L’Angleterre est décidément une ile : avant même le Brexit, elle affiche résolument sa particularité en Europe en matière d’évaluation du système éducatif.
L’Angleterre est décidément une ile : avant même le Brexit, elle affiche résolument sa particularité en Europe en matière d’évaluation du système éducatif.
Grâce à un dispositif novateur, le dialogue virtuel, ce professeur encourage ses élèves à apprendre différemment, dans et par un apprentissage réellement actif du questionnement.
Grand succès pour la conférence de Sylvain Connac à Nantes le 22 mars, sur le thème de la coopération entre élèves et de la différenciation pédagogique : 250 participants et des inscriptions closes au bout de quatre jours ! Il était invité par le CRAP des Pays de Loire, l’occasion de présenter une synthèse de ses travaux et de faire converger diverses pratiques pédagogiques autour de la coopération entre élèves. Voici ce qu’en a retenu une participante.
L’analyse de documents est à la base du travail en histoire. Pourtant, faute de recul face à ceux-ci ou à cause d’un malentendu sociocognitif bien réel, nombreux sont les élèves qui n’arrivent pas à voir dans les documents qu’on leur propose des sources à interpréter ou à critiquer, afin d’entrer vraiment dans la démarche historienne.
Répondre à une question ouverte au collège, trop difficile ? Un travail d’appropriation, de tri et de confrontation des connaissances et des idées permet aux élèves d’aboutir à une réflexion globale sur un sujet donné.
L’histoire est née d’une lente émergence et de coupures successives avec le genre littéraire, autour de la quête de la vérité. Éclairages sur la naissance d’une discipline et sur l’apparition de la figure de l’historien.
Au Québec, le débat sur l’enseignement de l’histoire est vif entre partisans d’un récit au service d’une identité menacée et partisans d’une didactique au service du développement de l’esprit critique.
Entre la nécessité d’une histoire plus scientifique et l’écriture du roman national, entre mythistoire et évitement de la réalité de certains faits historiques, quels sont les enjeux qui ont traversé et traversent encore aujourd’hui l’enseignement de l’histoire en Israël ?
Gommer les frontières entre les disciplines, pour mieux les appréhender au final, et utiliser la littérature de jeunesse pour faire entrer les élèves en Histoire. Réflexions sur une démarche au service du plaisir et de l’esprit critique.
Où l’on voit comment apprendre aux élèves à mener une démarche d’historien grâce à un questionnement sur la spécificité des monuments aux morts en Moselle.
Un travail sur le génocide des Arméniens peut être une porte d’entrée pour l’étude des génocides, des crimes contre l’humanité et des crimes de masse et déboucher sur une réflexion sur l’articulation entre « devoir de mémoire » et « devoir d’histoire ».
Comment aborder l’enseignement du génocide des Arméniens avec des collégiens tentés de nier son existence ? Proposition de séquence visant à faire acquérir la démarche scientifique et à lever le déni des faits historiques.
L’entrée des mémoires dans l’enseignement de l’histoire dans les années 1980 oblige à un changement de posture. Les enseignants ont la charge de l’actualisation permanente d’un passé dont on se doit de conserver la mémoire.
Une séquence de travail à partir d’un tableau de Frida Kahlo permet à des jeunes de construire leur identité : retour sur leur propre histoire, sur leurs origines, réflexion sur l’altérité et sur le sentiment d’appartenance à deux cultures.
Qu’est-ce que les élèves retiennent du cours d’histoire ? Comment les savoirs historiques sont-ils agrégés et participent-ils d’une vision de l’histoire de France, et de la France ? Réponses grâce aux récits de lycéens et de collégiens.
Un projet de tutorat permet à des élèves de 3e, engagés auprès d’écoliers de CM2 autour de l’enseignement du génocide des Juifs, de comprendre ce que signifie le verbe transmettre. Transmettre des faits, la mémoire de ceux-ci, et mettre en lien des histoires individuelles avec l’Histoire.
De quelle manière les professeurs de lycée professionnel s’approprient-ils l’enseignement de l’histoire, au regard de la spécificité du corps des enseignants, bivalents, de lettres-histoire, et de la place que le lycée professionnel occupe au sein de l’Éducation nationale ?
N’est-ce pas du journalisme ? N’est-ce pas trop politique ? Le professeur d’histoire-géographie doit-il commenter l’actualité ? Il apparait presque comme une anomalie de confier à un enseignant chargé de rendre intelligible le passé le devoir de commentaire du présent.
Où l’on voit que faire entrer tous les élèves dans l’histoire ne nécessite pas forcément de passer par l’écrit : récit d’une expérience menée avec des élèves en situation de handicap et riche d’enseignements pour tous.
Grâce à un questionnement pertinent, les élèves sont invités à entrer dans la démarche de recherche et à approcher la réalité historique. Mais au cycle 3, apprendre l’histoire, c’est aussi l’écouter, comme une histoire.
Une approche originale et vraiment interdisciplinaire liant histoire et musique, et s’intégrant dans le tissu local, permet un enseignement renouvelé de la déportation et de l’univers concentrationnaire nazi. Parce que, contrairement aux idées reçues, enseigner les questions mémorielles est possible partout.
Accompagner les enseignants dans la mise en place des nouveaux programmes et dans la liaison école-collège, renouveler les pratiques afin de développer la recherche et l’esprit critique chez les élèves, s’appuyer sur la polyvalence des professeurs des écoles : perspectives et enjeux actuels de cet enseignement.
Enseigner l’histoire en utilisant l’étude de dossier documentaire comme support d’une enquête à traiter, avec ses indices, ses différentes pistes et sa résolution : une démarche originale, qui permet aux élèves de sortir d’une vision manichéenne des faits.
L’enseignement de l’histoire à l’école peut prendre des formes variées. Ici, la mise en œuvre de pratiques autonomes, grâce aux ceintures de compétences, assoit et consolide l’intérêt des élèves pour cette discipline. Témoignage de l’enseignant initiateur de ce cercle vertueux.
De la temporalité vécue à la perception du temps historique, la construction du temps chez le jeune enfant peut se concevoir comme une poupée russe.
La place de l’enseignement de l’histoire dans les Cahiers pédagogiques dessine les contours de l’histoire de la discipline elle-même et de ses évolutions. 1967, 1970, 1981, 1985, 1999, 2009, et désormais 2018, autant de dossiers qui permettent de dégager un itinéraire en lien avec les interrogations du temps présent. En 1967, la discipline scolaire est aux prises […]
Une description de la didactique de l’histoire en Allemagne permet de croiser les regards et les approches pédagogiques et de comparer les objectifs présidant à cet enseignement, en France et de l’autre côté du Rhin.
L’enseignant, s’il veut susciter l’intérêt, parfois modéré, de ses élèves pour les vieilles pierres, doit savoir user à la fois de science et d’artifice. Parce que faire de l’histoire, c’est tout à la fois rêver, imaginer, dévoiler, révéler.
Quelles passerelles établir entre l’enseignement du français et celui de l’histoire ? Comment tisser des liens entre la fiction et la réalité des évènements historiques ? Quand l’histoire éclaire la littérature, et quand la littérature éclaire l’histoire.
L’histoire, la géographie et, selon des modalités diverses, l’éducation à la citoyenneté, sont particulièrement réputées pour former des esprits rationnels. Par quelles démarches, modestes et patientes, peut-on essayer d’atteindre cet objectif ?
Quand la lecture de Germinal en cours de français éclaire notre présent et l’actualité économique.
Une mise en situation problématique.
Les périodes de formation en milieu professionnel sont au cœur de la formation des élèves de lycée professionnel et sont un facteur déterminant de leur insertion professionnelle. L’intérêt et l’efficacité des stages impliquent que les équipes éducatives mettent en place un accompagnement strict des élèves. Même si les situations concernant les manifestations des religions, des discriminations et du racisme restent peu nombreuses, il arrive qu’elles soient sources de tensions pour les acteurs de terrain. Quelles sont alors les stratégies mises en œuvre par les professionnels ?
Rudes affrontements autour des finalités de l’enseignement des SES : partisans de contenus émancipateurs contre zélateurs de l’adaptation précoce des jeunes aux lois du marché. Pas si simple, nous dit l’auteur, qui dresse cependant un portrait à charge des menées du monde de l’entreprise pour orienter les programmes et contenus de cette discipline.
Quand les collégiens travaillaient sur des projets qui leur permettaient de découvrir le monde de l’entreprise et de comprendre son fonctionnement en le vivant.
La lecture d’albums, en formation des professeurs des écoles, fait surgir les questions morales, mais quelle est la place de l’économie dans ces débats ?
La microentreprise serait-elle un moyen de faire évoluer les représentations des élèves ? On voit ici comment l’économie sociale et solidaire permet d’acquérir des connaissances sur le fonctionnement de l’entreprise et, au-delà, des compétences techniques et coopératives.
Un projet de voyage est proposé, super ! Comment l’organiser ? Combien coutent les visites ? Comment récolter de l’argent ? Pas de panique, le fonctionnement en coopérative scolaire permet aux élèves d’exercer de durables compétences en économie, entre autres.
Février 1982. « Elle travaille tous les jours, elle a un super boulot, sur l’parking de Carrefour elle ramasse les charriots. Le weekend c’est l’enfer, quand tous ces parigots viennent remplir l’coffre arrière d’leur 504 Peugeot, de quinze tonnes de lessive, de monceaux de bidoche, en cas d’guerre en cas d’crise, ou d’victoire de la gauche », chante Renaud à l’Olympia. L’état de grâce qui a suivi l’élection de François Mitterrand en mai 1981 s’achève. Dernier acte des grandes réformes, les réformes sociales (cinquième semaine de congés, trente-neuf heures, retraite à 60 ans) et les nationalisations viennent d’être adoptées. Pour autant, la vie quotidienne dans cette banlieue rouge que chante Renaud ne change pas. C’est l’économie qui a fait l’alternance politique et qui constitue plus que jamais la trame de nos existences. Le dossier des Cahiers pédagogiques du mois intitulé « De l’économie pour tous » interroge la place de l’enseignement de l’économie au lycée. Rédigé surtout par des enseignants de sciences économiques et sociales, le dossier insiste sur l’adversité dans laquelle cet enseignement s’est développé. Les auteurs décrivent et déplorent les résistances universitaires face à une discipline scolaire hybride, celles des ministères de droite contre sa dimension sociale et politique, celles du milieu enseignant face à ses méthodes innovantes et sa dimension critique. Cela prend un ton parfois polémique, comme ces mots de Pierre Autran : « Faute de pouvoir obtenir la disparition brutale d’une discipline qu’ils abhorrent, ils pratiquèrent la stratégie de la mort lente par asphyxie progressive et par concurrence favorisée. » Pour équilibrer le propos, le dossier donne la parole à un professeur de philosophie qui ose la question : « Et si elle n’existait pas ? » Yannick Mével
Hors sujet et tout dedans, l’économie fraye avec le quotidien de l’école, s’immisce dans les décisions, les débats, les enjeux menus ou immenses. Et nos dix doigts ne suffisent pas à compter toutes les fois où, dans notre parcours d’élèves à professionnels, nous nous sommes interrogés sur sa présence.
La Semaine de l’économie sociale et solidaire à l’école (SESSE) a pour but de faire connaitre ou de faire vivre les principes de l’ESS, de la maternelle au lycée. Elle est l’une des actions prévues dans l’article 2 « Sensibiliser les élèves aux valeurs de l’ESS et à la démarche entrepreneuriale dans l’ESS » de la Convention […]
Dans ce lycée franco-allemand, une entreprise d’élèves labellisée « Fairtrade School » promeut le commerce équitable. L’expérience, partie d’actions diffuses au sein de l’établissement, montre comment ce type de projet est susceptible d’essaimer et de fédérer des classes et des enseignants.
Les sorties scolaires en collège sont sources de brouillage des frontières entre l’espace public, l’espace scolaire et l’espace privé face aux convictions et pratiques religieuses de certains élèves. Au-delà d’éventuels incidents de l’ordre de l’épiphénomène, la sortie scolaire cristallise des enjeux éducatifs forts, particulièrement pour les équipes des établissements classés en réseau d’éducation prioritaire qui y voient l’occasion d’amener les collégiens hors du quartier. Les emmener tous constitue une priorité et un point de tension lorsque des collégiens ou des familles refusent de participer, ce que les professionnels ressentent comme un désaveu de l’institution scolaire et un échec professionnel.
L’orthodoxie économique domine l’université. Les apports des sciences sociales y sont mal considérés, nous dit cet étudiant, qui plaide pour des approches pluridisciplinaires sans sacrifier la nécessaire rigueur de la recherche
Au lycée, partir des représentations des élèves pour les amener à comprendre les mécanismes de la microéconomie et à raisonner sur des situations quotidiennes au lieu de partir de constructions abstraites.
Comment les questions de religion s’expriment-elles à l’école, de la part des élèves ? Quels sont les problèmes réellement rencontrés par les enseignants, chefs d’établissement, infirmières scolaires ? Comment y répondent-ils ? Nous publions ici quelques-uns des résultats d’une enquête sur des situations de travail en collège et lycée, menée par le laboratoire Éducation Cultures Politiques (ECP, université Lyon 2). Après un article présentant l’enquête de manière générale, plusieurs autres apportent des éclairages sur des situations plus précises, comme les stages ou les sorties scolaires.
Le dispositif de la minientreprise crée une organisation en grandeur réelle, ou quasiment. L’initiative est ici décrite avec enthousiasme par deux enseignantes, qui soulignent les multiples compétences ainsi exercées par les élèves et leur motivation retrouvée. Une simulation qui peut aussi interroger : forme-t-on trop bien les élèves au monde de l’entreprise ?
Témoignage Devenue étudiante avec un budget serré à gérer, je me rends compte que nous ne sommes pas tous préparés de la même manière à cette gestion quotidienne. Si je ne peux déterminer ce qui, de mes parents ou de l’école, m’a le plus formée, je reste convaincue que ma scolarité à l’école Vitruve m’a […]
Être et devenir un acteur économique conscient et responsable, le principe se traduit en pratiques pédagogiques pour le décliner en actions concrètes. Ici, l’enseignant s’appuie sur l’économie sociale et solidaire pour développer d’année en année des projets, en faisant évoluer du même coup son approche pédagogique et ses propres représentations.
Rien à signaler. C’est ce qui ressort à première vue des entretiens menés dans les établissements ruraux. Nous prendrons pour exemple un collège et un lycée général d’une commune rurale de l’académie de Grenoble. Rien à signaler ? « Enfin, si ! », remarque un enseignant d’histoire-géographie. Depuis quelques années, de nouveaux propos sont plus exprimés : rejet de l’islam, […]