La saveur des savoirs. Entretien avec Jean-Pierre Astolfi

Publié le Lecture : 13 min

Invité en ouverture des rencontres CRAP de Rambouillet en 2004, qui avaient pour thème « Face aux difficultés du métier, que construisons-nous ? », Jean-Pierre Astolfi a mis en avant la nécessité de ne pas renoncer aux savoirs. Interrogé par les Cahiers, il revient ici sur cette insistance qui avait pu surprendre les participants.

En choisissant de parler des savoirs à propos des difficultés du métier, laissez-vous entendre que selon vous, les enseignants s’en sont détournés ? Comment ?

Je ne cherche pas du tout à dénoncer ni les enseignants ni d’ailleurs quiconque. Le problème est plutôt que l’école s’est construite autour de contenus d’enseignement plutôt qu’autour de savoirs, comme l’ont montré les recherches sur la transposition didactique ainsi que sur la forme scolaire. En fait, c’est le succès même de l’école, et surtout les nouvelles exigences sociétales face à l’école, qui conduisent à mieux prendre à bras-le-corps la question des savoirs. Ne survalorisons surtout pas le temps de Jules…

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