D’utilisations ponctuelles sur un projet en occasions de travail en équipe pour les enseignants, les tablettes dans ce lycée professionnel sont devenues des incontournables !
Comment tenter d’éviter à des étudiants un échec ?
Oui les nouvelles technologies recèlent leurs dangers. Non les utilisateurs ne les utilisent pas sans réflexion. Pour témoin, cet échange par billets et commentaires interposés, extrait du blog de Bruno Devauchelle.
Mettre en relation des êtres qui diffèrent par leur lieu, leur culture, leur histoire, voilà qui les transforme. Porté par cette conviction, l’auteur s’est employé à bâtir une pédagogie reposant sur la logique du réseau et s’appuyant sur les outils numériques mobiles. Magie transformatrice.
Un bilan de la célèbre expérience landaise « un collégien un ordinateur portable », financée et accompagnée par le conseil général.
La rengaine est aujourd’hui bien connue : les jeunes disposeraient d’une maitrise innée et inédite de l’environnement numérique, là où de nombreux enseignants peineraient à trouver leur place. Qu’en est-il vraiment ?
L’arrivée de l’ordinateur, puis d’internet, est en train de remettre en question la quasi-exclusivité de « l’école pour apprendre », en imposant l’idée que d’autres lieux, d’autres modalités sont désormais concurrents.
Pour saisir le sens profond de ce billet, je demande au lecteur d’évacuer de son esprit les habituels clivages entre décideur et exécutant, chef et employé, et de considérer d’un même regard tous les acteurs face à un système. Il s’agit plus précisément du système éducatif et des personnels enseignants et d’encadrement en lycée. C’est […]
Présentation d’une école inspirée par l’éducation holistique, quelque part dans les montagnes, à la recherche d’une émancipation par les savoirs, d’une relation différente à l’environnement et aux autres.
En éducation prioritaire encore plus qu’ailleurs, il faut se poser la question de ce qui est essentiel dans les contenus et les activités d’apprentissage, en interrogeant des réponses trop simples du côté des exercices mécaniques ou de la mémorisation.
Comment valoriser un collège labellisé « éducation prioritaire » auprès des familles du quartier ? Trois pistes explorées dans cet établissement, avec comme boussole le choix fort de l’hétérogénéité des regroupements d’élèves.
La mobilisation particulière pour les établissements anciennement Zep, mais qui ne sont pas passés dans le statut RAR ou Éclair se réduit pour l’essentiel à des moyens assurant des effectifs un peu plus faibles par classe. Un peu court !
Que peuvent les chefs d’établissement dans les collèges d’éducation prioritaire ? Dans quelle mesure s’agit-il d’un métier différent ?
Les secteurs en éducation prioritaire sont des lieux où, plus qu’ailleurs, les professionnels doivent être en alerte contre les discriminations que peuvent subir les élèves et qu’eux-mêmes peuvent contribuer à produire. Examen de pratiques typiques dans les processus d’orientation.
Étude de cas : vu d’un même collège, avec politique de la ville ou sans. Une évaluation in situ.
La classe coopérative comme un puissant outil pour éviter le décrochage scolaire précoce, qui commence souvent sur un mode silencieux et difficilement perceptible.
Un blog qui fonctionne depuis trois ans dans une classe de CM1-CM2. Qu’offre-t-il de plus ou de différent ? Et avec quels effets sur les apprentissages des élèves ?
Deux formateurs d’enseignants qui ont eux-mêmes bien connu des classes difficiles proposent leurs analyses et des exemples d’activités de formation pour les enseignants débutants.
Il y a bien des risques qu’une mêlée à un contre vingt-cinq tourne en faveur des plus nombreux. Et si on essayait plutôt la ruse des arts martiaux ?
Dialogue imaginaire. Parce qu’il est un des éminents spécialistes des sciences de l’éducation et un toujours jeune maitre en pédagogie, nous sommes allés interroger Jean-Jacques Rousseau, pour avoir son avis sur les projets actuels de réforme du système éducatif et, au-delà, sur ce que doit être pour lui la relation pédagogique. Si certains points peuvent paraitre contestables, irritants ou provocateurs, les conceptions développées lors de cet entretien sont souvent les nôtres aux Cahiers, et nous ne serions pas fâchés si réformateurs d’en haut ou d’en bas s’en inspiraient !
Faire face à une classe difficile est une épreuve professionnelle. Pouvoir s’appuyer sur un collectif est indispensable, ne pas pouvoir le faire est en tout cas périlleux.
Septembre 2011 : instauration d’un cours instruction morale dans le premier degré (ministre Chatel). Septembre 2012 : annonce d’un projet d’enseignement de morale laïque dans le second degré (ministre Peillon). Loin de nous l’assimilation un peu facile de deux projets que tout oppose. Il n’empêche. Décidément la morale revient. Et ce n’est pas la première fois ! Avril 1981 : depuis quelques mois, les colloques, les prises de position, les règlementations se multipliant sur le sujet, les Cahiers pédagogiques consacrent leur dossier à « l’école en danger de morale » avec, précise la couverture « une lettre de Michel Rocard », seul homme politique sollicité à avoir répondu. Extrait : « Tout ce qui privilégie le travail en équipe, que ce soit dans les rapports entre enseignants ou à l’intérieur de la classe, tout ce qui réduit la portée des compétitions individuelles, tout ce qui enseigne la valeur du rapport à autrui est à mes yeux de nature à restaurer les valeurs morales que notre société et l’État laissent s’effriter. » Restons en là pour cette contribution et voyons plutôt comment un pilier des Cahiers pédagogiques, Philippe Lecarme, abordait la question.
Une filière peu valorisée, STG, un enseignement qui rebute souvent les lycéens, les mathématiques. Difficile de mobiliser les élèves, et le climat devient parfois lourd. Les mots clés : douceur, engagement, empathie.
La classe difficile est une catégorie englobante, qui recouvre bien des différences individuelles. Aire de jeux pour certains élèves, c’est une arène pour d’autres. Un témoignage d’une collégienne à propos de sa classe de 4e.
Une heure de cours ordinaire, la classe ayant décidé ce jour-là d’être moins difficile que d’habitude pour ne pas saboter une inspection en cours.
Des juristes et psychologues, écoutants-rédacteurs du dispositif Jeunes Violences Écoute sont sollicités par des lycées pour intervenir dans des classes difficiles. Qu’y a-t-il à voir, à dire aux personnes impliquées lorsqu’on est extérieur à la situation ? Une classe est difficile dans le regard d’un enseignant qui lui fait face. Un intervenant extérieur […]
A plusieurs voix Les techniques paradoxales ont pour objectif d’exercer une influence sur des personnes ou des groupes qui résistent à l’influence. Quand une classe rebelle se montre imperméable à l’appel à la raison ou se braque face aux injonctions contraignantes, l’enseignant risque de s’épuiser à gérer un rapport de force stérile. Il peut alors, […]
S’il y a des classes difficiles en maternelle, c’est parce qu’il est difficile de constituer une classe, d’habituer de tout jeunes enfants ne connaissant que le contexte familial à la vie collective à l’école.
Les élèves sont ce qu’ils sont. C’est la gestion du groupe, dans le temps, dans l’espace, au travers des activités proposées, qui peut en rendre la vie difficile, qui peut aussi construire des cadres pour que chacun trouve une place.
Si nous sommes réunis, c’est pour apprendre. Ça, c’est ce dont est convaincu l’enseignant. Les élèves, c’est autre chose.
Les stéréotypes sexistes contribuent avec force à tendre les relations dans la classe : ils véhiculent une vision péjorative des filles comme des garçons, justifient des formes de domination des uns sur les autres. Ce n’est pas que le calme de la classe qui est en jeu, c’est une exigence démocratique que de les refuser.
Pour éviter le face-à-face entre l’enseignant et le bloc constitué par le groupe classe, cette professeure d’espagnol essaie de regrouper les élèves par ilots, et de les placer ainsi face à leur travail.
Renoncer à un regroupement des élèves d’âge identique n’est pas anodin : l’expérience de ce collège innovant montre que c’est alors la conception du métier enseignant, des finalités des écoles qu’on en vient à reconsidérer.
S’il faut bien organiser des regroupements d’élèves, il n’y a pas de raison qu’ils soient pérennes sur toute une année, homogènes, avec des emplois du temps fixes. Témoignage à partir du collège innovant Anne-Frank du Mans
Roue de secours, juge de cour d’appel, Zorro, vaccin préventif : autant de rôles que peut tenir le directeur auprès des enseignants et de leurs élèves. Dans tous les cas, c’est une gestion humaine délicate.
Roue de secours, juge de cour d’appel, Zorro, vaccin préventif : autant de rôles que peut tenir le directeur auprès des enseignants et de leurs élèves. Dans tous les cas, c’est une gestion humaine délicat
Tirer le fil de la classe difficile oblige à démêler toute la pelote des relations entre les enseignants et les élèves. Une approche du problème à partir d’une enquête statistique.
Face aux classes difficiles, le point problématique est peut-être finalement plus du côté de la classe que de la difficulté. Imaginer une autre organisation des enseignements, avec des modalités de regroupement plus variés, serait une façon de rendre les relations entre enseignants et enseignés plus faciles.
Refuser les classes de niveau implique souvent d’aller à contrecourant de ce que souhaitent bien des enseignants, bien des parents. C’est ainsi que l’on peut mener un travail de coopération et d’ouverture
C’est rarement une classe complète qui vient au CDI, c’est le plus souvent des fréquentations ponctuelles, mais c’est parfois tout de même difficile. Comment faire ?
Récit d’une participation d’un proviseur de lycée professionnel à une heure de vie de classe pour représenter une autorité, au sens fort du mot : autoriser les élèves à s’exprimer, pour régler les conflits, pour les aider à grandir.
Les élèves difficiles en classe le sont aussi généralement dans l’établissement. Si l’effet d’interventions ponctuelles du CPE face à toute une classe est forcément limité, son rôle est essentiel dans la prise en charge des trublions sur le long terme.
Deux formateurs d’enseignants qui ont eux-mêmes bien connu des classes difficiles proposent leurs analyses et des exemples d’activités de formation pour les enseignants débutants.
Une exposition d’un parcours compliqué avec une classe de 2de, en dix tableaux. Le chef d’orchestre n’est pas toujours très à l’aise, mais est tout de même applaudi au final.
Il n’y a pas de secret : mettre les élèves au travail, c’est encore la meilleure façon de les occuper. Pas si simple…
Une des dimensions de la difficulté, c’est qu’elle focalise l’attention de l’enseignant sur l’invisible, les problèmes de comportement, parfois au détriment de l’invisible, les apprentissages qui ne se font pas, voire le décrochage.
Mettre en activité et en projet des élèves, c’est concentrer leur attention, utiliser leur énergie pour, dans le cas de cette classe de 4e, entreprendre.
Point de vue d’un expert en sciences de l’éducation doublé de celui d’un vieux briscard habitué à enseigner devant 300 à 400 étudiants.
Faire classe est toujours une épreuve différente selon les contextes. Une solide expérience avec certains élèves ne garantit pas la réussite avec d’autres. Changer de classe, c’est toujours changer de pédagogie.
Olivier Maulini nous propose un regard d’ensemble sur ce dossier, sur ce que la confrontation à des classes désignées comme difficiles dit du travail enseignant aujourd’hui, du fonctionnement de l’école. L’école mise en danger, mais aussi mise en garde.