Des pratiques d’écriture spontanée au musée révèlent qu’il existe bel et bien une fonction sociale de l’écrit intermédiaire au-delà de la fonction scolaire : se souvenir, mémoriser, pour soi et pas seulement pour l’école.
Des pratiques d’écriture spontanée au musée révèlent qu’il existe bel et bien une fonction sociale de l’écrit intermédiaire au-delà de la fonction scolaire : se souvenir, mémoriser, pour soi et pas seulement pour l’école.
Apprendre à écrire par le collectif et le numérique : la Twictée est un dispositif favorisant la réflexivité, la catégorisation des erreurs et la collaboration, pour un apprentissage renouvelé de l’orthographe.
Les écrits de travail permettent aux élèves de mettre le monde sensible à distance pour entrer dans le monde du savoir et des savoirs scolaires : penser le monde et le mettre en mots, afin de construire les connaissances.
Instaurer un écrit de travail comme préalable à la construction d’une réponse collective à une question orale apporte un bénéfice double : tout d’abord, chacun prend un temps pour réfléchir ; ensuite, les élèves prennent conscience de la valeur de chaque parole. Exemple avec un dispositif pour définir le rôle du délégué.
La brigade poétique a surgi par surprise dans notre classe ce matin pour clamer la poésie et la faire vivre. Des personnes de la médiathèque de notre quartier, vêtues de tabliers, munies de paniers remplis de bocaux pleins de poèmes d’ici et d’ailleurs, de gourmandises, de valeurs et de rimes. Mes élèves en sont restés […]
Gommer les frontières entre les disciplines, pour mieux les appréhender au final, et utiliser la littérature de jeunesse pour faire entrer les élèves en Histoire. Réflexions sur une démarche au service du plaisir et de l’esprit critique.
Quelles passerelles établir entre l’enseignement du français et celui de l’histoire ? Comment tisser des liens entre la fiction et la réalité des évènements historiques ? Quand l’histoire éclaire la littérature, et quand la littérature éclaire l’histoire.
Attentats, exercices de confinement, alertes anti-intrusion, etc. Si l’école doit demeurer un sanctuaire pour les élèves, elle est aussi le lieu de transmission des valeurs républicaines remises en cause par les terroristes. Entre les informations véhiculées à la télévision ou sur internet et ce qu’en retiennent les élèves, l’enseignant fait parfois face à des propos virulents, auxquels il doit répondre tout en évitant les amalgames et les discriminations. Cette fois encore, la fiction littéraire peut être un biais détourné pertinent pour aborder les thèmes de la lutte contre la radicalisation, la menace terroriste ou encore l’engagement citoyen.
Twoulipo, qu’est-ce que c’est ? C’est un ouvroir, un atelier. Pour fabriquer quoi ? De la littérature, ce qu’on lit et ce qu’on rature, des écrits courts avec contraintes. Mais ça se passe où ? Sur Twitter bien sûr ! Et avec qui ? Des classes, des élèves, des enseignants, regroupés en collectif.
Alors que l’école a vocation à être le lieu de l’épanouissement intellectuel et personnel, chaque année, près de 100 000 jeunes n’y trouvent pas leur compte et sortent du système non seulement sans diplôme mais aussi cabossés par un décrochage précoce. Et si la réponse passait par un changement de posture ?
La philo pour enfants semble bien moins encouragée aujourd’hui par l’institution. Olivier Blond-Rzewuski, qui vient de coordonner un ouvrage essentiel pour tous les praticiens de la philosophie avec des enfants, publié avec le soutien de l’Unesco, nous livre ici un plaidoyer raisonné et convainquant en faveur de ces nouvelles pratiques.
L’une des façons de travailler sur l’apprentissage du vivre ensemble au collège peut passer par le contact avec des textes. C’est ce que tente l’auteure, conseillère principale d’éducation.
Dans un village de 1 200 habitants, une bibliothèque peut trouver toute sa place et offrir aux élèves de l’école communale un contact régulier avec les livres.
Au-delà d’une apparente légèreté, la littérature jeunesse serait-elle une voie pour apprendre à devenir lecteur, au-delà des livres, du monde et des êtres ?
L’édition pour la jeunesse est en France particulièrement vivante et fait preuve d’une grande inventivité dans des genres différents, qu’il s’agisse de documentaires ou de la fiction sous toutes ses formes (poésie, album, BD, théâtre et, bien sûr, roman, nouvelle, etc.). L’école tire-t-elle parti de cette variété d’ouvrages à sa disposition ? Comment emploie-t-elle […]
Avant même la maitrise du code, des compétences lectorales peuvent se développer dès la maternelle. C’est ce que montre cet article.
Un scientifique, Jean-Baptiste de Panafieu, nous expose dans cette interview les raisons de son implication (comme auteur) dans les livres jeunesse.
Pour diminuer les inégalités d’accès à la lecture, le « sac à albums » imaginé par cette enseignante contribue à renforcer l’implication des parents dans l’apprentissage de la lecture.
Découvrir ce qu’est la traduction littéraire en travaillant à plusieurs à « s’entendre parler », pour être fidèle aux effets de la musique des mots dans le passage d’une langue à l’autre.
Pour que la lecture offerte soit un réel cadeau pour tous les élèves, il peut être nécessaire d’y introduire quelques aménagements afin de ne pas en exclure ceux qui pourraient décrocher, faute des codes nécessaires.
Favoriser la lecture dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle peut passer par la médiation d’un ouvrage de littérature jeunesse. Mais le choix du livre est déterminant. S’il est drôle, c’est un plus !
Faire vivre aux futurs professeurs des écoles en formation un entrainement au questionnement à partir d’un album jeunesse : une façon de les préparer à conduire avec leurs futurs élèves ce même questionnement dans le cadre de l’EMC.
Un défi lecture à partir d’une sélection de romans de littérature jeunesse, pour favoriser le plaisir de lire et s’entrainer à développer un avis critique dans des formes originales et inventives.
Comment transformer un élève en lecteur grâce à la magie de la littérature jeunesse ?
Transformer des élèves éloignés de l’univers littéraire, de l’école et de l’écrit en experts de la littérature, un pari ambitieux qui passe par deux biais : le développement des stratégies de compréhension et la connaissance des grands mécanismes de création littéraire.
Mai 1972. « Qui saura ? », demande Mike Brandt sur toutes les radios, relayant, sans doute sans vraiment le savoir, les interrogations des intellectuels médiatiques du moment, effrayés par les transformations de l’école de leur temps. Les polémistes réactionnaires ont alors un cheval de bataille, que l’on a pris depuis l’habitude de nommer le « plan Rouchette ». Cette commission, réunie entre 1963 et 1966 sous la présidence de l’inspecteur général Maurice Rouchette, avait produit un « projet d’instructions pour la rénovation de l’enseignement du français » qui visait à permettre « à tous les élèves » d’accéder à la maitrise de la langue et de sa lecture. De reports en reports, d’expérimentations en rapports, de projets de programmes en projets de circulaires, le « plan Rouchette » fut finalement publié en janvier 1971 et une version édulcorée votée par une nouvelle commission en décembre 1970, suivie d’une version dite « d’apaisement » en 1972. Entretemps, la « guerre du français » avait fait rage. Les Cahiers pédagogiques y ont participé. Ainsi, tandis que le dossier du mois « Lire » propose des façons de faire aux enseignants, la rubrique « Question à suivre » publie le texte dont je vous propose des extraits. Il s’agit d’une réponse à deux articles de l’inénarrable Revue des deux mondes, dont le numéro de septembre 1971 avait fait grand bruit, notamment parce que deux des principaux agitateurs de l’opposition au changement (Raymond Picard, qui titrait son article « Pédagogite », et Frédéric Deloffre) s’y étaient déchainés, étalant leur ignorance de la question et étalant leur mépris social. Mais si, il s’agit bien d’un texte qui a 45 ans, le style en témoigne, le fond est, hélas, tellement d’actualité qu’on pourrait s’y tromper ! Qui saura ? Yannick Mével
Des pratiques autour du livre pour créer du lien entre petits et grands.
Lorsque, en fin d’année dernière, notre conseiller principal d’éducation a proposé d’expérimenter Silence, on lit ! au collège, il n’y a pas eu de franche opposition. Quelques hésitations, bien sûr, dont la plus récurrente (allait-on pouvoir terminer le programme ?), mais tout le monde a finalement adhéré assez naturellement au projet. Et puis il y a les […]
Des larmes, du chagrin, des retards, pas d’envie, des difficultés scolaires liées sans doute à… Je ne sais pas. CM1. Mes élèves sont presque aussi grands que moi, leur maitresse. Malgré tout, premier jour de classe, R. pleure. Et il n’est pas le seul. Sa maman aussi. Deuxième jour de classe, R. arrive avec quinze […]
J’ai vécu un petit moment drôle et délicieux aujourd’hui, simple et attendrissant, de ceux que j’aime partager. Nous étions en sortie pour aller au théâtre avec ma classe préférée, et dans le tramway, une vieille dame demande à une de mes élèves les plus réservées de baisser d’un ton : « Eh oh, du calme la […]
Une affaire au tribunal correctionnel de Bobigny (93). L’affaire est assez simple, mais captive mes élèves de 4e d’un collège REP (réseau d’éducation prioritaire). Un jeune, que l’on nommera Jean, âgé de 22 ans, résidant à Bobigny, a réservé une chambre d’hôtel avec sa petite amie. Une dispute éclate, entrainant l’endommagement de la télé dans la […]
« Madame, Monsieur, Vous n’avez pas réalisé l’appel en ligne pour les classes qui sont indiquées au verso. Pourriez-vous régulariser cette situation au plus vite, blabla… » Au verso, le tableau récapitulatif des deux malheureux oublis d’appel de la semaine, avec la date, l’heure, la matière, le nom de code du groupe d’élèves, le numéro de la […]
Loin d’un didactisme pontifiant, le théâtre pour la jeunesse pose des questions sur la vie et le monde, sans pour autant tomber dans le bon sentiment ou l’infantile. On aurait tort de se priver du potentiel qu’il offre. Loin d’un didactisme pontifiant, le théâtre pour la jeunesse pose des questions sur la vie et le monde, sans pour autant tomber dans le bon sentiment ou l’infantile. On aurait tort de se priver du potentiel qu’il offre.
Et si certains préjugés d’adultes étaient des obstacles dans l’accès des enfants à la lecture ? Un propos provocateur de libraire à partir de son poste d’observation : sa librairie.
Le documentaire jeunesse : un exercice exigeant, des réalisations souvent passionnantes dont les enseignants peuvent s’emparer pour ouvrir l’univers scolaire sur l’extérieur. Côté coulisses : point de vue d’un auteur.
« Madame, j’ai jamais eu un cours comme ça ! Pourquoi on n’a pas fait ça toute l’année ? J’aurais mieux appris. » Djibril est un élève toujours très souriant et joyeux. Plutôt intéressé par les cours en général, il a des difficultés dès qu’il s’agit de fournir du travail à la maison ou d’apprendre ses leçons. Ses notes […]
Lire un roman historique, donc de la fiction, peut-il faire acquérir des connaissances en histoire ? L’auteure relate ici une expérience réussie avec des élèves de 3e.
HORS-SÉRIE NUMÉRIQUE 50, COORDONNÉ PAR HÉLÈNE EVELEIGH ET PHILIPPE PRADEL. Dans le contexte de la réforme du baccalauréat et de la mise en place des nouvelles procaédures d’accès aux études supérieures, ce hors-série reviendra sur cinquante ans de tentatives de réformes plus ou moins fructueuses. Bac + 3, bac – 3, orientation, bac pro… quels leviers pour offrit une école plus démocratique ?
Deux professeures de mathématiques, l’une titulaire de la classe et l’autre surnuméraire, co-interviennent auprès d’une classe de 4e. La séance ne se passe pas comme prévu. Une des professeures relate son désarroi. Analyse d’une situation de coenseignement.
« Tout au long de la scolarité, l’EPS a pour finalité de former un citoyen lucide, autonome, physiquement et socialement éduqué, dans le souci du vivre ensemble », prévoit le Bulletin officiel n° 11 du 26 novembre 2015. L’éducation physique et sportive multiplie les objectifs citoyens, mais ces derniers ne vont pas toujours de soi, ils peuvent même être un réel enjeu avec certaines classes.
De nouveaux programmes « simplifiés et clarifiés » par le Conseil supérieur des programmes (CSP) pour « muscler » l’apprentissage des fondamentaux sont parus au Bulletin officiel le 26 juillet 2018, sans consultation avec les représentants des principaux concernés : les enseignants. Nous les avons pour la plupart découverts à la rentrée. Ces nouveaux programmes ont gagné en précision, aussi bien dans […]
Un témoignage d’une lycéenne, vibrant plaidoyer en faveur de la lecture plaisir que lui a procurée la littérature jeunesse, moins académique, plus accessible et tout aussi riche à ses yeux.
Une invitation à réviser d’éventuels préjugés sur les mangas : avec une dose d’inventivité pédagogique, ils peuvent être un formidable moyen vers une ouverture culturelle.
En France, on parle de recentrer la formation des enseignants sur la transmission de savoirs académiques, au détriment de l’accompagnement psychosocial des élèves. Au Québec, au contraire, l’intégration des services éducatifs complémentaires, c’est-à-dire tous les services d’accompagnement de l’élève, est indissociable des missions de l’école. Et personne ne songerait à les remettre en question.
Hubert Ben Kemoun, auteur de littérature jeunesse, écrit pour tous les âges et manie la langue avec humour et jubilation. Il sait emporter son public par sa bonne humeur et ses talents de conteur, lui offrant un moment suspendu où la littérature prend toute sa saveur.
Point de vue. Les débats suscités en ce début d’année scolaire par la passation de nombreuses évaluations standardisées, à la demande du ministère, ont conduit le Crap-Cahiers pédagogiques à prévoir un temps de travail sur cette question lors de son assemblée générale le 23 octobre 2018. Des échanges nourris entre participants, on peut extraire un certain nombre de réflexions à poursuivre. Certaines peuvent déjà faire l’objet de notre vigilance.
ECHANGES. Le 20 octobre, les correspondants en Bourgogne et Franche-Comté du CRAP-Cahiers pédagogiques organisaient une journée autour du n° 542 des Cahiers pédagogiques, sur le thème « Pour une école bienveillante et exigeante, quelle éthique pour l’enseignement ? », avec une conférence d’Eirick Prairat, professeur de sciences de l’éducation à l’université de Lorraine.
Dans un village de 1 200 habitants, une bibliothèque peut trouver toute sa place et offrir aux élèves de l’école communale un contact régulier avec les livres.
Laisser libre cours à l’esprit critique en conseil d’élèves, c’est aussi accepter de voir son autorité interrogée. Un moment déstabilisant pour l’enseignant, mais surtout un levier pour faire évoluer ses pratiques et expliciter le sens des apprentissages.