les mots à la bouche
Les élèves sont parfois sensibles à l’irrespect dont font preuve certains dessinateurs et se disent « choqués » : alors prenons le temps d’en parler et de voir envers qui et quoi il s’exerce, pour éviter les erreurs d’interprétation.Il est 10 h, Flora sort du CDI et je l’entends parler au téléphone : « Ce matin, en français, c’était génial, on n’a fait que du dessin de presse, et j’ai trop bien réussi le travail à faire. Tu sais, je t’en avais déjà parlé l’autre fois. » Les élèves, au lycée professionnel parlent rarement du contenu des cours à l’extérieur et c’est un signe très positif. Flora est en première année de CAP. Les difficultés de certains élèves, en particulier dans la maitrise de la langue, ne freinent pas leur bonne volonté et cette année, je trouve particulièrement agréable, en tant que professeur documentaliste, de travailler avec les élèves de cette classe.
Le projet autour du dessin de presse concerne les élèves de CAP et de 2de bac pro. Nous avons commencé, dès la rentrée de janvier, avec l’exposition de Cartooning for Peace, « Dessins pour la paix ». Installée pour une semaine, elle a servi de lancement, formule qui a séduit mes collègues. Après une courte introduction pour préciser qu’un dessinateur de presse est un journaliste qui rend compte de l’actualité par le dessin, je rappelle l’enjeu de la liberté d’expression et les risques que prennent certains d’entre eux. J’invite les élèves à s’intéresser à la nationalité de ces dessinateurs, car c’est aussi un tour du monde qui leur est proposé. L’exposition, en treize grands panneaux, aborde ce thème parmi d’autres comme« Vivre ensemble », « Droits des enfants », « Environnement », « Migrations et frontières ».