Archive d’étiquettes pour : violence

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Panique à bord !

C'est la fin de l'année scolaire. Il ne reste que deux semaines avant les vacances, accrochées à ce très (trop) long trimestre finissant. Elles vont être bien occupées par les sorties et les diverses fêtes et spectacles scolaires ou périscolaires.…
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Enseigner et punir

À partir de résultats d'enquêtes, Éric Debarbieux nous propose un état des lieux des situations et des analyses sur l'utilisation des punitions (notamment les exclusions) et le sentiment de justice ou d'injustice qu'elles génèrent. Il nous invite ainsi à réfléchir sur l'articulation entre pratiques punitives et climat scolaire.
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Homosexuels, transgenres : des élèves en danger ?

Pour que l’école n’ignore plus le vécu douloureux des élèves LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) en son sein, une association propose information, dialogue et action.
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Pour parler des violences et de la maltraitance

DECLENCHEUR. J’étais néotitulaire la première fois que j’ai recueilli la parole d’une élève victime d’abus sexuels graves. Avec du recul, je réalise que dans d’autres circonstances, j’aurais pu passer à côté de son appel au secours. Nous étions au CDI, en demi-groupe, c’était un peu avant les vacances de Noël. J’avais décidé de faire des lectures de contes avec mes 6es, les élèves étaient assis face à moi en demi-cercle et j’ai commencé ma lecture : « Il était une fois un homme qui avait sept filles. » Une petite a murmuré : « Moi je sais pourquoi il a sept filles. » Un signal d’alarme a retenti dans ma tête. J’ai demandé à ma collègue documentaliste de poursuivre la lecture et suis sortie avec l’élève. La suite, vous la devinez. L’enfant était victime d’abus sexuels. Il y a eu d’autres cas dans ma carrière, mais une constante demeure dans la libération de la parole : elle avait pour origine une lecture. Il est plus facile pour un élève de dire « ce que vit ce personnage, je le vis aussi » que de raconter son histoire directement. J’espère qu’à travers les titres qui suivent, les victimes puiseront la force de demander de l’aide et de dénoncer leurs agresseurs.
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Prévenir les violences éducatives

Comment travailler avec les familles sur ce qui signifie « protéger les enfants » ? Le cas exposé ici de l’ile Maurice est largement transposable dans notre pays, au-delà des spécificités culturelles.
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Dire non

Le 11 septembre, on pouvait dire : « Ce sont des Américains, des impérialistes, des va-t-en-guerre ! » Le 7 janvier, on pouvait dire : « Ce sont des dessinateurs, des blasphémateurs, ils ne respectent rien ! » Le…
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Menace de mort

C'était dans une classe de 5e, la veille j'avais collé Aurore pour travail maison non fait après plusieurs relances. Et ce matin-là, première heure, à l'occasion d'un rappel à l'attention, voilà qu'elle se lève du fond…
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De la lutte contre la violence aux conditions de la réussite des élèves

L'auteur de cet article de relecture revient sur l'évolution de la notion de climat scolaire visible dans le dossier : lutte contre la violence, contre les conduites à risque, recherche de mixité sociale. Elle se tourne entièrement …
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Des catcheurs, des pilotes, des lions

C’est par l’interaction avec les autres, dans un cadre sécurisant, à son rythme et aidé des adultes qu’un enfant peut parvenir à transformer ses pulsions et accéder à des émotions compatibles avec les apprentissages. Voici les évolutions d'enfants de maternelle, observées dans un Rased.
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La lame de rasoir

Octobre 1990. « There’s fighting on the left, And marching on the right, Don’t look up in the sky , You’re gonna die of fright, Here comes the razors edge, You’re living on the edge, Don’t know wrong from right, They’re breathing down your neck, You’re running out of lives, And here comes the razors edge » Le mur de Berlin tombé, Mandela sorti de prison, le monde semble entrer dans une ère de paix et de diplomatie. Alors, sur un fond lancinant de rock progressif qui mêle des tonalités de blues aux riffs de guitare saturés qui ont fait leur succès, Angus Young et AC/DC reviennent chanter la violence et de la mort, reprenant une ancienne expression de paysans anglais, la lame de rasoir ce sont ces nuages noirs qui arrivent après une belle journée ensoleillée. Si la peur de la guerre s’éloigne, reste la violence du quotidien, celle d’une jeunesse sans horizon, des bagarres de gangs, de l’incendie d’un collège, et puis celles des violences sociales et institutionnelles qui participent à l’émergence des premières. C’est à ces violences-là que les Cahiers pédagogiques consacrent sans complaisance le dossier du mois. Dans un avant-propos où pointe la colère, Bernard Defrance dit le projet volontariste des pédagogues : « Nous n’avons pas le temps de colloquer savamment. Donc, nous ne savons pas s’il est possible de réduire la violence mais nous décidons d’essayer. » C’est ce que propose Jacques Pain, d’une plume aiguisée, dans ce texte qui mêle les arts martiaux et la pédagogie institutionnelle. En ce début d’année 2021, Jacques Pain a été emporté par d’autres nuages noirs, ceux qu’aucune prise de judo ne peut renverser. Il nous reste ses écrits que le temps n’abime pas. Yannick Mével
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De la violence

Qui n’a pas rencontré l’enfant agressif, perturbateur, querelleur ? Au banc des accusés, la diversité des modèles familiaux, la perte des repères et des civilités, la démission des parents, la pression scolaire, les enfants oubliés, insécurisés, le climat interrelationnel déréglé, le manque de formation, le déterminisme socioéconomique, la médiatisation abusive. Chercher plutôt le filtre de la complexité pour mieux se saisir du problème.
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Elèves de banlieue pauvre et discours égalitaire

« La suspicion pèse toujours sur les mêmes, sur ceux que tout en eux, leur histoire et leur naissance […] désigne à la figure de perpétuels suspects », écrivait, il y a vingt ans, le sociologue de l'immigration Abdelmalek Sayad (dans « Immigration et “pensée d'État” », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 129, 1999). La distribution géographique des actions d'éducation à l'égalité entre les sexes à l'école aujourd'hui, prioritairement destinées aux enfants d'immigrés, toujours soupçonnés de sexisme, témoigne de la persistance de cette suspicion et de son articulation à des enjeux de genre et de sexualité.