Publications par Yannick Mével

,

L’école doit construire aussi le pouvoir d’apprendre

Nos contenus scolaires, qui ont pour nous la force de l’évidence, reposent sur une connivence avec certains élèves, tandis que d’autres restent sur le carreau, faute d’avoir acquis les postures intellectuelles nécessaires. Les remédiations et autres soutiens n’y changeront rien. Il nous faut des curriculums d’apprentissage qui permettent aux plus démunis d’acquérir peu à peu […]

,

LE DEVOIR D’ERREUR

Comment faire en sorte que les élèves montrent leurs erreurs ? Comment distinguer erreur dans une procédure, à rectifier, et erreur dans une situation complexe, point d’appui pour avancer ?

, ,

Orthographe : jouer sur les deux tableaux

Admettons d’emblée que le niveau en orthographe baisse, sans pour autant rejoindre le chœur des pleureuses, puisque cette baisse a commencé vers 1925, selon André Chervel. Redisons combien notre orthographe est d’une acquisition difficile, en combattant le mythe d’une époque où tous l’auraient maitrisée. Ce constat n’est pas un alibi. Il demande de chercher encore, de chercher toujours : comment faire ?

,

Pas à pas

Un exemple de démarche dans la construction progressive de la compétence : « Rédiger un texte cohérent adapté à l’effet recherché (récit, texte documentaire, lettre) et rapportant les évènements dans l’ordre chronologique ».

, ,

Avant-propos – Le respect, clé de la relation scolaire

« Respecter autrui » a été ajouté aux apprentissages fondamentaux en 2019 par la loi pour une école de la confiance. Mais, faute de précision sur les apprentissages que cela recouvre, le respect de l’autre risque de rester une notion floue, voire moralisante. Il pourrait même devenir stigmatisant : viser implicitement certains élèves, aujourd’hui, garçons issus des classes populaires ou de l’immigration, jugés éloignés de la culture scolaire, incapables de respecter leurs enseignants, leurs camarades, la République et ses valeurs. Ces élèves-là, par leurs marques d’irrespect, remettraient en cause le bon fonctionnement de notre école.

,

Depuis le temps – Les autres, c’est nous

Mars 1992. Quando cantano, quando piangono, gli altri siamo noi. Siamo noi, siamo noi. Quando nascono, quando muoiono, gli altri siamo noi. In questo mondo, gli altri siamo noi. Gli altri siamo noi. « Quand ils chantent, quand ils pleurent, les autres, c’est nous. C’est nous, c’est nous. Quand ils naissent, quand ils meurent, les autres, c’est nous. Dans ce monde, les autres, c’est nous. Les autres, c’est nous », chante Umberto Tozzi de sa voix éraillée et délicieusement sirupeuse. Le clip vidéo de la chanson montre un monde de solidarité humanitaire et de respect qui fait fondre. Au même moment, les murs de nos villes sont couverts d’affiches publicitaires signées Oliviero Toscani pour Benetton qui montrent, l’une, l’agonie d’un sidéen, l’autre, un bateau de réfugiés albanais, dont le message trouble, entre discours humanitaire antiraciste (« united colors ») et démarchage publicitaire, scandalise. Une éthique qui ne sert que ses propres intérêts n’a rien d’une éthique. Le dossier des Cahiers pédagogiques du mois interroge dans le même sens les intentions éthiques que recouvre le terme respect. C’est ainsi qu’Yves Péron, le coordonnateur du dossier, présente le double texte que je vous propose ici : « Ce texte est extrait d’une brochure intitulée “Le respect de la personne dans l’éducation scolaire”, résultat d’un travail collectif du club philo du lycée de Joigny d’avril 85 à mars 87. Cette activité dans le cadre du foyer socioéducatif, ouverte à tous (enseignants, non-enseignants, élèves), aboutit à l’écriture d’une présentation du projet dans le cadre d’une journée portes ouvertes. Les élèves, comme certains extraits, à la suite du texte de synthèse, le montrent, ont fait leur ce projet. »

,

Le bon vieux temps

Miroir, miroir, dis moi qui est le plus respectueux ? Collégien « nouveau promu » de la massification scolaire, l’auteur, devenu enseignant, interroge les notions de respect, d’ordre et d’autorité dans l’école des années 70 et celle d’aujourd’hui.

,

La petite jeune

Si la valeur n’attend pas le nombre des années, il est parfois difficile de se faire respecter quand on débute. Alors, comment faire pour ne pas hurler, et, surtout, pour ne pas se laisser hurler dessus ? La jeune novice a déjà quelques idées…

,

Une autre façon de voir l’avenir

De Mayotte à l’université, en passant par des établissements des quartiers nord de Marseille, une jeune fille noire voilée revient sur son parcours et rend grâce à ses enseignants, qui l’ont aidée à s’émanciper d’un univers familial compliqué et à penser par elle-même.

,

Je veux que ça s’arrête

Comment prendre en charge le harcèlement scolaire ? La méthode dite de la préoccupation partagée propose aux intimidateurs et aux intimidés d’être tous acteurs de la réparation. Illustration avec l’exemple de Mathis.