Pour l’équipe de ce collège, les items de raisonnement sur la langue sont les seuls qui ne concernent que les enseignants de français. En dehors de cela, toutes les disciplines sont concernées.
Pour l’équipe de ce collège, les items de raisonnement sur la langue sont les seuls qui ne concernent que les enseignants de français. En dehors de cela, toutes les disciplines sont concernées.
Quelques idées pour former à l’utilisation du dictionnaire. Moins simple que ça a en l’air ! Et nécessitant un travail collectif.
Comment aider des élèves de 3e en ZEP à entrer dans l’univers de la lecture littéraire ? Comment leur faire acquérir des procédures indispensables pour la compréhension et l’interprétation des textes ? Les récits à chute peuvent être pour cela très utiles.
Si l’enseignement de la littérature a toujours constitué une mission fondamentale de l’école obligatoire, il est confronté, depuis une quinzaine d’années, à une double influence : l’une qui tient à la notion de lecture littéraire, l’autre qui est liée à l’approche par compétences. Quelles articulations possibles entre les deux ?
Les élèves de 6e, en fin d’année, disent qu’« en orthographe, en grammaire, en gros, on a continué sur la lancée de l’école primaire. Mais en lecture, ah là, c’est devenu beaucoup plus dur ! » Plus dur, mais pourquoi ? Qu’ont-ils fait avant ? Comment ont-ils travaillé ? Que leur apprend-on de plus au collège ?
Un exemple de démarche dans la construction progressive de la compétence : « Rédiger un texte cohérent adapté à l’effet recherché (récit, texte documentaire, lettre) et rapportant les évènements dans l’ordre chronologique ».
Les mots, rencontrés au cours des situations d’apprentissage dans toutes les disciplines, contribuent à la fois à enrichir le vocabulaire et à réaliser des apprentissages lexicaux.
Un dispositif de tutorat à distance où les savoirs et compétences sont construits dans l’action et formulés pour les partenaires.
faire rédiger sur le brouillon des « écrits intermédiaires » (narrations de recherche, notation rapide d’idées, etc.) ; utiliser la narration, notamment en interdisciplinarité (réinvestissement de connaissances historiques ou scientifiques dans des récits) ; -utiliser un métalangage grammatical dans toutes les matières, en insistant par exemple sur : -les temps des verbes (importance du […]
Les productions écrites nécessitent le réinvestissement de nombreux savoirs et savoir-faire. Les faire émerger par les élèves, les rendre plus explicites dans une approche par compétences garantit de meilleurs résultats, oblige l’enseignant à déterminer de façon très précise son niveau d’exigence.
Écrire un texte, c’est convoquer des connaissances en grammaire, en orthographe, en vocabulaire, en conjugaison, mais c’est aussi et surtout avoir une véritable culture de l’écrit sans laquelle le projet d’écriture ne saurait éclore. Comment développer cette culture de l’écrit ? Voici des propositions concrètes dont on peut tirer profit jusqu’à la fin du collège.
Certes, il faut que les élèves apprennent à écrire des textes cohérents, pertinents, corrects. Mais que fait-on de la créativité, de la dimension « plaisir » ? Maitriser la langue, n’est-ce pas aussi savoir jouer avec ?
Ou comment un professeur de sciences expérimentales en vient à utiliser les compétences de maitrise de la langue.
Constat après quelques décennies d’enseignement d’histoire-géo : la rédaction est l’élément qui fait frein dans le rapport des élèves à ces disciplines. Généralement, l’histoire-géo, ils aiment, et même beaucoup quand ils ont compris la proximité de l’ailleurs et de l’autrefois. Mais en 3e, surtout dans un collège difficile, le passage à l’écrit est le gros obstacle.
Illusion de penser que le travail sur la langue est une tâche supplémentaire pour le professeur de mathématiques. Il est partie intégrante de la discipline, on ne fait pas de maths au collège sans faire du français.
Discipline En termes d’exigences En termes d’activités proposées Mathématiques – utilisation appropriée d’un vocabulaire précis ; – faire des phrases complètes et voir les équivalences mots/symboles mathématiques. – travail autour des consignes ; – comparaison langue mathématique/ langue courante : ce qui est spécifique/ ce qui ne l’est pas ; – transcodages ; – les […]
Un regard sur l’histoire des Cahiers pédagogiques, en particulier à travers l’exemple de la question de l’autorité, à l’occasion de la soutenance d’une thèse appuyée sur les archives de notre revue.
Mai 1965. Le système scolaire français ploie sans rompre tout à fait sous le poids de la massification. Les Cassandre réactionnaires s’en donnent à cœur joie : « On ne pourra bientôt plus enseigner, le gout des belles œuvres se perd. Avant de les initier à la littérature, à l’histoire, aux mathématiques, il faudrait déjà qu’ils maitrisent la langue française ! » Tous ces grincheux, que ne lisaient-ils les Cahiers pédagogiques ? Le dossier du numéro 54 était consacré à l’enseignement du français. Un volumineux dossier : cent-sept pages ! Et dans une typographie minuscule, pas une image, pas un dessin : du texte. La première partie du dossier s’intitulait « l’étude des œuvres », la seconde « l’enseignement littéraire et la démocratie de la culture » et la troisième « l’expression française écrite et orale ». C’est dans cette partie que nous avons recueilli le texte qui suit : finement écrit, délicieusement désuet dans sa forme comme pour certaines de ses considérations sur la langue et encore provocateur dans son exigence d’enseignement de la conversation ! Traduit dans la langue d’aujourd’hui, l’argument de son article pourrait être : la parole, c’est la langue sans la maitrise !
« Socle commun, approche par compétences et enseignement du français : pour une pédagogie visible ou un écran de fumée ? » : c’était le thème d’une réunion organisée le 14 janvier dernier par l’AFEF (Association française des enseignants de français).
Résumer, dire la même chose en plus court, fait partie des compétences essentielles, à l’école et, plus tard, dans les échanges sociaux. Voilà bien un exemple de ce qu’il n’est « pas permis d’ignorer » et qu’il faut donc enseigner.
La question de l’orientation des élèves a évolué depuis ces dix dernières années, avec notamment les changements économiques et les modifications des parcours professionnels. L’introduction de la formation à l’orientation tout au long de la vie, la mise en œuvre du socle commun de compétences, le parcours de découverte des métiers et des formations, l’heure […]
Si l’orientation doit changer de cap, c’est aussi pour suivre les évolutions de la société elle-même : la place de la jeunesse, de nouveaux rapports aux institutions, des constructions individuelles différentes.
Que peut l’école pour aider chaque élève dans le processus de l’orientation professionnelle, alors que sa finalité est d’abord dans l’acquisition d’une culture, la formation des citoyens ?
Le rôle de l’État est-il de bien orienter les personnes ou de bien préparer les personnes à s’orienter ? C’est la question des finalités de l’école qui est posée : quel type de citoyen veut-on ?
Comment cultiver le gout pour la compréhension du monde que portent les sciences physiques ? Peut-être en commençant à rechercher un peu de cohérence dans la formulation des programmes, qui ont bien du mal à intégrer l’approche par compétences, en particulier dans le supérieur.
La rengaine est aujourd’hui bien connue : les jeunes disposeraient d’une maitrise innée et inédite de l’environnement numérique, là où de nombreux enseignants peineraient à trouver leur place. Qu’en est-il vraiment ?
La question de l’enseignement par compétences interroge les formes de régulation. S’il est possible de multiplier les mises en situation pour apprendre aux élèves les compétences sociales, au quotidien, ce sont les régulations des professeurs ou leurs défaillances qui font la différence.
Ils sont en 3e. Ils ne savent ni se taire, ni obéir, ni rester attentifs. Et pourtant, là, pendant douze minutes suspendues…
Comment apprend-on au XXIe siècle, dans un collège où les équipes mettent en place de façon systématique d’une part un enseignement fondé sur l’approche par compétences, d’autre part, le recours aux outils informatiques ? Florilège de pratiques.
Trois chercheurs ont mis en évidence, dans une étude récente, la fécondité des activités périscolaires, au moins dans le lieu de leur enquête, Nancy. Une étude qui ne plaide pas pour les retours en arrière, c’est le moins que l’on puisse dire !
Retour sur quatre années de mise en œuvre de l’approche par compétences au lycée professionnel : de l’approche à la compétence.
Première semaine de remplacement à Fontenay-sous-Bois. Des débuts pas toujours simples, pour un remplacement courant mars en classe de 5e. Pour leur premier cours de l’année en géographie, il ne semble pas évident que les élèves aient bien saisi la complexité des inégalités aux différentes échelles du monde. Au deuxième cours, lors de la reprise, […]
À la rentrée 2015, au moment de l’ouverture de l’ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire), certains élèves garçons serraient volontiers la main aux adultes, femmes ou hommes, de la cité scolaire où je travaille en tant qu’enseignante coordinatrice. C’était particulièrement ancré pour les élèves ayant fréquenté ou fréquentant encore un hôpital de jour. Dans cette […]
L’école Vitruve est une école élémentaire publique située dans le XXe arrondissement à Paris. Son organisation est basée sur un collectif d’enfants et d’adultes qui vivent et travaillent ensemble ; focus sur une instance centrale : le conseil d’école.
« Comme vous le savez, monsieur X ne reviendra pas avant plusieurs semaines. Le rectorat n’est pas en mesure de nous adresser un remplaçant. Je m’inquiète plus particulièrement pour les élèves de terminale. Vous serait-il possible d’assurer une partie des cours de votre collègue ? » Message du proviseur du lycée Dans notre lycée rural, les contractuels ne […]
« Ça me fait chier ! » J’ai pris ça en pleine tronche. J’étais en train de distribuer une fiche d’exercices quand ces quatre mots claquèrent dans le silence relatif de la classe. Quatre mots qui me sautèrent à la figure tel un chien enragé. En un instant je me sentis hors du temps, expulsée du moment […]
Quel regard l’ancienne ministre de l’Éducation nationale porte-t-elle sur son action et son parcours ? Au sortir de ses fonctions, donc à l’heure des bilans, Najat Vallaud-Belkacem a accepté de répondre à nos questions. Une interview, qui tient aussi du portrait, de la première femme à détenir ce portefeuille ministériel, ce dont elle est particulièrement fière.
En Suisse, les enseignants ont, de fait, l’obligation de mettre en place un conseil de classe, équivalent du conseil coopératif dans le système scolaire français. Avec quelle interprétation des objectifs et pour quelle mise en œuvre ?
À la veille des vacances de printemps, l’Atelier Canopé 57 a proposé, dans ses locaux flambant neufs de Montigny-lès-Metz, un moment de réflexion et d’échanges sur les enseignements pratiques interdisciplinaires instaurés dans le cadre de la réforme du collège : une conférence de Jean-Michel Zakhartchouk, « EPI, mode d’emploi », suivie d’ateliers animés par des intervenants de la région impliqués cette année dans des EPI.
Le cours s’annonçait bien, l’ambiance était ensoleillée, l’humeur joyeuse chez l’ensemble des participants, une classe de 3e sympathique et moi-même, leur professeur de musique. Guillaume et Antoine étaient tout de même un peu énervés, excités, et semblaient ne pas pouvoir retrouver le calme, une fois assis. Ils avaient tous les deux échoué dans l’établissement après une […]
La présentation de travaux de groupe s’interrompt : deux élèves s’invectivent. Sami accuse son copain Jules de l’avoir dénoncé, alors que je m’approche de lui, mon stylo rouge prêt au zéro sur sa fiche d’évaluation. C’est que je viens de mettre un zéro, pour refus de travail à Jules. Alors pour lui, ce n’était pas […]
Une réunion parents-professeurs d’un lycée « de centre-ville », comme on dit, une classe de 1re S avec toutes les options de prestige comme le chinois. Des élèves bien encadrés familialement, qui bossent parce qu’ils sont motivés par des projets ambitieux. Les parents d’élèves commencent très diplomatiquement par remercier les enseignants d’être aussi exigeants avec leurs enfants, pour […]
Une histoire de la place de la parole des jeunes dans les établissements scolaires, progressivement institutionnalisée, à la source des pratiques d’éducation populaire.
La parole de l’enfant pour libérer, informer, s’interroger, confronter ses points de vue, construire du savoir, sublimer, valoriser, rendre fier, organiser, réfléchir aux structures, négocier, pacifier.
L’auteure nous propose une présentation chronologique des « ateliers de réflexion sur la condition humaine » et met en évidence les enjeux qui leur sont liés.
M : « Si on vous demande à quoi ça sert de discuter, qu’est-ce que vous répondez ? Un peu de silence pour réfléchir. E : — C’est pour partager nos pensées. E : — Moi je pense que si on discute pas, on ne comprend pas la pensée des autres. E : — En discutant, on est soulagé, car on parle de tout […]
À travers deux questions, « l’élève a-t-il le droit à la parole à l’école ? » et « faut-il prendre en compte cette parole ? », l’auteur nous invite à réfléchir sur la démocratie lycéenne.
Les élèves du Microlycée de Sénart s’expriment à propos d’un dispositif spécifique à cette structure scolaire de raccrochage qui favorise la libération de la parole et la construction de la démocratie au lycée.
Afin de comprendre les enjeux éducatifs et les défis que les conseils d’école lancent aux enseignants, les auteurs ont mené une observation comparée de deux classes (un CE2 et un CM2 dans des écoles de l’éducation prioritaire).
M : « Supposons une éruption volcanique, il y a beaucoup de personnes tuées ou blessées. Est-ce que vous diriez “c’est pas juste ?”. Lou : — À mon avis, ceux qui sont blessés ils vont dire que c’est pas juste, mais c’est pas du tout de l’injustice, c’est comme le tirage au sort, en fait c’est le hasard. William : […]