Des acteurs variés de l’éducation, y compris les mouvements pédagogiques, se sont retrouvés en mars 2026 à l’Inspé de Lorraine pour deux journées d’études sur le thème : « Former à et par l’éducation nouvelle au XXIe siècle : un enjeu européen ? ».
Des acteurs variés de l’éducation, y compris les mouvements pédagogiques, se sont retrouvés en mars 2026 à l’Inspé de Lorraine pour deux journées d’études sur le thème : « Former à et par l’éducation nouvelle au XXIe siècle : un enjeu européen ? ».
Réunir et faire interagir des élèves porteurs de troubles du neurodéveloppement relève parfois du défi. Pour ces élèves d’ULIS école, l’utilisation guidée du jeu sous différentes formes permet de contourner les obstacles du langage et de créer une réelle coopération.
Des éducateurs et psychanalystes engagés dans l’accompagnement de jeunes étrangers originaires d’Afrique subsaharienne et du Maghreb les ont emmenés à la découverte de l’Europe par le détour de la littérature balzacienne.
Quand une classe française s’entretient avec un auteur autrichien venu de Syrie, le cours d’allemand devient une rencontre authentique !
L’IA peut-elle contribuer à remédier aux difficultés rencontrées par les élèves porteurs de troubles de l’attention ? Avec le risque peut-être de faire à leur place ? Il y a certainement matière à discussion.
Deux exemples de séances de suivi linguistique en français langue seconde avec des élèves de 2de, 1re et terminale de lycée professionnel, l’une en compréhension écrite et l’autre en compréhension orale.
L’inventivité d’une enseignante permet de transformer le classique jeu de sept familles en une activité facilitatrice de la compréhension des consignes, et qui développe des interactions entre élèves.
Prendre le risque du jeu en analysant avec rigueur ses contraintes et ses bénéfices, c’est le choix de cet enseignant qui y voit aussi un moyen d’inclure tous ses élèves.
Des étudiants jouent à la marchande en anglais et expérimentent les avantages du jeu. Une expérience à transposer dans les classes, y compris pour travailler l’inclusion.
Si on tente de répondre à l’hétérogénéité croissante des classes en multipliant les préparations différentes, la tâche semble insurmontable. Mais d’autres options existent, sous la forme d’ateliers où la dimension ludique a toute sa place.
L’école publique luxembourgeoise Eis Schoul, dont la création et l’organisation multiprofessionnelle sont détaillées dans un autre article, développe une pédagogie mettant au cœur des préoccupations plusieurs droits fondamentaux des enfants : celui d’être respecté, de pouvoir s’exprimer et d’être écouté, de se déplacer et d’être accompagné pour progresser.
L’école Eis Schoul est un établissement public composé de classes pour des enfants de 3 à 12 ans. Une équipe multiprofessionnelle fait vivre un projet basé sur les principes d’inclusion et de plurilinguisme, et sur le respect des droits fondamentaux des enfants. Un élève sur cinq a des besoins particuliers : un défi pour les enseignants, qui s’appuient sur des valeurs communes et sur six piliers pédagogiques pour le relever.
Au Québec, comment l’accompagnement des élèves hors norme, l’orthopédagogie, peut-il se positionner dans un contexte de pauvreté ? Comment peut-il devenir un levier de justice éducative, plutôt qu’un outil d’intervention isolée ?
Utiliser les moments de vie ordinaires comme autant de situations d’apprentissage. Ce n’est pas nouveau – Freinet puis la pédagogie institutionnelle se sont appuyés sur ce principe – mais c’est toujours exaltant. C’est ce que les élèves de l’option raid multisports du collège d’Aspet (Haute-Garonne) expérimentent.
Ancienne professeure d’histoire-géographie, Guylaine Moreau est depuis peu personnel de direction. Elle nous raconte comment son engagement pour le service public d’éducation et l’école inclusive se vit et s’épanouit, quels que soient le lieu, le public et la fonction.
Isabelle Ledru, conseillère pédagogique dans l’académie de Paris, nous raconte son parcours au service de l’école inclusive en tant qu’enseignante, coordonnatrice de dispositifs et accompagnatrice d’équipes pédagogiques.
Dans le Territoire de Belfort, trois collèges ont choisi de décloisonner l’enseignement adapté. Au sein des 6es inclusives, élèves de Segpa et de classes générales apprennent ensemble, avec des dispositifs conçus pour favoriser la réussite de toutes et tous, renforcer l’estime de soi et construire une véritable culture de la coopération entre les équipes pédagogiques et éducatives.
L’équipe pédagogique et les partenaires institutionnels d’un collège public situé en éducation prioritaire dans le Territoire de Belfort font vivre, depuis quelques années, un projet qui devrait et pourrait innerver l’ensemble de notre système éducatif : des classes de 6e inclusives. Elles regroupent au quotidien des élèves inscrits en Segpa et des élèves inscrits en 6e générale. Une hétérogénéité maitrisée par le coenseignement et l’expertise pédagogique construite au fil des années.
Le roman graphique de Fabien Toulmé, ULIS, s’ouvre et se clôt sur des vers d’Homère empruntés à L’Odyssée. D’Ulysse à ULIS, il n’y a qu’un pas. Le jeu de mot pourrait paraître facile, il n’en est rien. Et qu’on ne s’y trompe pas, le protagoniste, Ivan, n’a rien d’un héros, quand il découvre le métier d’accompagnant des élèves en situation de handicap.
Au livre L’école à cœur ouvert édité par la coopérative Dire le travail, Valérie Piccolo apporte une touche poétique avec un récit au long cours de son quotidien d’AESH (Accompagnante d’élèves en situation de handicap), entre scénettes posées comme des instantanés et échos sur un temps plus étendu de son métier. Ses textes sont une fenêtre ouverte sur ce qui d’ordinaire est peu raconté. Rencontre avec une personne investie et au regard singulier, sachant poser les mots qui nous donnent, à notre tour, l’envie de regarder.
C’est en accompagnant des élèves en difficulté d’apprentissage qu’Angélique Prost a découvert le métier d’orthopédagogue. Elle nous raconte comment elle a conçu et partagé une version française d’une profession développée au Canada.
L’étude des enfants à haut potentiel intellectuel (HPI) semble, à priori, relever de la psychologie. En s’emparant de ce sujet, les sociologues offrent toutefois des perspectives d’analyse différentes des recherches en psychologie…
Comme toujours dans les « Form@ctions » proposées par le CRAP-Cahiers pédagogiques, le principe est de permettre un dialogue fécond entre une figure experte et le terrain. Le 12 mars 2025, une vingtaine d’enseignants et enseignantes des premier et second degrés, de thérapeutes et de responsables de réseaux échangeaient avec Michèle Mazeau, spécialiste des troubles du développement cognitif chez l’enfant.
Que disent les élèves d’ULIS de leur remobilisation ? Qu’en perçoivent les parents ? Les accompagnatrices ? Une coordinatrice d’ULIS tisse tous ces points de vue pour accompagner les élèves dans leur parcours d’apprentissage.
Il y a ceux pour qui l’ordinaire des cours est trop dur, trop long, trop dépourvu de sens. Pour eux, que peut l’Ulis ? Tout faire pour les aider à retrouver le goût d’apprendre et les ressources qui vont avec. Et d’abord faire que le temps et l’espace leur appartiennent.
En prison, on vient souvent aux heures d’enseignement pour s’occuper la tête et échapper au quotidien… Parfois, cela va plus loin et des dispositifs adaptés permettent de vrais projets d’apprentissage. Mais rien n’est jamais gagné, et les enseignants doivent mettre en œuvre des compétences particulières.
Qui mieux que les enseignants spécialisés sont à même d’analyser les besoins éducatifs particuliers des élèves ? En ajustant leurs pratiques pédagogiques et leur posture professionnelle, ils permettent à chacun de progresser. Quelques exemples observés sur le terrain viennent illustrer l’importance de cette approche différenciée dans le cadre de l’école inclusive.
Se sentir noyé dans le groupe ou pris en compte et ainsi remis en selle, cela peut faire toute la différence. Mais comment ? Des enseignants plaident ici pour des temps de coenseignement pensés pour redonner aux élèves du pouvoir d’apprendre. Un article en avant-gout de notre dossier « Remobilisés ! » à paraitre fin février 2025.
L’image de l’école qui vient en premier lieu à l’esprit est encore celle d’une salle de classe où les déplacements sont contraints, où les comportements corporels sont normés et peu souvent sollicités dans l’enseignement. Notre dossier « Apprendre par le corps » explore celui-ci comme levier d’apprentissage, dans des pratiques variées, qui ne sont ni uniquement ludiques, ni excluantes. Mélanie Horwitz, professeure de lettres et formatrice, cocoordinatrice du dossier, nous le présente.
Isabelle Ducos-Filippi se définit comme une « prof de lettres classiques pas classique ». Et son itinéraire le confirme. Première enseignante et première diplômée universitaire dans une lignée de commerçants, elle place ses premiers pas professionnels dans la belle empreinte de l’éducation nouvelle et, depuis, œuvre pour une école inclusive.
Témoignage intime d’une enseignante, ancienne enfant non reconnue comme empêchée par son corps.
Au plus près du travail d’un enseignant spécialisé, nous suivons les progrès de deux enfants, Ahmed et Nicolas, qui vivent des expériences corporelles pour se débloquer et apprendre.
Se représenter son corps de manière fine dans l’espace et dans le groupe peut renforcer les compétences plus « académiques » des enfants. Le programme Encor (ENfant et CORps) se propose d’outiller les enseignants de maternelle pour renforcer cette représentation chez leurs élèves.
Une étude de cas montre comment le corps des élèves peut être un objet de contrôle au sein d’une classe. Cette recherche, par les adultes, d’une forme d’immobilité, serait de l’ordre de microviolences dont les enfants seraient les victimes.
À l’origine, corps et école ne faisaient qu’un. Il était évident que les élèves avaient besoin de bouger pour apprendre. Mais cette conception pédagogique a progressivement laissé place à une distinction entre corps et esprit. Explications.
Concrètement, que signifie aider des élèves à apprendre « par corps » ? C’est à partir de plusieurs exemples possibles en classe que l’on se demande si cela peut aider des élèves à apprendre, au-delà de seulement mémoriser et avec une vigilance pour que cela concerne tous les élèves, pas seulement quelques-uns.
Notre parti pris s’inscrit dans une tradition qui s’appuie sur la conviction que l’élève n’est pas qu’un pur esprit…
Quand les tableaux en classe sont revisités, ils peuvent constituer une configuration de l’espace scolaire et des pratiques qui mobilisent le corps des élèves pour les aider à apprendre
Les enseignants cherchent l’engagement de leurs élèves dans un acte volontaire effectif. Un acte que seul l’élève peut poser pour enclencher son processus d’apprentissage. Présentation de quatre activités corporelles pour tisser des liens qui engagent les élèves adolescents.
L’enseignement de compétences psychosociales nécessite de faire vivre aux élèves des activités où ils engagent leur corps, à l’aide d’un espace et d’un mobilier appropriés. Exemple concret en lycée.
Envisager le travail scolaire selon le modèle de la classe flexible, où les élèves investissent autrement les lieux et sont amenés notamment à se déplacer, nécessite un changement de posture, tant de la part de l’adulte que de l’enfant, et une redéfinition des modalités d’enseignement. Exemple en lettres classiques.
Si certains élèves ont une image dégradée de la poésie à l’école, elle peut faire l’objet d’études pédagogiques alternatives. Avec d’autres, dedans ou dehors, avec ou sans artifice, il existe une foule de moyens qui peuvent aider à entrer en relation corporelle avec les textes.
Au-delà de parvenir à faire bouger des élèves en classe, comment peut-on les mobiliser pour qu’ils expriment et fassent évoluer leurs opinions ? C’est ce qui est décrit ici à travers la technique du débat mouvant.
L’école maternelle est un lieu où le corps est perturbé : par la séparation avec les parents ou par les contraintes de la vie en collectivité. Entrons dans une classe de petite section pour comprendre comment il devient possible d’écouter les corps.
Les mathématiques sont une discipline dans laquelle les objets sont abstraits, ils n’ont pas de réalité. Si on dessine un carré, il ne s’agit que d’une représentation. Toute la question réside donc dans la manière dont nous pouvons aider nos élèves à construire ces concepts abstraits. Or, pour y répondre, le corps est un élément essentiel, trop souvent négligé ou oublié.
En cours de langue vivante, les élèves ont régulièrement la possibilité de bouger pour apprendre. C’est d’autant plus vrai quand ils sont conduits à participer à un projet théâtral où chacun tente de trouver une place dans la construction d’une représentation collective.
Maitresse de conférences en sciences de l’éducation, spécialisée en didactique de la danse, Alexandra Arnaud-Bestieu a fait porter ses recherches sur la transmission des savoirs artistiques. Elle est également fondatrice et directrice artistique de la compagnie Imaginaflamenco. Entretien avec elle, sur la place de la danse, et des pratiques physiques et artistiques plus généralement, à l’école.
Comment les « traces » générées autour de séances de danse ouvrent-elles un champ d’invention pédagogique articulant corps et apprentissages ? Une illustration à travers la présentation d’extraits choisis de carnets de bord de danse réalisés en maternelle.
La discipline scolaire de l’éducation physique et sportive exige bien plus que les élèves bougent. Elle correspond plutôt à une occasion offerte à tous d’entrer en émancipation par rapport à son corps, à travers des activités autant physiques qu’artistiques.
En quoi la pratique des arts du cirque peut-elle participer au développement de compétences scolaires ? Une proposition faite aux enseignants, à partir de techniques d’animation dédiées aux enfants avec troubles du spectre de l’autisme (TSA).