
« Sortir d’une compréhension étroitement nationale et politique de la citoyenneté »
Comment éduquer à la citoyenneté à l’heure où celle-ci se décline en écocitoyenneté, citoyenneté numérique, eurocitoyenneté, etc. ? Et comment se situer dans la tension entre une éducation normative, pour faire respecter règles et valeurs, et une éducation émancipatrice, pour former les élèves à se faire leur propre jugement ? Notre dossier « Citoyenneté(s) » propose à la fois des réflexions et des pistes de mise en œuvre, comme l’expliquent ses coordonnateurs, Camille Roelens et Aurélie Zwang.

Éduquer aux citoyennetés, au civisme ou aux civilités ?
Interroger l’éducation aux citoyennetés à adjectifs ou citoyennetés à préfixes : citoyennetés numérique, mondiale, interculturelle, écocitoyenneté, eurocitoyenneté… Autant de déclinaisons de la notion de citoyenneté comme marqueurs de préoccupations sociopolitiques de nos sociétés.

L’individualisme démocratique contre le citoyen républicain ?
Un lieu commun du discours public contemporain en France est d’accuser pêlemêle l’« individualisme » de tous les maux de nos sociétés et écoles en général, et de tout ce qui nous éloignerait d’une communauté de citoyens idéale en particulier (dépolitisation, abstention, etc.). Mieux comprendre les sources de ce discours, mais aussi ses limites, est pourtant précieux pour penser et pratiquer l’éducation à la citoyenneté.

Éduquer à la prudence
La pratique scolaire du dialogue philosophique peut séduire. La définir de manière claire et synthétique est plus complexe. La recherche questionne cette pédagogie : il ne s’agit pas de prescrire, mais d’éclairer.

Quelles(s), éthique(s) face au numérique ?
Comment penser et agir dans un monde bouleversé par le numérique ? Quelles ressources intellectuelles s’offrent en particulier aux enseignants devant éduquer au numérique ? Six paires de lunettes pour regarder le monde scolaire.

C’est mal fait, respecte ton travail !
Respecter autrui, oui. Mais au nom de quoi faut-il respecter des symboles, le matériel ou soi-même ? Cette exigence de perfection morale à l’école achoppe sur les droits des enfants et des familles. Illustration en cinq exemples.

Pour une éducation au consentement positif
L’ambition d’une éducation à la sexualité peut difficilement faire l’impasse d’une confrontation aux problématiques de séduction, de consentement et de genre. Elles peuvent en effet questionner l’éthique des éducateurs, quels que soient l’âge et la situation scolaire des éduqués.

Jouer au tennis sans filet
Des projets d'écriture poétique à l'école, ou comment faire dialoguer créativité et forme fixe.

«Prenez soin de vous ! »
Œuvrer pour le bienêtre des élèves à l’école ne peut se faire que si des actions fortes sont menées pour assurer aussi celui des professionnels qui y exercent. Quelques pistes de formation pour le bienêtre des enseignants… et donc des élèves

