Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Dans le cadre d’une pédagogie coopérative, les élèves sont amenés à faire des bilans de leur travail en équipe, où apprentissages scolaires et sociaux vont de pair.
Voici quelques routines cognitives pour entrainer les élèves à chaque étape du traitement mental de l’information et sortir de l’implicite, quelle que soit la discipline.
Comment faire expliciter aux élèves de cycle 3 leurs choix graphiques pour identifier ce qui peut faire obstacle au raisonnement.
Depuis la célèbre distinction introduite par Jean Piaget entre « réussir » et « comprendre », la conscience de ses apprentissages constitue un objectif central de tout enseignement. De la maternelle à l’université, apprendre, c’est aussi savoir qu’on apprend et comment on y arrive. Dès lors, accompagner un élève ou un étudiant dans ses apprentissages, c’est également l’inciter à […]
La métacognition, sans être réservée à quelques-uns, peut participer à l’inclusion des plus éloignés des apprentissages. Illustrations dans des séances de remédiation à l’école primaire.
« Mes élèves n’arrivent pas à se concentrer. » Le programme Atole (Attentif à l’école) entend répondre à une demande de plus en plus pressante de formation sur les problèmes liés à l’attention.
Les stages bousculent la représentation que les étudiants se font de leur futur métier. Comment en faire une occasion de formation à la réflexivité ? Un outil exigeant, mis en œuvre en masso-kinésithérapie (MK).
Confinement de mars. Les classes avec lesquelles je travaille montrent un taux de présence et de travail très moyen pendant le début du confinement. Le weekend juste avant le début du confinement, me voilà au travail, à prévoir trois activités pour la semaine pour chacune des classes, correspondant aux trois heures de cours habituelles en […]
Lors des Rencontres du mois d’aout 2019, dans l’atelier où j’étais, il nous a été proposé de présenter, si nous le souhaitions, une lecture qui avait marqué notre vision du métier ou impacté notre enseignement. En général, quand j’entends ce genre de consigne, aucune lecture ne m’apparait spontanément à l’esprit. Une lecture, un livre, oui […]
La métacognition interroge le rapport entre connaissances spécifiques et compétences générales. Illustration avec la compréhension d’histoires en maternelle.
Avant de partir à l’école, j’allume mon ordinateur pour consulter les notes et les avis que m’ont attribué mes élèves en cette fin de semaine : qualité de l’enseignement ; disponibilité, capacité d’écoute et prise en compte des difficultés des élèves ; dynamisme et bonne humeur ; diversité des enseignements ; qualité des supports proposés […]
Que faire face aux violences ordinaires qui se produisent dans le cadre scolaire ? Sanctionner, punir, ou bien prévenir ? Résolument du côté de la prévention, le sociologue Éric Debarbieux prône le recours à la pédagogie, à la parole et aux institutions, qui inscrivent les élèves dans un projet.
Pour Alice Cooper, dans un rock aux accents saturés dont nous savourons aujourd’hui la ringardise, l’école est finie : « School’s out for summer, School’s out forever, School’s been blown to pieces, No more pencils, No more books, No more teacher’s dirty looks, Out for summer, Out till fall, We might not go back at all, School’s […]
Témoignages à propos du confinement et de la crise sanitaire d’élèves de 2de et de 1re STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) et de leur professeure de lettres, en juin 2020, au lycée Rimbaud d’Istres (Bouches-du-Rhône), sur le modèle du Je me souviens de Georges Pérec.
Pix se généralise à la rentrée 2020 dans les collèges et lycées à partir de la 5e. Mais savez-vous ce qu’est Pix ? Son directeur, Benjamin Marteau, nous l’a expliqué.
Lamento « Si ses parents s’impliquaient un peu plus dans sa scolarité, leur enfant réussirait ! » Derrière cette assertion, et toutes ses dérivées que l’on peut encore régulièrement entendre en salle des professeurs ou sur les réseaux sociaux, se cachent une double lecture et deux croyances tenaces. D’abord, la démission éducative des parents. Ensuite, […]
Dans un quartier très défavorisé, un groupe de parents élus se mobilise pour lutter contre les incompréhensions et frictions avec le monde scolaire. C’est déjà beaucoup. Mais quand le lien se fait aussi avec le centre social du quartier, alors peut-être les parents peuvent-ils faire reconnaitre réellement leur place d’éducateur.
Les dispositifs locaux de coéducation peuvent être de belles étiquettes vides, ou des instances porteuses de démarches innovantes. Mais n’oublie-t-on pas trop souvent d’y inclure les principaux intéressés, enfants et jeunes ?
Ouvrir l’école aux familles, un leitmotiv et de multiples idées pour le faire. Est-ce suffisant ? Et si les parents qu’on dit « éloignés » s’emparaient du micro ?
Lire, parler, écrire dans le contexte des métiers de la santé : des compétences communicationnelles et des savoirs complexes qui dépassent vite le cadre des référentiels.
Écrire en mathématique c’est construire sa pensée, appréhender des concepts, communiquer pour argumenter. Encore faut-il préciser pour les élèves les attentes spécifiques de la discipline en matière d’écriture.
Entre projets pluridisciplinaires, exigences des filières professionnelles, compétences langagières spécifiques aux métiers et aux disciplines enseignées, l’enseignant de français en lycée professionnel ne cesse de s’ajuster sans perdre de vue qu’il est aussi un passeur de culture. Acrobatique ?
La lecture et l’écriture dans les disciplines ont fait leur entrée dans la prescription institutionnelle depuis un peu plus de vingt ans. Toutefois, on hésite encore à décider si elles restent en marge ou bien plutôt en panne dans les pratiques pédagogiques.
L’Afef a été créée en 1967 pour s’inscrire dans une double dynamique, celle de la réforme du système scolaire : répondre à de nouveaux besoins culturels et langagiers créés par l’allongement de la scolarité et la massification ; et celle d’un ancrage international : faciliter la création de la FIPF (Fédération internationale des professeurs de […]
Au cycle 3, comprendre les enjeux et les difficultés des situations d’énonciation, mettre en œuvre divers écrits intermédiaires, faire dialoguer les élèves autour de leurs écrits, c’est apprendre à communiquer à l’écrit.
Qu’est-ce qui définit un bon lecteur. Les critères sont-ils quantitatifs ou qualitatifs ? Et comment aider les élèves à entrer dans la lecture, quelle que soit l’avancée de leur parcours ?
Cet ambitieux projet travaille sur de multiples espaces sociaux, scolaires et quasi professionnels et motive les apprentissages scolaires.
Quand le débat piloté et guidé par l’enseignant mobilise les élèves, il permet la construction et la stabilisation progressive des règles orthographiques les plus fréquentes.
La médiation culturelle, ici par l’opéra, permet à ces élèves d’un Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP) de retrouver un accès au monde de l’écrit.
Exiger des élèves qu’ils emploient les termes spécifiques propres aux diverses disciplines, faire la chasse aux « truc », « chose » et autres mots passepartouts, c’est construire avec les élèves de nouvelles habitudes langagières pour apprendre. En technologie aussi.
Le désormais traditionnel séminaire de printemps de la Fespi (Fédération des établissements scolaires publics innovants) a été cette année l’occasion de fêter les 10 ans d’une fédération qui contribue aujourd’hui activement aux débats sur l’évolution du système éducatif. Les équipes des différents établissements innovants et expérimentaux se sont réunies à Bordeaux, au collège Clisthène, les 4 et 5 avril derniers.
N’en déplaise aux sceptiques, cette année scolaire fera date dans les annales de l’école maternelle. Les nouveaux rythmes à la rentrée de septembre, le nouveau projet d’école dans la foulée mis en application dès janvier 2015, les nouveaux programmes de l’école maternelle en perspective : comme un alignement de planètes, la coïncidence de ces calendriers […]
L’atelier dirigé d’écriture en 2de : un espace différent, où les élèves élaborent un rapport à l’écriture en tant que sujets, uniques et singuliers ; une chance offerte pour que la lecture des grands auteurs soit vécue autrement que comme un exercice scolaire et désincarné.
Mélangez le corps, l’imaginaire, la vie, l’école, les imprévus du jeu, la créativité. Faites revenir le tout par le récit oral, puis écrit. Faites vivre l’hétérogénéité des talents des élèves et ajoutez la fiche d’emploi du passé simple. Recette pour une autre manière de faire du français.
Initiative, autonomie, aptitude à communiquer à l’oral et à l’écrit, à collaborer, faire vivre des valeurs : le travail en projet permet de tisser toutes sortes de liens entre ces diverses compétences. Pour le bonheur de tous les acteurs.
« Si je savais lire et écrire, je ne serais pas là. » Mais que peut-on écrire lorsqu’on a une image de soi si dévalorisée ? Alors, retour aux mythes, à l’atelier d’écriture et ses allers et retours entre lecture, affects, écriture, échanges, mise au point. L’atelier qui permet aux élèves de comprendre que chacun a son mot à écrire : toute une reconstruction.
Sur leur blog littéraire à la dynamique étonnante, des lycéens brestois et livournais travaillent leurs compétences de lecture et d’écriture, leurs capacités à créer, collaborer et communiquer. Et le numérique cesse ici d’être perçu comme l’ennemi du livre.
Accompagner l’apprentissage du français a toujours été au cœur des préoccupations des enseignants de l’école maternelle. La tâche est pourtant plus difficile qu’il n’y parait, dès lors que l’on considère qu’il faut aussi préparer les élèves à se servir du langage pour penser, apprendre, agir dans des situations scolaires.
L’évaluation dynamique est médiation, accompagnement individualisé de l’élève, valorisation de son parcours d’apprentissage. Elle transforme le statut de l’erreur qui devient clairement une invitation au dialogue et à la métacognition, donc un levier de progrès.
Ici, la coéducation s’élargit à un ensemble de partenaires, jusqu’à une dizaine pour suivre un enfant et mener un projet de réussite avec lui et ses parents. Éparpillement ou cohérence ? Tout se joue dans le rôle central de la coordination.
Partager des apprentissages avec les parents sans être des enseignants en surplomb, c’est possible ? Il semble que oui, grâce à la magie du jeu.
Recherche – La qualité de la formation initiale des enseignants français est régulièrement remise en cause par les étudiants, leurs formateurs, les chercheurs, les ministères nationaux et les institutions internationales, malgré des réformes consécutives visant prétendument à la perfectionner. Quelles sont les propositions des futurs enseignants pour l’améliorer?
Au-delà de la réflexion sur la pertinence des ceintures, capacités, notes ou livret de compétences, le récit qui suit témoigne de l’engagement professionnel, des doutes, tâtonnements et inventions pour impliquer les élèves et les faire progresser. La clé de l’efficience d’un enseignant ?
Les formations disciplinaires centrées sur une approche par compétences sont absolument nécessaires, contrairement à ce que parfois affirment les partisans du tout transversal. Car c’est là sans doute qu’on peut atteindre le noyau dur des pratiques, qu’on peut aller loin dans le concret du quotidien. Retour sur plusieurs années d’expérience, en particulier dans l’académie d’Amiens.
Partir des élèves, de ce qu’ils ont à apprendre, et s’engager dans des projets de liaison CM2 et 6e, c’est le parti pris de l’auteure, professeure des écoles et ingénieure en agroalimentaire de formation. Après un premier parcours professionnel dans l’industrie, comme enseignante-chercheuse dans une école d’ingénieur puis responsable qualité, elle est devenue directrice d’école à mi-temps et secrétaire d’un réseau de réussite scolaire (RRS) pour l’autre mi-temps, et elle a souhaité, dès le départ, vivre cette nouvelle mission de manière participative.
Oui, il faut courageusement questionner les dérives décourageantes qui aboutissent aux résultats Pisa en français. Oui, il est essentiel de rééquilibrer l’activité de la classe au profit de plus d’écriture, plus d’expression orale organisée. Oui, il faut comprendre les difficultés de certains élèves pour entrer dans les usages scolaires de la langue. Oui, il faut donner plus d’actualité et de sens aux séquences de français. C’est un vrai grand chantier qu’il est nécessaire de mettre en route.
Cet article a pour but de se demander pourquoi tous les systèmes d’éducation et de formation sont attirés par les compétences et comment on peut faire en sorte que « tous soient compétents en français », selon l’ambition de ce dossier.
Mars 1977. Serait-ce le printemps des poètes ? Tandis qu’Albert Spaggiari s’évade du palais de justice de Nice, la gauche devient majoritaire à l’occasion des élections municipales. L’actualité éducative est quant à elle plutôt terne. L’année précédente, les étudiants ont été trois mois en grève et là, rien. Il y a bien cette circulaire aux recteurs qui prévoit, pour la première fois, l’organisation d’une « liaison CM2-6e », mais, comment dire, ce n’était qu’un début. Le dossier des Cahiers pédagogiques n° 152 s’intitule : « Du pouvoir dans la classe ». Il commence par une belle interview de Félix Guattari qui dit : « Ce qui sera de plus en plus en question, dans le domaine de l’éducation, ce ne sera plus l’application des méthodes pédagogiques (au sens où l’on parle des méthodes Freinet), mais d’un type de microagencement analytique militant susceptible de cristalliser autour d’une classe, d’une école, d’un groupe d’enfants. » Tout le dossier dénonce le pouvoir à l’école. Ainsi cette définition offerte par le groupe Lazare (enseignants du premier et du second degrés qui pratiquent la pédagogie institutionnelle) : « Pouvoir (subst.) : Père, phallus, patron, professeur, président, peur, police, paranoïa, piège, parade, pitre, pirouette, etc. » Le dossier explore différentes modalités de ces microagencements, conseil de classe, classe autogérée, choix des contenus par les élèves, négociations, contrats de travail, pédagogie institutionnelle, etc. Et puis, hors dossier, mais peut-être pas tant que cela, dans la rubrique « chronique de la classe », une institutrice à l’école La Prairie de Toulouse fait le récit de jeux poétiques avec sa classe de CM2. Décidément, en ce printemps 77, « rien n’est interdit ni obligatoire, mais seulement possible ». Yannick Mével
Récit. Georges Gutman a été, dans la deuxième moitié du XXe siècle, un enseignant militant et passionné, proche des Cahiers pédagogiques. Sa vie professionnelle mise au service des élèves les plus fragiles l’a amené à prendre souvent des positions fortes face au système, à la hiérarchie, ou à des collègues. Il a en particulier défendu une pratique de relations avec les parents de ses élèves qui sont illustrées dans certains des brefs récits, tirés de son expérience pédagogique, qu’il a accepté de nous confier. Ce sont des textes à la fois personnels et professionnels : Georges Gutman est de ceux qui pensent que les enseignants doivent avoir une réflexion minimale sur eux-mêmes et sur leur histoire personnelle, afin de comprendre leurs comportements face aux élèves. Même s’ils se situent dans une époque passée, même si on peut parfois s’interroger sur les risques de pratiques à la limite de la psychanalyse, il nous semble que ces textes forts peuvent nous faire réfléchir aujourd’hui encore, alors que les questions de l’échec scolaire, de la violence de l’école, de la place des parents sont plus que jamais d’actualité. Ses mots, comme il le dit, « peuvent apporter, un tant soit peu, à ceux qui luttent pour le droit à l’écoute, au rêve, à la création, à la justice ».
Première pensée « Je ne comprends pas ! Mais, pourquoi il n’arrive pas à me suivre ? À faire le travail demandé ? La tâche n’est pourtant pas si difficile ? Je n’en peux plus, je lâche prise ; cet élève va échouer, c’est tout ! » Deuxième pensée « Bon, il n’a pas ouvert son cahier et son portable. Et après, il […]