Archive d’étiquettes pour : politiques éducatives

« Plus de maitres que de classes » : pour quoi faire ?
« Faut vraiment travailler avec elle ? Dans ma classe ? Mais qu'est-ce que je vais faire, moi, du maitre supplémentaire ? » Cette interrogation d'un professeur des écoles, qui devait intégrer à sa pratique professionnelle le dispositif « Plus de maitres que de classes », reflète celle de bien d'autres enseignants, entre crainte et envie. Qu'en ont-ils fait ?

Imaginer que l’école pourrait fonctionner différemment
Quelles pourraient être les finalités de notre école si nous décidions de faire des choix clairs ? Le récent rapport de France Stratégie Quelle finalité pour quelle école ? s'essaye à envisager les avantages et inconvénients des différentes options. Entretien avec Son-Thierry Ly, l'un des auteurs du rapport.

De sérieuses inquiétudes
Laurent Wauquiez, nouveau président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, a-t-il décidé que sa région ne soutiendrait plus les dispositifs de prévention et remédiation du décrochage scolaire ?

Bac option économie ou pédagogie ?
La réforme du bac faisait partie des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Le programme indiquait : « Nous moderniserons le baccalauréat. Il y aura désormais quatre matières obligatoires à l’examen. Les autres seront validées par un contrôle continu. » Jean-Michel Blanquer a chargé l’ancien directeur de l’IEP (Institut d'études politiques)-Lille, Pierre Mathiot, d’une mission d’étude sur ce sujet. Il doit rendre un rapport en janvier 2018. Le ministre tranchera ensuite. Même si quelques-unes des pistes ont fuité, en l’absence du rapport complet on se gardera de commenter. On peut en revanche essayer de voir quels sont les enjeux d’une telle réforme. Il y a de bonnes et de mauvaises raisons de réformer le bac.

Un an de réflexion
Tout va trop vite de nos jours, ma brave dame ! En ce qui me concerne, je ne sais pas où j'ai bien pu mettre mon mois d'octobre, pas plus que mon mois de novembre. Je ne sais vraiment pas où ils sont passés. Je ne suis même pas sûre…

La texture du temps
Mars 1994. La jeunesse est dans la rue. Contre le CIP (contrat d'insertion professionnelle). Le Premier ministre Édouard Balladur n'y voit que le retour cyclique des manifs de printemps. À la fin mars, il sera contraint de renoncer au projet. Mais la droite y reviendra, c'est cyclique. Il aurait pu s'en douter : en cherchant dans le dictionnaire un synonyme de cycle, il aurait trouvé « révolution » !Jean-Claude Fontaine, le coordonnateur du dossier des Cahiers pédagogiques du mois, « Enseigner par cycles à l’école primaire », présente ainsi la question : « L'école vit à l'heure des cycles. “Encore une réforme ? Non, une révolution.” Mettre l'enfant au centre du système éducatif dans le cadre d’un projet d'école qui tend à réaliser les objectifs nationaux en tenant compte des circonstances locales, quel programme ! » Voilà trois ans que l’école élémentaire a été réorganisée en cycles, c’est le moment de faire le point et d’engager des perspectives et des débats : à quelles conditions les cycles donnent-ils le temps d’apprendre aux élèves ? Le temps de différencier aux enseignants ? Claude Thélot, alors responsable de la Direction de l’évaluation et de la prospective, est interrogé dans le dossier : « Faut-il consacrer le maximum de temps aux connaissances de base dans la pratique de la classe ? » Il répond : « Je crois qu’il y a un aspect temps consacré à tel ou tel apprentissage, mais ce qui compte surtout, c’est la texture de ce temps. »Le premier article du dossier, que nous reproduisons ici, situe la mise en place des cycles dans la longue durée d’un siècle d’innovation pédagogique et se termine par un rendez-vous fixé « dans trente ans ». Son auteur nous pardonnera d’être un peu en avance : nous sommes entrés dans un nouveau cycle !YANNICK MÉVEL

Les réseaux, est-ce bien raisonnable ?
C'est tout le temps comme ça sur les réseaux sociaux. Vous choisissez une ligne de conduite, une ligne éditoriale de vos réseaux pour y travailler avec d’autres enseignants, échanger, mais... mais, comme dans tout lieu d’échange, il…

Lutter contre le poids de la grande pauvreté dans l’orientation scolaire
Les jeunes vivant dans des familles en situation de grande pauvreté sont statistiquement beaucoup plus souvent orientés vers les enseignements adaptés ou spécialisés, ce que leurs parents vivent comme une discrimination et un échec de plus. Depuis deux ans, ATD Quart Monde mène un travail destiné à trouver des pistes pour lutter contre ce qui ne saurait rester une fatalité.

En même temps !
« La crise de l’enseignement n’est pas une crise de l’enseignement, c’est une crise de la société », écrivait Charles Péguy. Jean-Pierre Obin nous propose de laisser un moment l’école de côté pour examiner l’état de notre société, confrontée selon lui, comme les autres sociétés occidentales, à trois grandes crises et donc à trois défis majeurs, politique, économique et culturel. Comment l’école française peut-elle participer à les relever ? Une lecture à compléter par celle de l'article de Françoise Lorcerie, ci-après.

Oui à la philo pour enfants !
La philo pour enfants semble bien moins encouragée aujourd'hui par l'institution. Olivier Blond-Rzewuski, qui vient de coordonner un ouvrage essentiel pour tous les praticiens de la philosophie avec des enfants, publié avec le soutien de l'Unesco, nous livre ici un plaidoyer raisonné et convainquant en faveur de ces nouvelles pratiques.

Estonie : les secrets d’une nouvelle Finlande
Bonne élève. L’Estonie peut se vanter de disposer d’un système éducatif extrêmement performant : selon l’édition 2015 de l’enquête PISA, elle occupe désormais la troisième place dans le monde et la première en Europe, devant la Finlande. Les points forts de la Finlande ont été largement diffusés (qualité du recrutement et de la formation des enseignants, flexibilité du curriculum, etc.). Quels sont les secrets de la réussite de l’Estonie ?

Pédagogite ?
Mai 1972. « Qui saura ? », demande Mike Brandt sur toutes les radios, relayant, sans doute sans vraiment le savoir, les interrogations des intellectuels médiatiques du moment, effrayés par les transformations de l’école de leur temps. Les polémistes réactionnaires ont alors un cheval de bataille, que l’on a pris depuis l’habitude de nommer le « plan Rouchette ». Cette commission, réunie entre 1963 et 1966 sous la présidence de l’inspecteur général Maurice Rouchette, avait produit un « projet d’instructions pour la rénovation de l’enseignement du français » qui visait à permettre « à tous les élèves » d’accéder à la maitrise de la langue et de sa lecture. De reports en reports, d’expérimentations en rapports, de projets de programmes en projets de circulaires, le « plan Rouchette » fut finalement publié en janvier 1971 et une version édulcorée votée par une nouvelle commission en décembre 1970, suivie d'une version dite « d’apaisement » en 1972. Entretemps, la « guerre du français » avait fait rage. Les Cahiers pédagogiques y ont participé. Ainsi, tandis que le dossier du mois « Lire » propose des façons de faire aux enseignants, la rubrique « Question à suivre » publie le texte dont je vous propose des extraits. Il s’agit d’une réponse à deux articles de l’inénarrable Revue des deux mondes, dont le numéro de septembre 1971 avait fait grand bruit, notamment parce que deux des principaux agitateurs de l’opposition au changement (Raymond Picard, qui titrait son article « Pédagogite », et Frédéric Deloffre) s’y étaient déchainés, étalant leur ignorance de la question et étalant leur mépris social. Mais si, il s’agit bien d’un texte qui a 45 ans, le style en témoigne, le fond est, hélas, tellement d’actualité qu’on pourrait s’y tromper ! Qui saura ?Yannick Mével

