DES CLASSES EN MANQUE DE TIERS

Publié le Lecture : 14 min

Des juristes et psychologues, écoutants-rédacteurs du dispositif Jeunes Violences Écoute sont sollicités par des lycées pour intervenir dans des classes difficiles. Qu’y a-t-il à voir, à dire aux personnes impliquées lorsqu’on est extérieur à la situation ?

Une classe est difficile dans le regard d’un enseignant qui lui fait face. Un intervenant extérieur peut être plus à même de considérer ce qui ne fonctionne pas dans les relations du groupe, professeur inclus. « Le professeur qui a tenté différentes méthodes pour rétablir la discipline peut se retrouver à bout de souffle, se mettre en colère et sanctionner toute la classe. C’est dans ces situations que les relations entre professeurs et élèves dérapent » (Damé Mbow, juriste intervenant de Jeunes Violences Écoute). Les punitions collectives provoquent un sentiment d’injustice, des élèves sont tentés de s’associer avec les deux ou trois perturbateurs de la classe pour réparer l’injustice qu’ils ont subie. Le malentendu entre les deux parties s’installe.

Justice et vengeance

« Lors d’une intervention, je demande aux élèves de parler d’une…

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