Entre frustrations et réussites
En école maternelle, un regard sur les facteurs de réussite de l’inclusion en classe ordinaire d’élèves présentant des troubles relevant du handicap.Le cas des enfants présentant des troubles en maternelle est fréquent, et la réussite de leur inclusion dépend en grande partie des adultes qui les accompagnent. J’ai comparé les situations de deux élèves diagnostiquées « autistes », scolarisées dans ma classe en grande section avant de lister ce qui me semble être des facteurs de réussite pour une inclusion en classe ordinaire.
Lola est une enfant de 5 ans qui a changé d’école pour son maintien en grande section, où elle est scolarisée trois demi-journées par semaine. Son auxiliaire de vie scolaire (AVS) a un neveu autiste. Ensemble, nous avons tâtonné pour mettre en place des activités libres, un espace avec un tapis, une caisse de jeux avec une poupée en chiffon, un miroir incassable, des Lego, un instrument de musique, un porte-vues avec des photos de Lola et des autres élèves, des jeux faisant appel au toucher. Le contenu de la caisse constitue des objets transitionnels que Lola peut rapporter à la maison, elle utilise les porte-documents avec ses soignants. Cette élève ne sait pas parler. Elle dispose d’un appareil de musique. Lorsqu’elle veut écouter de la musique, elle va chercher le casque, on met l’appareil en marche parce qu’elle n’y arrive pas malgré les repères de couleurs sur les touches. Les dispositifs ne sont pas figés : Lola peut jouer ailleurs, les autres élèves …