Coenseigner, une bonne idée ?
Deux professeures de mathématiques, l’une titulaire de la classe et l’autre surnuméraire, co-interviennent auprès d’une classe de 4e. La séance ne se passe pas comme prévu. Une des professeures relate son désarroi. Analyse d’une situation de coenseignement.Sylvie, professeure de collège sur un poste de surnuméraire équivalent au Plus de maitres que de classes, frappe à la porte du bureau de la coordonnatrice du réseau d’éducation prioritaire : « Je peux te parler ? Ça ne va pas, là j’ai l’impression de ne plus être professeure ! » Et Sylvie d’expliquer son désarroi.
« Je sors de classe. Je coanimais le cours avec Virginie. Ça a été une catastrophe ! C’était comme si j’étais transparente !
Hier, Virginie m’a demandé de co-intervenir parce que la trigonométrie ce n’est pas facile pour les élèves. Et puis dans cette classe, les élèves décrochent vite, ne sont pas trop dans l’effort ni la persévérance.
On a fait comme d’habitude : Virginie lance le cours, moi je me mets plutôt au fond de la classe, je regarde si les élèves écoutent. J’interviens auprès des distraits. Je me mets à côté d’eux ou je leur dis de se tai…