Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Depuis avril 2026, une dizaine de collégiens et de lycéens suivis en soutien scolaire associatif travaillent aussi avec un tuteur numérique fondé sur l’intelligence artificielle. Tout se passe par écrit, et tout peut se relire : ce que les élèves lui demandent, ce qu’il leur répond, et ce qu’ils font de ses réponses. Avantages et limites de ce soutien numérique.
Des acteurs variés de l’éducation, y compris les mouvements pédagogiques, se sont retrouvés en mars 2026 à l’Inspé de Lorraine pour deux journées d’études sur le thème : « Former à et par l’éducation nouvelle au XXIe siècle : un enjeu européen ? ».
Réunir et faire interagir des élèves porteurs de troubles du neurodéveloppement relève parfois du défi. Pour ces élèves d’ULIS école, l’utilisation guidée du jeu sous différentes formes permet de contourner les obstacles du langage et de créer une réelle coopération.
Du 29 octobre au 1er novembre 2026, la 5e Biennale du collectif Convergence(s) pour l’éducation nouvelle se tient pour la première fois en Italie et met au cœur du débat public le thème de la réhumanisation de l’éducation ainsi que l’expérience des pédagogies actives qui la soutiennent.
Les juniors associations permettent à des mineurs de construire des projets et d’accéder à des financements sans qu’il soit nécessaire que des adultes en soient membres. Fanny Bonche et Sidonie Lefebvre ont 19 ans, elles sont respectivement cotrésorière et coprésidente du Réseau national des juniors associations (RNJA) et nous en disent plus sur ces associations particulières et ce que leur a apporté cet engagement.
Alors que les résultats de PISA 2025 interrogent sur l’efficacité de l’apprentissage des savoirs fondamentaux, plusieurs pays européens accordent une place importante aux enseignements pratiques et manuels. Artisanats, gestion d’un budget, alimentation, santé… requièrent de faire appel aux sciences, aux mathématiques et la créativité, tout en développant l’esprit critique des élèves. Une source d’inspiration pour le système éducatif français, dont les contenus d’éducation manuelle et technique ont disparu depuis une quarantaine d’années ?
Le nouveau documentaire d’Antoine Fromental, Retour au collège, en salles le 7 octobre, nous renvoie à l’école, dans un collège vu comme société miniature avec ses règles, ses tensions et ses moments de solidarité. Le film nous attrape avec un naturel émouvant, réveille sans doute des souvenirs chez certains et certaines, et nous invite à réfléchir à l’école d’aujourd’hui.
Les enseignantes et enseignants peuvent-ils rester indifférents à la mobilisation des lycéens pour réclamer de meilleures conditions d’études en cette rentrée 2026 ? Pas la présidente du CRAP-Cahiers pédagogiques en tout cas, dont voici les réflexions à propos du discours médiatique sur cette mobilisation et de la réponse qui y a été apportée ces derniers jours […]
L’Europe n’est ni une forteresse ni un modèle parfait. Elle évolue autour de valeurs partagées. Comment enseigner cette Europe vivante, contradictoire et inspirante ? Comment donner aux élèves les outils d’une citoyenneté européenne ouverte et critique ? C’est l’objet du dossier du n° 607 des Cahiers pédagogiques, « Enseigner l’Europe », dont les coordinatrices, Mélanie Horwitz et Nathalie Samy, nous donnent ici un aperçu des enjeux et des articles à découvrir.
L’intelligence artificielle est accusée d’être un ennemi de la créativité, notamment en matière d’écriture – à juste titre, lorsqu’elle fait « à la place de ». Mais ne peut-on pas en faire un auxiliaire intéressant pour les élèves, grâce à l’ingéniosité pédagogique et didactique de l’enseignant ? Voici quelques exemples d’usages de l’IA en classe qui ont permis à des élèves d’amorcer ou d’améliorer un travail d’écriture.
Laure Saint-Raymond, membre de l’Académie des sciences, mène un projet citoyen d’envergure : « L’école dont nous rêvons ». Après près de trois années de consultations, auprès d’institutions et d’acteurs de terrain, un rapport, rendu public lundi 28 septembre 2026, synthétisera les réflexions issues de ces rencontres, avec cinq grands leviers pour transformer le système éducatif.
Toujours présentes dans le rapport à nos milieux de vie et de plus en plus abordées dans les champs éducatif et culturel, les émotions écologiques suscitent l’intérêt du collectif de recherche Écoémotions en éducation et formation (3EF), qui s’est réuni pour une première journée d’étude le 9 mars 2026[1] à l’université Lyon 2. Voici quelques réflexions qui en sont issues.
L’acronyme STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics) est couramment employé en Europe et au-delà, pour désigner l’enseignement des disciplines scientifiques. Mais peut-on vraiment parler d’une didactique commune à ces disciplines à l’échelle européenne ?
Des éducateurs et psychanalystes engagés dans l’accompagnement de jeunes étrangers originaires d’Afrique subsaharienne et du Maghreb les ont emmenés à la découverte de l’Europe par le détour de la littérature balzacienne.
Avril 2006 : « Le Papa pingouin poursuit son joli rêve, voilà qu’il se prend pour un goéland, il fait de longs voyages, il descend vers le sud jusqu’en Angleterre. Et voici Paris et même Napoli, les rives de Carthage, la Méditerranée, que c’est beau l’été. Mais voyons Papa, pourquoi dis-tu ça ? Tu sais bien que les ailes, […]
Transformer un cours en simulation du Conseil de l’Union européenne, c’est l’occasion de se réapproprier ses institutions et d’apprendre à argumenter en coopérant. Quelques situations usuelles en classe de lycée.
Le projet CulturEurope mené par l’Inspé de l’académie de Créteil a réuni des formateurs de toutes disciplines pour créer des ressources qui feront vivre la culture européenne dans les classes et aideront à construire un « sentiment d’appartenance européenne » chez les élèves. Pour les formatrices et porteuses du projet, qu’est-ce que cela a changé ? Témoignage.
À travers un club Europe et l’animation d’une webradio, des élèves de lycée découvrent l’Europe, l’engagement et la coopération.
Quand le virtuel et le réel se conjuguent entre la Belgique et la France pour faire avancer, en espagnol, le sentiment de citoyenneté européenne.
On le sait moins : le programme Erasmus+, c’est aussi pour les profs ! Une occasion pour les équipes de découvrir comment on enseigne ailleurs… et de revenir pleines d’énergie, de réflexion et d’idées nouvelles !
Au lycée professionnel André-Boulloche de Saint-Nazaire, l’Europe n’est plus une simple institution un peu lointaine. À travers le projet Jean Monnet « Ces femmes qui ont fait l’Europe », les élèves des métiers du bâtiment redonnent vie aux femmes qui ont façonné l’Union.
Quand une classe française s’entretient avec un auteur autrichien venu de Syrie, le cours d’allemand devient une rencontre authentique !
La laïcité est un principe de la République en France et, dès lors, un pilier de l’école française. Mais qu’en est-il dans les autres pays d’Europe ? État des lieux, analyse et prise de position d’une militante.
Un récent rapport du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan sur le « niveau scolaire » contient des données et des constats intéressants, mais aussi des avis et préconisations parfois discutables. Analyse.
Directeur de recherche au CNRS et critique littéraire, Alexandre Gefen nous propose depuis quelques années une réflexion originale et stimulante sur la place des « humanités numériques » et de l’écrit à l’ère d’internet et désormais de l’IA.
Au Sénégal et au Gabon, la souveraineté est devenue le mot d’ordre des réformes de l’école. Reste à savoir ce qu’il recouvre : qui décide des contenus, quels savoirs sont retenus, quel rôle est confié aux enseignants ?
La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant s’est déroulée de juin à novembre 2025. Elle était organisée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), à la demande du Premier ministre d’alors, François Bayrou. Entretien avec les sociologues Barbara Fouquet-Chauprade et Sandrine Rui qui y ont pris part en tant que garantes.
Jean-Michel Le Baut, ESF Sciences humaines, 2026 Avec L’École face à l’IA, Jean-Michel Le Baut signe un ouvrage précieux, à la fois clair, engagé et pédagogique avant tout. À rebours des discours catastrophistes comme des enthousiasmes naïfs, il propose une voie exigeante : en faire un objet de formation, de réflexion et de transformation de l’école. […]
Vendredi 28 aout, plus de soixante-dix professionnels de l’éducation ont répondu à l’invitation lancée par Céline Cael et Laurent Reynaud, correspondants du CRAP-Cahiers pédagogiques en île-de-France, pour parler de la motivation des élèves. Côté enseignants, la motivation était bien présente !
La Ligue de l’enseignement plaide pour un rassemblement autour d’une même vision de l’école publique, laïque et émancipatrice.
En année électorale, on se prend à espérer que les politiques éducatives seront un sujet de débat public et qu’enfin de véritables projets seront annoncés pour l’éducation, fixant un cap clair et ne se cachant pas derrière une fausse technicité et une pseudo-neutralité pragmatique.
Vous vous êtes lancés dans un projet regroupant plusieurs enseignants ? Vous vous demandez comment vous allez le porter sur le long terme ? Deux enseignantes et un enseignant du Val d’Oise, engagés tous les trois dans des projets collectifs, s’interrogent mutuellement sur ce qui les a motivés à faire ce pari du collectif et ce qui les pousse à poursuivre sur ce chemin semé d’embûches.
Comment « vivre l’Europe » avec des jeunes apprentis en CAP et BP cuisine, service ou vente ? La réponse de la Maison familiale rurale des Baronnies, dans la Drôme, à travers un projet Erasmus+ qui les a emmenés jusqu’au Pays basque espagnol.
Et si le problème n’était pas la pédagogie, mais sa caricature ? Dans sa chronique sur Europe 1, Julia de Funès oppose une école qui aurait renoncé à l’autorité et à l’exigence à la nécessité d’un « retour » de celles-ci. À rebours des slogans, cet article propose de réintroduire dans le débat ce qui devrait être au cœur de l’école : comment articuler exigence, autorité, pédagogie et ambition démocratique pour permettre à chacun de progresser ?
Alors que la fin d’année scolaire s’est déroulée dans les conditions pénibles que l’on sait – canicule et examens improvisés dans des sous-sols –, que des systèmes informatiques académiques ont été piratés pendant l’été, l’Éducation nationale demande à ses cadres d’être résilients pour cette nouvelle année. Résilients ? Mais comment, quand tout dysfonctionne, s’interroge ici un personnel de direction, sursollicité dès la rentrée.
On connait le sentiment de déjà-vu, voici celui de déjà-lu. C’est ce que ressent un militant bien connu du CRAP-Cahiers pédagogiques à la lecture de la note « Éducation : un plan d’action pour rattraper le retard français » publiée le 3 septembre 2026 par le Conseil d’analyse économique, juste avant la publication des résultats de l’enquête PISA 2025.
Les résultats de la nouvelle enquête PISA, menée en 2025 et publiée en septembre 2026, confirment un décrochage préoccupant des performances des élèves français. Mais ils disent aussi autre chose : notre école peine à faire apprendre ensemble des élèves différents, à accompagner leurs besoins singuliers et à les rendre autonomes.
Largement répandue au Canada, la classe flexible est une manière de repenser l’espace en favorisant l’autonomie et la coopération des élèves, tout en interrogeant les postures enseignantes. Des travaux de recherche montrent comment le mobilier ajustable et les zones d’activité conduisent les élèves à une conscience de leurs besoins et à une régulation émotionnelle. Une pédagogie innovante, au service des compétences psychosociales.
Mille racines, un même horizon : quand l’identité personnelle devient un projet collectif. La question de l’éducation interculturelle est un sujet central pour notre société française.
Les partisans de la méritocratie aiment bien les contes de fées, les réussites inattendues à coup d’efforts et de volonté qui prouveraient que « quand on veut, on peut ». Le cas d’une « école du miracle » aux États-Unis était sans doute « trop beau pour être vrai »… Quant aux emballements médiatiques, on n’a pas forcément besoin de franchir l’Atlantique pour en trouver d’équivalents !
Anne Barrère publiait début 2017 son ouvrage Au cœur des malaises enseignants. L’une des intentions était de réduire l’écart toujours présent entre chercheurs et praticiens à propos du travail enseignant. L’un des moyens choisi par l’auteure pour y parvenir, dans l’écriture même de l’ouvrage, fut de donner la parole à dix enseignants invités à se positionner par rapport aux résultats des travaux sociologiques proposés dans les premiers chapitres. Dix ans après cette publication, nous redonnons la parole à Anne Barrère : où en sommes-nous aujourd’hui ?
L’usage croissant de l’intelligence artificielle dans les écoles soulève des questions sur les apprentissages et l’esprit critique des élèves comme des professeurs : qu’en est-il des devoirs à la maison ? Comment adapter ses enseignements ? Quels sont les points de vigilance à connaitre ? Julie Higounet et Jean-Michel Zakhartchouk, coordonnateurs de notre nouveau numéro sur l’IA, apportent leurs réponses sur ces transformations.
Depuis les cessez-le-feu en 2025, la reprise scolaire à Gaza se tient dans des conditions endeuillées et de « détresse psychologique » ainsi que de souffrance physique liée à la malnutrition, l’encampement, les conséquences météorologiques, les blessures parfois, ou la maladie.
Les usages de l’intelligence artificielle générative vont parfois bien plus vite que la compréhension profonde des enjeux juridiques et éthiques qu’ils soulèvent. Pour les acteurs de l’éducation, naviguer dans ce paysage nécessite de concilier innovation pédagogique et respect des textes en vigueur.
Intéressons-nous au regard que portent les élèves sur l’IA. Voyons ce qu’ils répondent quand on leur demande : « L’IA peut-elle remplacer la maitresse ? »
Février 2000. « Dessine-moi un mouton, Le ciel est vide sans imagination, C’est ça, Dessine-moi un mouton, Redevenir l’enfant que nous étions, Apprivoiser l’absurdité du Monde… » Au Zénith de Lille, dans sa tournée « Mylénium », Mylène Farmer reprend ce tube qui résonne comme un avertissement : qui saura encore dessiner un mouton à la fin du siècle qui commence ? […]
On dit qu’avec l’IA, des métiers vont disparaitre. Sûrement pas celui de professeur-documentaliste ! L’accompagnement des recherches est plus nécessaire que jamais.
L’IA peut-elle contribuer à remédier aux difficultés rencontrées par les élèves porteurs de troubles de l’attention ? Avec le risque peut-être de faire à leur place ? Il y a certainement matière à discussion.
Travailler avec une intelligence artificielle suppose de connaitre les différents enjeux de son utilisation, tant pédagogiques et éducatifs qu’écologiques. Faisons le tour des différentes IA qui s’offrent aux enseignants pour choisir en connaissance de cause.
Pour beaucoup d’enseignants, l’enjeu de l’IA est surtout celui de la triche. Mais on peut dépasser cette question en la considérant comme un révélateur de questions jusque-là implicites, jamais vraiment tranchées. À quoi sert d’apprendre ? À quoi sert de travailler, de faire des efforts, si l’IA peut les faire à notre place ?