Archive d’étiquettes pour : politiques éducatives

Regard rétrospectif, mais aussi contemporain et prospectif
Un extrait de l'hommage rendu à Yves Reuter par Richard Étienne de la part du CRAP-Cahiers pédagogiques, qui permet une plongée dans « le cœur du moteur » des Cahiers pédagogiques : le comité de rédaction.

Quand la mixité socioethnique pose problème
La mixité sociale : un problème quand elle est absente et que les établissements ne parviennent pas à utiliser leur autonomie pour compenser tous les handicaps sociaux, urbains ou ruraux, scolaires ! Un problème encore quand elle existe, mais que les établissements manquent de vigilance ou de détermination et que les choix d’établissement aboutissent à des exclusions de l’intérieur. Parions plutôt sur une promesse de réussite, si la préoccupation des politiques d’établissement est de faire vivre la mixité sociale grâce à une transformation globale des relations pédagogiques.

« Nous n’aurons pas de remplaçant »
« Comme vous le savez, monsieur X ne reviendra pas avant plusieurs semaines. Le rectorat n'est pas en mesure de nous adresser un remplaçant. Je m'inquiète plus particulièrement pour les élèves de terminale. Vous serait-il possible d'assurer…

« La refondation de l’école a posé les bases »
Quel regard l'ancienne ministre de l'Éducation nationale porte-t-elle sur son action et son parcours ? Au sortir de ses fonctions, donc à l'heure des bilans, Najat Vallaud-Belkacem a accepté de répondre à nos questions. Une interview, qui tient aussi du portrait, de la première femme à détenir ce portefeuille ministériel, ce dont elle est particulièrement fière.

C’est dans la classe qu’il faut chercher les solutions
Éducation & Devenir, la Fespi (Fédération des établissements scolaires publics innovants) et le Crap-Cahiers pédagogiques organisaient, du 10 au 12 mars 2017, un colloque national commun sur le thème : « Ce que l'école a réussi, ce qui l'interpelle encore aujourd'hui ». Nous vous proposons ici quelques échos d'une après-midi de ce colloque, qui nous a invités à nous engager avec lucidité dans des territoires d’utopie.

L’histoire bégaierait-elle ?
FEVRIER 1986. La Cinq, première chaine de télévision privée française, commence à émettre. L’un des propriétaires est Silvio Berlusconi. Au nom de la liberté d’expression, la gauche française ouvre la voie à une télévision entièrement tournée vers le divertissement, la publicité et le profit. La vulgarité des programmes inquiète. Comme à la radio en 1981 (« N'ayez pas peur, Ce sera tout à fait comme à la radio, Ce ne sera rien, Juste pour faire du bruit », avait chanté de façon prémonitoire Brigitte Fontaine en 1969), l’espoir des télévisions locales et alternatives sombre, vendu à la loi du marché. « Qu’est devenu le projet culturel de la gauche ? », se demandent alors bien des électeurs de gauche pourtant plutôt séduits par les innovations de Jack Lang. Les élections législatives arrivent dans le mois qui vient, la désillusion annonce une nette victoire de la droite. Les Cahiers pédagogiques s’interrogent aussi et consacrent le dossier du mois à la question « 81-86 : qu’est-ce qui a changé dans l’école ? », sans savoir précisément quel sera le résultat du vote. Jacques George y signe un article où il reprend l’histoire des Cahiers pédagogiques et des classes nouvelles : « 45-81-86… L’Histoire bégaie-t-elle ? ». Aujourd’hui, il suffirait d’ajouter deux dates : 2012-2017. Même motif, même punition ? À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai aucune idée de la réponse : juste le constat de quelques concordances des questionnements et de la continuité des positions du CRAP-Cahiers pédagogiques telles qu’elles étaient exprimées dans l’éditorial du dossier. Le résultat de l’élection présidentielle de 2017, que mes lecteurs connaissent, oriente leur lecture dans un sens que j’ignore aujourd’hui, mais je sais qu’il leur fera penser, une fois encore : « Depuis le temps… »YANNICK MÉVEL

Antidote : se prémunir contre les mensonges et idées reçues
À l'été 2016, on pouvait s'attendre à ce que l’année électorale à venir soit chargée en caricatures, fausses bonnes idées et poncifs rétrogrades sur l’école, son fonctionnement, les méthodes pédagogiques, etc. Nous avons alors souhaité, au CRAP-Cahiers pédagogiques, déconstruire ces caricatures et ces promesses hasardeuses. La rubrique Antidote a été conçue pour notre site, comme un remède aux simplismes rances et aux mythes miteux. Nous avons volontairement écarté les questions de suppressions de postes dans l’Éducation nationale ou de service des enseignants, ainsi que les attaques contre les différents métiers de l’éducation, quoique nous en pensions par ailleurs.

Une refondation à poursuivre
Deux tables rondes et cinq ateliers sur une journée, pour faire un bilan de la refondation de l'école engagée en 2012 et tracer des perspectives, ou peut-être des lignes jaunes au-delà desquelles le retour en arrière serait dangereux ou catastrophique.

On n’attire pas les futurs professeurs avec du vinaigre
Peut-on compter sur la vocation pour recruter les futurs enseignants exerçant en France ? Il semblerait que oui, selon le rapport du Cnesco (Conseil national de l'évaluation du système scolaire) rendu public le 7 novembre dernier. Peut-être vaudrait-il mieux compter aussi sur une solide formation, initiale puis continue.

« Ma crainte, c’est que l’école se referme »
Connue comme chef de service de la Maison de Solenn, psychiatre d'enfants et d'adolescents, psychanalyste, Marie-Rose Moro est le chef de file actuelle de l'ethnopsychanalyse et de la psychiatrie transculturelle en France. Une interlocutrice autorisée, donc, pour aborder le rapport à l’école des enfants issus de l’immigration.

Objectif 2030
Les représentants des pays d’Europe et d’Amérique du Nord se sont réunis fin octobre au siège de l’Unesco, à Paris, pour faire le point un an après l'adoption de l’Objectif de développement durable pour l'éducation des Nations Unies.

Instruction obligatoire à 18 ans : oui, non, peut-être
Disons-le tout net : oui, il faut prolonger l’instruction obligatoire à 18 ans. Parce que la complexité du monde exige de chacune et de chacun un haut niveau de formation. Parce que l’accès à l’abstraction est devenu indispensable…

