Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Comment l’école peut-elle mieux collaborer avec les parents de milieux populaires ? C’était le sujet des échanges d’un séminaire du Cicur (Collectif d’interpellation du curriculum) en décembre dernier.
Dominique Bachelart et Laurent Besse, avec la participation de Dominique Cottereau. La Documentation Française, 2025
Tiens, tiens… Alors comme ça, le ministre met fin au caractère obligatoire des groupes de besoin ?
Le collectif Questions de classe(s), en la personne de Grégory Chambat, directeur de publication du site, a reçu une convocation en justice au sujet de la publication d’une cartographie intitulée « L’extrême droite, ses allié·es et l’école ». Le CRAP-Cahiers pédagogiques apporte son soutien à Question de classe(s), dont le travail sur l’extrême droite est sérieux et […]
Face au décrochage scolaire, les remédiations classiques peuvent s’avérer inefficaces, l’élève restant spectateur de ses difficultés. Dans un atelier relai d’un collège de Béziers, des élèves fâchés avec les apprentissages scolaires se sont auto-observés et se sont fixé des objectifs. La vidéo est ainsi un outil pour retrouver un pouvoir d’agir : l’élève devient acteur de ses propres ajustements.
Les compétences psychosociales intègrent les programmes éducatifs, avec pour objectif de réduire les inégalités sociales de santé, d’améliorer le climat scolaire et de favoriser la réussite des élèves. Pourtant, malgré leur potentiel, leur définition reste floue et leur évaluation complexe. Nouvelle marotte pédagogique ou moyen durable pour former de futurs citoyens autonomes et épanouis ? Voici un premier point de vue, en attendant notre dossier de mars-avril sur ce sujet.
Incursion dans la cuisine d’un enseignant multitâche. Ce soir-là, dans la poêle, des légumes ; dans l’oreille, une discussion entre acteurs et actrices de l’éducation, réunis en visio pour l’occasion. Le sujet ? Remplacer le ministère de l’Éducation nationale par un Conseil national de l’éducation permanente. Chacun ajoutant son grain de sel, le débat n’en manque pas, assurément !
Comment cultiver chez les élèves des valeurs d’engagement, de générosité et de fraternité ? Par l’apprentissage-service, pardi ! Une méthodologie qui relève de la pédagogie de projet, à la nuance près que dans l’apprentissage-service, le projet, mené par des enfants ou des adolescents, doit obligatoirement être consacré à l’amélioration d’un problème existant dans la communauté. Entretien avec Roser Batlle, fondatrice du Réseau espagnol d’apprentissage-service, qui aimerait le voir essaimer partout en Europe.
Les compétences psychosociales sont partout. Entre qualités personnelles, comportements attendus et performances ponctuelles, le vocabulaire brouille souvent plus qu’il n’éclaire. En attendant la parution du dossier qui leur sera consacré, dans le n° 604 des Cahiers pédagogiques à paraitre fin février, clarifions quelques mots clés pour sortir des fausses évidences, et réinterrogeons ce que pourrait être former aux CPS.
La classe dehors bientôt reconnue par la loi ? Jeudi 12 février, l’Assemblée nationale devrait examiner la proposition de loi « visant à promouvoir l’éducation en extérieur, au contact de la nature ». Ce texte transpartisan, déposé en juin 2025 et cosigné par un large spectre de députés (EELV, PS et Renaissance), s’inscrit dans un moment charnière où les enjeux éducatifs, écologiques et sanitaires convergent à l’Assemblée nationale d’une manière jusqu’ici inédite.
Effectuant sa scolarité dans un lycée franco-australien à Canberra, un élève de terminale donne son point de vue sur la manière dont les systèmes éducatifs introduisent les devoirs, et par là même, l’apprentissage de l’autonomie des élèves.
Un Conseil national de l’éducation permanente (CNEP) pour extraire le pilotage de l’éducation française des frénésies de l’exécutif : une idée qui relève du livre Et si on imaginait l’école de demain ?.
Samedi 24 janvier s’est tenu à l’Académie des sciences le colloque d’ATD Quart Monde, qui présentait les résultats de la recherche participative Cipes (Choisir l’inclusion pour éviter la ségrégation) sur l’école et la grande pauvreté, menée dans une douzaine d’écoles maternelles et élémentaires.
Loin d’être un vilain défaut, la curiosité, ainsi que son prolongement expressif, le questionnement curieux, sont des moteurs d’apprentissage extrêmement efficaces. Pourtant, l’école apprend rarement aux élèves à aller chercher des réponses dont ils et elles n’ont pas un besoin immédiat. Voici quelques pistes pour y remédier.
Un projet d’écoles, collectif, fédérateur autour de la promotion et de la compréhension partagée du principe de laïcité, dans un lieu où il est essentiel d’affirmer celui-ci. Récompensée par plusieurs prix au niveau national, cette initiative montre comment, dans des territoires fragilisés après les attentats de 2015, l’école peut retisser du lien et faire de la laïcité un sujet de concorde plutôt que de crispation.
À l’occasion de la Semaine des lycées français du monde, le lycée franco-libanais de Habbouche-Nabatieh a complètement repensé son organisation afin de placer les élèves dans une démarche créative inédite : trois jours pour réinventer l’école.
Dans le cadre d’un projet pour favoriser l’inclusion et la persévérance scolaire, des adolescents décrocheurs retrouvent confiance, fierté et motivation à travers des ateliers d’art-thérapie. Écriture, photo, musique et arts plastiques pour redonner de l’élan.
Si la question de la mixité sociale est jugée sensible, elle a attiré un public varié et nombreux lors de la rencontre du samedi 17 janvier organisée dans une école parisienne autour du livre Et si on imaginait l’école de demain ? de Céline Cael et Laurent Reynaud.
L’association Imp’Act Théâtre a mis en œuvre pendant cinq ans un dispositif de médiation psycho-artistique au collège Jacques-Prévert de Bourg-sur-Gironde. Le théâtre est devenu un levier pour travailler en profondeur les stéréotypes de genre, permettant aux élèves de 5e de les mettre en jeu et d’inverser les rôles, pour mieux réfléchir ensuite à ces assignations.
Insatisfaite de ses verdicts, parfois abrupts, sur les copies de ses élèves, une enseignante de lettres a remis en question sa manière d’évaluer. Grâce à des parcours d’évaluation à la demande, d’autocorrection ou de tutorat, les élèves sont devenus acteurs de leurs progrès et de ceux de leurs camarades. Un exemple de pratique d’évaluation de la maitrise de la langue au quotidien, dans une classe de 6e d’un collège périurbain.
Qu’est-ce que la pauvreté fait à l’école ? Et que fait l’école de la pauvreté ? Si le rôle principal de l’école est d’amener tous les enfants à apprendre, elle y réussit insuffisamment, et les difficultés des élèves sont socialement réparties. Comment la pauvreté se manifeste-t-elle à l’école, et quelles réponses apporter à l’impact qu’elle a sur les apprentissages, l’orientation, les parcours et la vie scolaire ?
De multiples enquêtes et recherches démontrent qu’en fonction de leur milieu social, les enfants ne sont pas égaux face à l’école. Les élèves de milieu populaire et parmi eux ceux dont les familles vivent en situation de pauvreté (ce n’est pas exactement synonyme) sont, par exemple, surreprésentés dans les dispositifs spécialisés ou les orientations précoces. […]
L’orientation scolaire est une étape décisive dans le parcours des élèves, mais pour ceux qui sont issus de milieux modestes, elle représente souvent un véritable défi.
Comment l’école pourrait-elle ignorer la pauvreté alors que la pauvreté et l’extrême pauvreté touchent une part de plus en plus importante de nos élèves et de nos étudiants, oblitérant leur avenir ?
L’autrice, enseignante chercheuse, a participé avec ATD Quart Monde à la recherche Choisir l’inclusion pour éviter la ségrégation (Cipes). Elle en livre les observations sur les formes d’exclusion dont les enfants pauvres sont victimes à l’école.
La pauvreté existe aussi en zone rurale, accentuée parfois par l’isolement. Face à elle l’école est-elle réduite à l’impuissance ?
Choisir l’inclusion pour éviter la ségrégation (Cipes) est une recherche participative portée par ATD Quart Monde, pour construire une société plus juste.
L’autrice s’appuie sur ses recherches de géographe pour mettre au jour des capacités de ses élèves que l’école ignore et propose des pistes pour en faire un point d’ancrage contre la fatalité sociologique de l’échec scolaire.
La pauvreté s’exprime parfois au détour d’un exercice scolaire. Écoutons avec bienveillance et sans condescendance ce que nos élèves nous disent.
L’école sanctuaire, où l’on n’a sa place que lorsqu’on en connait les rites, rejette les victimes de l’extrême pauvreté, éteint le désir d’apprendre des victimes du sans-abrisme. L’autrice propose une école ouverte qui s’appuie sur les médiateurs scolaires et respecte les droits de l’enfant.
Quels effets une pédagogie coopérative peut-elle avoir dans un établissement qui accueille très massivement des publics fragiles ? Le point de vue de Guillaume Caron et Laurent Fillion, enseignants au collège Vadez (REP+) de Calais.
L’auteur a consacré ses recherches, en didactiques et en pédagogies, à la compréhension des facteurs qui contribuent au décrochage et à l’échec scolaire et aux pratiques qui permettent de combattre ces mécanismes. Il s’attache ici à la question de la (grande) pauvreté à l’école.
Il est des territoires où la pauvreté s’illustre aussi par celle des moyens à disposition de l’école. Pour autant des enseignants relèvent le défi pour que moins de moyens ne se traduise pas par moins d’apprentissages.
Face aux mauvaises conditions de logement qui se répercutent sur la scolarité mais sont par définition extérieures à l’établissement, le collège n’est pas seulement un refuge. S’il n’y a pas de recettes pour lutter contre la pauvreté, la dimension collective permet, parfois, de marquer des points.
« Les pauvres vont pas’l’école, les pauvres c’pas des grosses bolles, ça mange des s’melles de bottes, ’vec du beurre de pinottes, i’ sentent la pauvreté, c’en est une vraie calamité. »
La notion d’invisibles est née dans l’univers du travail social pour désigner ceux qui sont empêchés d’accéder aux droits. Dans nos classes, la pauvreté ne crie pas toujours famine, elle prend des formes multiples face auxquelles les élèves de lycée professionnel développent des stratégies de résistance qu’il nous faut décrypter et contourner.
À travers trois portraits, l’autrice nous raconte les parcours inspirants de trois jeunes qu’elle a accompagnés ou rencontrés.
Des enseignants connaissent l’impact de la pauvreté sur le parcours scolaire et sont conduits à s’engager pour des élèves dont la famille est en situation de grande pauvreté.
Rechercher des traces du passé dans un quartier apparemment « sans histoire » peut contribuer à construire chez les élèves une conscience historique. Dimitri Goulis, directeur de 2011 à 2017 d’une école primaire de Xirokrini, un quartier de Thessalonique (Grèce), en témoigne dans la présentation du dispositif pédagogique « Le récit des absents ».
Présentation d’une action de sensibilisation à la grande pauvreté en école primaire, mise en place par le groupe local d’ATD Quart Monde à Lyon.
L’inclusion scolaire et sociale ne se décrète pas : elle se construit, patiemment, au cœur des territoires. Cet article à deux voix met en avant la coopération entre famille et école, et explore comment l’implication des parents d’élèves devient un levier d’inclusion, de réussite et de vivre-ensemble.
Cette expérience menée par l’équipe d’Une école montréalaise pour tous montre les bénéfices de la médiation artistique pour transformer le rapport aux savoirs des élèves issus de milieux défavorisés.
Les organisations syndicales aussi ont un rôle à jouer contre la pauvreté dans le respect de leurs spécificités.
Une invitation à être plus attentifs aux effets de la pauvreté sur les pratiques langagières pour ne pas hypothéquer le devenir scolaire des élèves.
L’école ne sait pas combattre les inégalités qui pèsent sur les enfants et les jeunes de milieux populaires. Comment pourrait-elle en prendre le chemin ?
Au Québec, comment l’accompagnement des élèves hors norme, l’orthopédagogie, peut-il se positionner dans un contexte de pauvreté ? Comment peut-il devenir un levier de justice éducative, plutôt qu’un outil d’intervention isolée ?
Les problématiques de logement entrent dans la définition de la « pauvreté absolue » et ont une incidence sur la scolarité. Un exemple dans le collège d’un des quartiers les plus défavorisés de France.
Pour enseigner à un public touché par la grande pauvreté, il n’y a sans doute pas de recette. Cela nécessite d’abord que les enseignants remettent en question leurs représentations de leur métier et leur regard sur les élèves pour adopter des postures d’accueil non jugeantes.
Voilà, les Cahiers ont 80 ans ! Ces cinq dernières années, nous n’aurions pas juré que nous y arriverions, traversés que nous sommes par les difficultés financières bien connues à la fois des associations et de la presse écrite. Alors, autant vous dire qu’on a fêté ça joyeusement !
Pour qui s’est déjà intéressé à la question des rythmes scolaires et de la chronobiologie des enfants, les conclusions et propositions du rapport de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant n’ont pas grand-chose de surprenant. La surprise viendrait plutôt de la décision de les mettre en œuvre…