NE PAS PRÉSUMER QU’ILS SAVENT RÉSUMER
Résumer, dire la même chose en plus court, fait partie des compétences essentielles, à l’école et, plus tard, dans les échanges sociaux. Voilà bien un exemple de ce qu’il n’est « pas permis d’ignorer » et qu’il faut donc enseigner.
L’activité de résumé varie d’une discipline à l’autre, dans sa forme et dans ses enjeux, selon qu’elle est un objectif ou un moyen. Le résumé peut prendre la forme du compte rendu d’expérience ou de visite, d’une synthèse, d’un schéma, d’un plan, d’une légende de document iconographique, de notes. Il s’agit dans tous les cas de mettre en œuvre une opération mentale, dans laquelle il faudra savoir conceptualiser, manipuler la langue, passer d’un énoncé à un autre. Le résumé demande à la fois de savoir lire et de savoir s’exprimer, à l’écrit ou à l’oral. Il est souvent utilisé pour évaluer la compréhension à travers des productions écrites ou orales, ou comme texte support pour l’apprentissage des leçons. Mais il fait cependant rarement l’objet d’un apprentissage spécifique.
Cette activité est également sollicitée dans le cadre des études supérieures et dans toute vie professionnelle, qu’il s’agisse de prendre des notes durant des cours ou une conférence, de rendre compte d’une réunion ou d’un projet, ou encore de faire un bilan d’activités. Son inscription dans le socle commun est une évidence. Au niveau du palier 3, on trouve dans le domaine « lire » : « repérer les informations dans un texte à partir des élé…