Jouer pour apprendre : trouver le bon équilibre

Publié le Lecture : 13 min
Couverture du n° 605, « Jouer pour apprendre », avril-mai 2026Prendre le risque du jeu en analysant avec rigueur ses contraintes et ses bénéfices, c’est le choix de cet enseignant qui y voit aussi un moyen d’inclure tous ses élèves.

Travailler dans un lycée biculturel et multilingue, avec un public dont la langue d’enseignement n’est pas sa langue maternelle, est source d’inquiétude. Comment faire assimiler des connaissances à un élève, alors même que la langue pose problème ?

J’enseigne à un public franco-allemand composé de francophones, de germanophones et de bilingues. Le français n’est pas la langue qui vient spontanément à l’esprit d’une partie de mes élèves pour raisonner, expliquer, argumenter. J’ai vu des idées rester bloquées au seuil de la langue, entendu des phrases se transformer en silence. Et je dois avouer que c’est désagréable pour tout le monde – en particulier pour l’élève, qui se sent en situation d’échec.

Alors, j’ai cherché comment rendre la langue moins menaçante, tout en donnant à chacun, quelle que soit sa maitrise linguistique, une place réelle dans la classe. Le jeu est entré dans mes cours comme un outil d’apprentissage à part entière, pour répondre à ces deux objectifs : inclure tous les…

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