élèves, mais aussi pour les initier à la spécificité de la lecture et de l’interprétation de ce type d’illustration.
Dans un dossier consacré au travail autonome, Chantal Dulibine proposait, en 1988, de faire réfléchir les enseignants sur les questionnaires qu’ils donnent aux élèves pour aborder un document. Et le document, ici, est un dessin.
Contrairement aux idées reçues, le baccalauréat a beaucoup évolué, dans sa forme, depuis sa création. Un détour historique éclairant, qui présente également les nombreuses tentatives de réforme, avortées, quand il a été question d’y introduire une part de contrôle continu.
De l’impossibilité de réformer le lycée en raison de l’impact du baccalauréat sur la scolarité des lycéens, déjà en 1999.
Cet article d’octobre 2000 faisait le point sur les principes régissant l’organisation du baccalauréat, leurs limites et leurs contradictions. Il proposait aussi quelques pistes pour y remédier.
La récente réforme du baccalauréat général et technologique réaffirme la mission du lycée : préparer les élèves à la réussite dans l’enseignement supérieur. Mais comment assurer cette mission ? Comparaison entre trois pays, Angleterre, Italie et France, qui révèle des conceptions différentes du lycée.
Comment accompagner au mieux la réforme du lycée et les réformes en général ? Le point de vue d’un recteur dans un entretien donné aux Cahiers en 2011.
Aujourd’hui examen sans signification ni enjeu, le baccalauréat est devenu un leurre, tant au niveau de l’évaluation des candidats que de l’égalité, notamment pour l’accès aux études supérieures.
On peut déplorer que la réforme du baccalauréat n’ait pas été l’occasion d’une vraie réflexion et d’une refonte du lycée. Cette dernière, tâchant de concilier enseignements communs et introduction d’une part de modularité, pose plus de questions qu’elle ne résout de problèmes.
Si personne ne conteste la nécessité de la réforme du baccalauréat, sa mise en place, ses conséquences et les questions qu’elle suscite interrogent les enjeux éducatifs et sociétaux qui la sous-tendent.
Pour mettre fin à la machine à trier que constituent le lycée et l’enseignement secondaire français, un parent d’élèves militant dresse ici un plaidoyer pour un lycée polyvalent.
À vouloir faire du lycée l’antichambre de l’enseignement supérieur, on perd les valeurs qui devraient pourtant présider à sa conception : droit à l’erreur et au choix, formation du citoyen et lutte contre les inégalités.
Où l’on voit que les innovations de la réforme du baccalauréat concernent essentiellement la voie générale, et n’en sont pas dans les voies technologique et professionnelle, où elles existent depuis longtemps.
Parallèlement à celle enclenchée pour le bac général et technologique, une réforme de la voie professionnelle est en cours. Pistes de remédiation pour en améliorer les insuffisances.
En matière d’évaluation, les lycées agricoles ont une longueur d’avance et, dans le cadre de la réforme du bac général, on pourrait s’inspirer des innovations qui y sont faites, notamment dans le contrôle continu, grâce à l’accompagnement et à l’explicitation.
Et si changer le bac passait par une réforme de notre système de notation ?
Connaitre les avantages et risques induits par les contrôles terminal et continu permet d’envisager autrement les modalités d’obtention du baccalauréat.
La réforme du bac prévoit un tronc commun scientifique, où les sciences de la vie et de la Terre auront une place ; et aussi des enseignements de spécialité, choisis par les lycéens. Mais face aux modalités de recrutement de l’enseignement supérieur, quelle sera la place pour les SVT dans le parcours des futurs lycéens scientifiques ?
Avec l’introduction du contrôle continu, les élèves seront, dès la classe de 1re, soumis à la pression de l’évaluation certificative. Quelle place restera-t-il alors vraiment pour les apprentissages ? Le point de vue d’une professeure d’anglais, qui déplore également la place faite aux tests internationaux pour l’attestation de niveau en langues vivantes.
La réforme du baccalauréat prévoit la suppression de l’écriture d’invention de l’épreuve anticipée de français. On voit pourtant ici en quoi elle est une voie indispensable d’accès à la littérature et à l’étude de la langue.
Quatre heures de philosophie pour tous en terminale, c’est une véritable avancée. Mais des questions demeurent en suspens, notamment quant aux programmes, à la liberté philosophique des professeurs ou encore à la place de la discipline dans la spécialité « humanités, littérature et philosophie ».
Comment réorganiser l’université ? En faisant de la réussite des étudiants un objectif incontournable.
Si la réforme du lycée cherche à améliorer l’ajustement entre offre et demande dans le supérieur, l’organisation nouvelle du baccalauréat, hyper centralisée et normée, n’atteindra pas les objectifs de simplification attendus et mettra sur les bacheliers une pression considérable.
Peut-on dépasser le statut de rituel de passage incontournable du baccalauréat, monument de l’école française et premier examen de l’enseignement supérieur ? Peut-on le faire évoluer sensiblement, en prenant en compte son cout excessif (les heures perdues en juin, l’incitation au bachotage, les heures à préparer le versant administratif) et son inadaptation aussi bien à la poursuite d’études comme l’entrée dans le monde professionnel ?
Philosopher avec des enfants porteurs de handicap ne va pas de soi. Des ateliers menés auprès de ces enfants prouvent que l’on peut avoir la même exigence avec eux qu’avec les autres, et que la portée de cet accompagnement permet aux jeunes de se penser au-delà du handicap et de développer des compétences réflexives indispensables à tout individu.
En école maternelle, un regard sur les facteurs de réussite de l’inclusion en classe ordinaire d’élèves présentant des troubles relevant du handicap.
Invité en ouverture des rencontres CRAP de Rambouillet en 2004, qui avaient pour thème « Face aux difficultés du métier, que construisons-nous ? », Jean-Pierre Astolfi a mis en avant la nécessité de ne pas renoncer aux savoirs. Interrogé par les Cahiers, il revient ici sur cette insistance qui avait pu surprendre les participants.
ean-Pierre a été corédacteur en chef des Cahiers pédagogiques, bonne école pour être soucieux de qualité d’écriture et de lutte contre les brouillages inutiles de la compréhension. Ses réflexions sur l’écriture de textes théoriques sont elles aussi très actuelles.
Une lumineuse préface à l’ouvrage de Rolande Hatem Écrire et réécrire dans toutes les disciplines, paru à l’ex-CRDP d’Amiens en 2006, où l’on peut lire en creux la conception qu’avait Jean-Pierre Astolfi de l’écriture, comme dit plus haut dans ce dossier.
L’étymologie latine du mot (civis) renvoie à la dimension juridique, à l’appartenance à une communauté de droit, son équivalent grec (polis) renvoie à la communauté politique : la citoyenneté est un statut juridique qui fait d’un individu un être politique dans une société organisée en Cité ou en Etat.
Le débat consiste en un échange interactif entre élèves, le plus souvent animé dans le groupe-classe par le maître (ou par un élève en petit groupe ou en conseil coopératif). C’est une des modalités de l’apprentissage, utile dans un panel de méthodes pour construire une séquence. Elle peut se pratiquer en petits groupes ou/puis en séance plénière. Nous préférons personnellement le terme discussion, car il n’y a pas dans le mot bat (-tre). En effet l’autre est pour nous, dans une perspective coopérative, un partenaire avec lequel on cherche avec, plutôt qu’un adversaire contre lequel on lutte. Dans cet esprit, la discussion engage une « éthique discussionnelle » (Habermas) : respect de la parole et de la personne de l’autre qui ne pense pas comme moi, mais peut au contraire m’aider dans ma pensée.
« Chercher à construire par la raison des vérités communément partagées », ce serait une belle définition du débat. Elle est proposée par cet article paru il y a douze ans et qui est toujours d’actualité.
Dans nos programmes en langues, nous avons bien sûr à travailler l’interaction orale, c’est-à-dire tout ce qui va permettre de mobiliser les outils linguistiques de façon spontanée dans les rapports avec autrui, sans rédaction préalable. C’est une compétence complexe parce qu’elle engage à la fois les acquis en termes de syntaxe, phonologie et lexique et […]
Quels processus de pensées sont à l’oeuvre lorsque des élèves participent à une discussion à visée philosophique ? L’adulte a pour rôle de les nommer et d’en faire prendre conscience aux enfants.
L’idée du débat est associée à celle de l’oral. Pourtant, dans de nombreuses sphères de la société, des débats parfois très virulents ont lieu à l’écrit. Si on transposait cela en classe ?
Déroulé d’un projet basé sur la pratique de la discussion philosophique avec des élèves de 2de bac pro : les changements en classe sont bien visibles
Pour ou contre la corrida ? Comme les lycéens ont soif d’en découdre sur ce sujet, on peut s’attendre à un affrontement classique… et stérile. Mais le rusé professeur va obliger ses élèves à passer par les chemins de la connaissance.
Juxtaposer des arguments sans pouvoir aller plus loin, refuser de discuter en se cramponnant à ses convictions : autant d’écueils qui menacent la pratique du débat en classe. On fera mieux la prochaine fois !
Si la géographie est pour vous la description fastidieuse du relief des pays ou de leurs ressources à apprendre par coeur, vous allez être étonnés : en réalité c’est bouillonnant de questions et de débats de société. Mais concevoir ainsi cette discipline demande un peu de formation.
Quand circulent tant de demi-vérités, et encore plus d’ignorances, sur tant de questions importantes, permettre aux élèves de s’impliquer dans des débats de société de la façon la plus éclairée possible, voilà un bel enjeu.
En contrepoint à l’article précédent, une discussion sur les bienfaits attendus du débat . Former les élèves à participer à des controverses, très bien, mais comment aider à distinguer croyances, opinions et faits scientifiques ? D’ailleurs à quoi reconnaît-on un fait scientifique ?
Il y a bien des variantes du débat, comme le montre ce dossier. Car chaque enseignant reconstruit à sa manière ce genre scolaire et lui donne des finalités particulières : on le voit ici à propos de l’interprétation de textes littéraires au CM2.