Archive d’étiquettes pour : institution

« On laisse croire aux plus investis que leurs efforts sont vains »

Le 29 mars, le Cniré (Conseil national de l'innovation pour la réussite éducative) remettait à la ministre de l’Éducation nationale d'alors, Najat Vallaud-Belkacem, son dernier rapport, puisque le conseil n'aura pas été prolongé au-delà de son mandat initial de quatre ans. Le nouveau président de la République fait profession d'audace et de renouveau mais les premières mesures annoncées ne s'inscrivent jusqu'ici pas forcément dans cette ligne. Philippe Watrelot, ancien président du Cniré (et du CRAP-Cahiers pédagogiques), met en regard le rapport et les projets du nouveau ministre de l’Éducation nationale.
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67 millions de spécialistes de l’école

Depuis plusieurs années, Philippe Watrelot, sur son blog, sur les réseaux sociaux, dans les médias qui l’ont invité, s’est attaché à déconstruire idées reçues et simplismes concernant l’éducation. Ancien président du CRAP-Cahiers…

La recherche en éducation est-elle aussi inutile que nuisible ?

Suffit-il pour enseigner de faire appel à l’expérience, à « ce qui s’est toujours fait », à ce que pense prétendument la majorité (des enseignants ? des Français ?) ? Les recherches en éducation n’ont pas bonne presse, sauf peut-être ce qui serait une « application » simpliste des neurosciences. Pourtant, peut-on faire avancer notre système éducatif sans l’apport de la sociologie, ou l’enseignement disciplinaire sans les travaux de didactique ?
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De l’impossibilité de l’école du mérite

« À chacun selon ses mérites », et les vaches (ou les intérêts de la société) seront bien gardées. L’école est chargée d’évaluer puis de répartir les enfants sur la base de leur mérite, tandis que l’égalité des chances, pour peu qu’on s’en saisisse, viendrait redresser les inégalités de naissance. Mais ce n’est pas si simple, ni si efficace, que cela.

À quoi sert le redoublement ?

Qu’on se le dise : réintroduire une pratique ferme du redoublement serait la solution ! Pour les élèves qui ne maitrisent pas les attendus à l’entrée en classe supérieure, pour lutter à la fois contre la baisse du niveau et contre l’hétérogénéité, fléau de l’enseignement. Voici, en substance, ce que l’on entend en ce moment. Cela concerne l’entrée en 6ème et, fait nouveau, l’entrée en CE1. C’est indéniablement de la surenchère électoraliste.
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Ne pas renoncer au collège unique

Proposition récurrente dans le débat mais qui ne repose en fait sur rien de probant : l’instauration d’un examen d’entrée en 6e et de filières ou parcours spécifiques pour ceux qui ne maitrisent pas les « fondamentaux ». On verra ici que les choses sont un peu plus compliquées, au pays vice-champion du monde du nombre d’heures en français et mathématiques.
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L’élitisme n’a jamais été abandonné

L’année électorale qui vient sera chargée en caricatures, fausses bonnes idées et poncifs rétrogrades sur l’école, son fonctionnement, les méthodes pédagogiques… Nous avons souhaité au CRAP-Cahiers pédagogiques nous essayer à déconstruire ces caricatures et ces promesses hasardeuses. Cette rubrique se veut un remède aux simplismes rances et aux mythes miteux. Nous n’y traiterons que des questions proprement pédagogiques, pas des menaces de suppressions de postes dans l’Éducation nationale ou des attaques éventuelles contre les différents métiers de l’éducation, quoi que nous en pensions par ailleurs… Pour la deuxième prescription du traitement, François Dubet aborde l’élitisme et l’égalitarisme.
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Ne pas opposer bienveillance et exigence

L'année électorale qui vient sera chargée en caricatures, fausses bonnes idées et poncifs rétrogrades sur l'école, son fonctionnement, les méthodes pédagogiques... Nous avons souhaité au CRAP-Cahiers pédagogiques nous essayer à déconstruire ces caricatures et ces promesses hasardeuses. Cette rubrique se veut un remède aux simplismes rances et aux mythes miteux. Nous n'y traiterons que des questions proprement pédagogiques, pas des menaces de suppressions de postes dans l’Éducation nationale ou des attaques éventuelles contre les différents métiers de l'éducation, quoi que nous en pensions par ailleurs... Et ça commence par la bienveillance, qui s'opposerait à l'exigence.
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Mes raisons de penser qu’il y a une crise ne sont pas du tout les vôtres

Un questionnaire sur l'école dans la boite aux lettres. Les questions, alarmistes, très orientées et parfois presque malhonnêtes, n'appellent pas vraiment de réponse argumentée. Mais on peut s'y essayer quand même!
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Lutte des classes

France Stratégie, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, organisait le 13 juin un débat sur les priorités éducatives pour la période 2017-2027. L'occasion d'un tour d'horizon des grandes questions que pose la nécessaire transformation du système éducatif en France.

L’école face aux crises de société

En réaction aux attentats terroristes qui ont marqué ces derniers mois, la réponse éducative a logiquement été avancée comme une solution privilégiée pour combattre le radicalisme. On peut néanmoins garder un certain sens critique et s’interroger sur la place réelle de l’école dans la fabrication de la jeunesse et, par voie de conséquence, la production de la société.

Des programmes plus explicites et donc plus justes

Le Conseil supérieur des programmes vient de publier aujourd'hui ses propositions pour les cycles 2 (CP-CE2), 3 (CM1-6ème) et 4 (5ème-3ème). Patrick Rayou, professeur en sciences de l'éducation et chercheur à l’université Paris VIII, a participé activement au sein du CSP à l’élaboration des nouveaux programmes proposés à la consultation en vue de leur adoption. Un travail tout sauf opaque et coupé des réalités, contrairement aux accusations habituelles des détracteurs de tout changement. Voici notre entretien avec lui, à paraître dans le prochain numéro des Cahiers pédagogiques, "Croiser des disciplines, partager des savoirs" (n°521).