Veiller à bien former
Comment, au cours de la formation des futurs enseignants, faire passer l’idée des bienfaits de la bienveillance ? C’est parfois délicat, car il faut d’abord la faire vivre pour que le professeur puisse l’incarner à son tour.
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Comment, au cours de la formation des futurs enseignants, faire passer l’idée des bienfaits de la bienveillance ? C’est parfois délicat, car il faut d’abord la faire vivre pour que le professeur puisse l’incarner à son tour.
Avez-vous remarqué que quand vous ouvrez une boite de haricots verts ou un sachet de haricots surgelés, il y a toujours un petit bout de bois, l’intrus parmi les haricots ? Au départ, vous pensez qu’il s’agit d’un défaut, d’une erreur, d’un oubli de tri fait par un ouvrier, une ouvrière d’usine, ou par une […]
Tout va trop vite de nos jours, ma brave dame ! En ce qui me concerne, je ne sais pas où j’ai bien pu mettre mon mois d’octobre, pas plus que mon mois de novembre. Je ne sais vraiment pas où ils sont passés. Je ne suis même pas sûre de retrouver la totalité de mon […]
Dans ce collège, classé en réseau d’éducation prioritaire, cinq classes de 5e ont travaillé sur un EPI (enseignement pratique interdisciplinaire) autour des biopiles, en lien avec un chercheur en physique et avec l’aide de la Fondation la Main à la pâte. Où l’on voit tout ce que l’interdisciplinarité apporte aux apprentissages.
Translator Que de réponses à notre appel à contributions pour ce dossier ! Tous les niveaux, de la maternelle au lycée, sont présents, incarnés dans différentes disciplines ; y contribuent également des structures en marge de l’école : prison, associations. Seul l’enseignement supérieur académique est quasiment absent ; on y résiste à s’interroger sur la pédagogie. […]
Les écrits de travail sont ceux que les élèves produisent dans les différents domaines et disciplines ou dans la vie scolaire. Ils recouvrent ce que d’autres ont appelé écrits intermédiaires, écrits transitoires, écrits pour réfléchir. À la différence de la plupart des textes produits dans la classe de français, ils ne constituent pas leur propre […]
Par l’écriture, l’élève effectue un travail cognitif sur des contenus, qui ne peut être isolé d’une élaboration et d’un contrôle des codes linguistiques et discursifs : en même temps qu’il utilise la langue, l’élève écrivant est en train d’apprendre à s’en servir.
« Madame ! Madame ! Madame ! Regardez ce que le surveillant m’a donné ! Je peux le garder ? » Elle est rayonnante, cette élève de 6e qui vient d’entrer en classe par cette matinée glaciale. Elle me montre une stalactite de glace que le surveillant lui a décrochée de la verrière du préau. « Mais […]
J’aide régulièrement des élèves de mon ancien collège à faire leurs devoirs au sein d’une association qui existe depuis près de trente ans. C’est désormais pour moi, qui ne suis plus devant des élèves, un moyen de rester en contact direct, et j’apprécie ce rendez-vous hebdomadaire (pour moi, car pour les élèves, c’est parfois […]
Novembre 1976. « Rue-toi, Rue-toi dans la rue, Rue-toi dans les brancards » chante pour la première fois en concert Jean-Louis Aubert. Dans Politique Hebdo, Michel Foucault semble lui répondre : « Il y a bien des années maintenant qu’on ne demande plus à l’intellectuel de jouer ce rôle. Un nouveau mode de “liaison entre la théorie et la pratique” s’est établi. Les intellectuels ont pris l’habitude de travailler non pas dans l’ “universel”, l’“exemplaire”, le “juste et le vrai pour tous”, mais dans des secteurs déterminés, en des points précis où les situaient soit leurs conditions professionnelles de travail, soit leurs conditions de vie. Ils y ont gagné à coup sûr une conscience beaucoup plus concrète et immédiate des luttes. » Dans les Cahiers pédagogiques, Suzanne Citron illustre très exactement cette définition du rôle des intellectuels, en même temps qu’elle affiche toute l’énergie d’une révolte qui n’a jamais cessé de l’animer. Pourtant, le thème du dossier, « Pédagogie par objectifs », pourrait sembler un objet technique un peu froid, bien éloigné de la passion dont elle était porteuse. Suzanne Citron a été un peu moins de dix ans membre du comité de rédaction des Cahiers, elle y a écrit quelques textes forts. Finalement assez peu. Mais elle a beaucoup contribué à la réflexion collective. À l’heure de saluer son départ, c’est un texte d’un collectif qu’elle animait que nous offrons au lecteur, qui y lira une conception des objectifs plus proche des compétences d’aujourd’hui, et un exemple d’analyse d’un concept dont la rigueur et la vigueur préfigurent son magnifique essai de contremanuel d’histoire, L’histoire des hommes, paru chez Syros en 1996, et nous rappellent qu’il n’est pas de pédagogie sans conscience politique.
Instaurer un écrit de travail comme préalable à la construction d’une réponse collective à une question orale apporte un bénéfice double : tout d’abord, chacun prend un temps pour réfléchir ; ensuite, les élèves prennent conscience de la valeur de chaque parole. Exemple avec un dispositif pour définir le rôle du délégué.
L’année 2017-2018 a été marquée par de nombreuses réformes (ou effets d’annonce) dans l’Éducation nationale. Dans le désordre : dispositif Devoirs faits, rentrée en musique, interdiction des téléphones portables dans les établissements, réforme du bac et du lycée, dédoublement des classes de CP en REP+, aménagements des programmes des cycles 2 et 3, etc. Gageons que 2018-2019 ne sera pas en reste de ce rythme effréné et voyons ce que le ministre pourrait bien avoir dans sa besace.

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