Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Quand l’intelligence artificielle générative peut être à la fois objet d’étude et outil pour impliquer les élèves dans la vie de leur établissement en les faisant rédiger un texte à valeur règlementaire précisément sur l’éthique de cette nouvelle technologie.
Frédérick Heissat, avec son collègue Antoine Maldonado, est à l’initiative du réseau Profs en transition. Il partage avec nous l’importance d’intégrer la transition écologique et sociale dans les pratiques pédagogiques pour la formation des citoyens de demain.
Comment parler d’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (Evars) sans déchainer les passions, alimentées par les fausses rumeurs et les réseaux sociaux ? Une question au cœur du webinaire organisé le 2 avril par le CRAP-Cahiers pédagogiques et la Ligue de l’enseignement. Riche en témoignages experts, cette session a mis en exergue quelques pistes pouvant être mises en pratique dans les établissements.
Des élèves du lycée français Blaise-Pascal de Libreville, au Gabon, ont pris part à une mission de reforestation de la mangrove.
Le rapport sur la recherche-action participative « Grandir avec la nature », publié en mars 2025, nous invite à suivre pas à pas une démarche de recherche collaborative sur le thème de l’école d0ehors, expérimentée en primaire. Son intérêt tient autant au sujet de la recherche qu’à sa méthode, inspirée de l’idée de tiers-lieu scientifique, où le collectif se construit autour d’un « partenariat apprenant ». Une initiative que les acteurs verraient bien se reproduire dans l’enseignement secondaire.
Le samedi 15 mars 2025, le CRAP-Cahiers pédagogiques organisait un colloque : « L’intelligence artificielle : la pédagogie comme boussole ». Plus d’une centaine de personnes se sont réunies au lycée Jacques-Decour, à Paris, pour échanger autour de ce thème d’actualité qui agite les salles des professeurs. Des inquiétudes et interrogations que cette demi-journée se proposait d’expliciter pour peut-être poser les choses différemment.
Comme toujours dans les « Form@ctions » proposées par le CRAP-Cahiers pédagogiques, le principe est de permettre un dialogue fécond entre une figure experte et le terrain. Le 12 mars 2025, une vingtaine d’enseignants et enseignantes des premier et second degrés, de thérapeutes et de responsables de réseaux échangeaient avec Michèle Mazeau, spécialiste des troubles du développement cognitif chez l’enfant.
Quelles perspectives pour l’école tirer des résultats de l’enquête du CRAP-Cahiers pédagogiques « Les collégiens et lycéens et l’intelligence artificielle » ? Face à la diversité des usages qu’en font les élèves, les enseignants n’ont pas d’autre choix que de s’emparer de l’IA, afin de mieux former les élèves à utiliser ces outils.
Comment les collégiens et lycéens utilisent-ils l’intelligence artificielle ? Et comment la perçoivent-ils ? En vue du colloque « L’intelligence artificielle : la pédagogie comme boussole » qu’il organise samedi 15 mars 2025, le CRAP-Cahiers pédagogiques a souhaité faire le point sur ces usages à travers une enquête en ligne, qui a recueilli plus de 3 000 réponses. Voici les principaux résultats de cette consultation.
Générer un texte par l’intelligence artificielle (IA), à partir d’une demande précise et sans fournir aucun élément, peut être assimilé à du plagiat. Mais qu’en est-il lorsque l’on utilise l’IA à des fins d’amélioration de sa production écrite dans le cadre d’un travail universitaire ?
Organiser les conseils de classe relève d’un défi logistique et humain. De la disponibilité des professeurs aux contraintes matérielles, il faut penser à tout et ne fâcher personne. Se préparer à ce rituel trimestriel, le présider en veillant à ce que les échanges restent dans le cadre règlementaire… ce n’est pas une mince affaire !
Professeur de lettres et d’histoire-géographie en lycée professionnel puis directeur d’atelier Canopé, Nicolas Le Luherne est aujourd’hui inspecteur de l’Éducation nationale. Le numérique et une vision humaniste de l’éducation l’ont conduit dans ce parcours aux multiples facettes. Il partage avec nous sa vision ouverte et positive de l’école.
Quels fonctionnements spécifiques d’une discipline provoquent chez certains élèves ennui et fuite ? Et comment comprendre et modifier ces fonctionnements pour redonner du sens et du mouvement aux apprentissages ?
Acceptons d’explorer les ressorts psychiques de la mobilisation à l’école, sans jouer aux psychologues professionnels, mais avec le souci d’être à l’écoute, de reconnaitre chacun dans la singularité de son rapport au savoir et aux enseignements.
Pour celui qui n’a de cesse de se faire mal remarquer, et celui qui s’emploie à se faire oublier, et si le changement pouvait venir d’un regard différent, qui les aide à sortir peu à peu de leur dévalorisation ?
Que disent les élèves d’ULIS de leur remobilisation ? Qu’en perçoivent les parents ? Les accompagnatrices ? Une coordinatrice d’ULIS tisse tous ces points de vue pour accompagner les élèves dans leur parcours d’apprentissage.
Face à la détresse psychologique et la violence d’un enfant, que faire ? Sécuriser, valoriser, engager dans des activités qui s’appuient sur un élan vital présent malgré tout. Replacer les apprentissages dans des projets qui leur donnent une authenticité tangible.
On ne saurait parler du désir d’apprendre sans revenir à cette question fondamentale : comment se met-on en mouvement ? Certainement pas par une injonction…
Il y a ceux pour qui l’ordinaire des cours est trop dur, trop long, trop dépourvu de sens. Pour eux, que peut l’Ulis ? Tout faire pour les aider à retrouver le goût d’apprendre et les ressources qui vont avec. Et d’abord faire que le temps et l’espace leur appartiennent.
À Mayotte peut-être plus encore qu’ailleurs, il ne peut y avoir d’apprentissages qu’en mettant les élèves au centre, en leur permettant de vivre leur parcours à partir de ce qu’ils sont et font.
Quels usages font les enseignantes et enseignants de l’intelligence artificielle générative dans la préparation de leurs cours ? Et quels satisfactions ou désavantages en retirent-ils ? Enseignements d’une étude qualitative américaine.
Un point sur les défis ouverts à Mayotte par le passage du cyclone Chido, avec le recteur et des enseignants de l’ile, au moment de la rentrée, fin janvier 2025.
En quoi les applications numériques changent-elles les relations école-familles à l’école primaire ?
Pour élever le débat sur l’école et l’éducation, le CRAP-Cahiers pédagogiques souhaite l’organisation d’une convention citoyenne.
La démobilisation touche chacun de nous à différents moments, sous différentes formes. Parmi celles-ci, en voici trois caractéristiques : l’immobilisation, la rupture ou la sous-stimulation. À chaque situation, des pistes multiples pour avancer.
Aider les élèves à se remobiliser, c’est les faire rentrer dans les exigences de l’école en prenant en considération qui ils sont et ce qu’ils savent déjà.
En prison, on vient souvent aux heures d’enseignement pour s’occuper la tête et échapper au quotidien… Parfois, cela va plus loin et des dispositifs adaptés permettent de vrais projets d’apprentissage. Mais rien n’est jamais gagné, et les enseignants doivent mettre en œuvre des compétences particulières.
Quand on engage les élèves physiquement dans les apprentissages, en particulier dans la lecture et la production orale, il y a des chances que certains se remobilisent, par curiosité, gout du défi, plaisir d’une réalisation collective qui rejoint des enjeux de société.
Qui mieux que les enseignants spécialisés sont à même d’analyser les besoins éducatifs particuliers des élèves ? En ajustant leurs pratiques pédagogiques et leur posture professionnelle, ils permettent à chacun de progresser. Quelques exemples observés sur le terrain viennent illustrer l’importance de cette approche différenciée dans le cadre de l’école inclusive.
Se sentir noyé dans le groupe ou pris en compte et ainsi remis en selle, cela peut faire toute la différence. Mais comment ? Des enseignants plaident ici pour des temps de coenseignement pensés pour redonner aux élèves du pouvoir d’apprendre. Un article en avant-gout de notre dossier « Remobilisés ! » à paraitre fin février 2025.
Suite à la publication de l’ouvrage Zéro pointé ? Une histoire politique de la violence à l’école (Les Liens qui libèrent, 2025), nous avons interrogé son auteur, Éric Debarbieux, reconnu comme spécialiste de la question des violences en milieu scolaire. Une question complexe, dont la thématique n’est ici qu’esquissée de façon apéritive et renvoie à […]
L’Éducation nationale, ce sont des sigles incompréhensibles pour les non-initiés. Mais on peut aussi être initié et ne pas saisir tout ce qu’il se passe et se dit dans une réunion. Témoignage d’une ancienne professeure des écoles devenue principale adjointe stagiaire qui participe à sa première réunion sur la dotation horaire globale et nous fait partager sa perplexité et ses incompréhensions.
L’image de l’école qui vient en premier lieu à l’esprit est encore celle d’une salle de classe où les déplacements sont contraints, où les comportements corporels sont normés et peu souvent sollicités dans l’enseignement. Notre dossier « Apprendre par le corps » explore celui-ci comme levier d’apprentissage, dans des pratiques variées, qui ne sont ni uniquement ludiques, ni excluantes. Mélanie Horwitz, professeure de lettres et formatrice, cocoordinatrice du dossier, nous le présente.
Le Conseil supérieur des programmes a rendu publics ce mois de janvier les projets de nouveaux programmes de cycle 3 pour le français et les mathématiques. Voici aujourd’hui le regard d’une formatrice sur la partie « langue » du projet pour le français, qui identifie des obstacles pour le formateur.
Le Conseil supérieur des programmes a rendu publics ce mois de janvier les projets de nouveaux programmes de cycle 3 pour le français et les mathématiques. Voici un point de vue nuancé sur le projet pour les mathématiques.
Isabelle Ducos-Filippi se définit comme une « prof de lettres classiques pas classique ». Et son itinéraire le confirme. Première enseignante et première diplômée universitaire dans une lignée de commerçants, elle place ses premiers pas professionnels dans la belle empreinte de l’éducation nouvelle et, depuis, œuvre pour une école inclusive.
Connu pour son engagement en faveur de la non-violence et de la paix, Ziad Medoukh est le directeur du département de français à l’université Al-Aqsa de Gaza, également écrivain et poète d’expression française. Il continue de promouvoir l’espoir à travers son enseignement et ses écrits, tout en témoignant de la réalité quotidienne dans la région assiégée. Il dresse un tableau sombre de la situation des enfants à Gaza, mais évoque aussi les efforts de la société civile pour maintenir une forme d’enseignement.
Témoignage intime d’une enseignante, ancienne enfant non reconnue comme empêchée par son corps.
Au plus près du travail d’un enseignant spécialisé, nous suivons les progrès de deux enfants, Ahmed et Nicolas, qui vivent des expériences corporelles pour se débloquer et apprendre.
Se représenter son corps de manière fine dans l’espace et dans le groupe peut renforcer les compétences plus « académiques » des enfants. Le programme Encor (ENfant et CORps) se propose d’outiller les enseignants de maternelle pour renforcer cette représentation chez leurs élèves.
Une étude de cas montre comment le corps des élèves peut être un objet de contrôle au sein d’une classe. Cette recherche, par les adultes, d’une forme d’immobilité, serait de l’ordre de microviolences dont les enfants seraient les victimes.
À l’origine, corps et école ne faisaient qu’un. Il était évident que les élèves avaient besoin de bouger pour apprendre. Mais cette conception pédagogique a progressivement laissé place à une distinction entre corps et esprit. Explications.
Concrètement, que signifie aider des élèves à apprendre « par corps » ? C’est à partir de plusieurs exemples possibles en classe que l’on se demande si cela peut aider des élèves à apprendre, au-delà de seulement mémoriser et avec une vigilance pour que cela concerne tous les élèves, pas seulement quelques-uns.
Notre parti pris s’inscrit dans une tradition qui s’appuie sur la conviction que l’élève n’est pas qu’un pur esprit…
Quand les tableaux en classe sont revisités, ils peuvent constituer une configuration de l’espace scolaire et des pratiques qui mobilisent le corps des élèves pour les aider à apprendre
Les enseignants cherchent l’engagement de leurs élèves dans un acte volontaire effectif. Un acte que seul l’élève peut poser pour enclencher son processus d’apprentissage. Présentation de quatre activités corporelles pour tisser des liens qui engagent les élèves adolescents.
L’enseignement de compétences psychosociales nécessite de faire vivre aux élèves des activités où ils engagent leur corps, à l’aide d’un espace et d’un mobilier appropriés. Exemple concret en lycée.
Envisager le travail scolaire selon le modèle de la classe flexible, où les élèves investissent autrement les lieux et sont amenés notamment à se déplacer, nécessite un changement de posture, tant de la part de l’adulte que de l’enfant, et une redéfinition des modalités d’enseignement. Exemple en lettres classiques.
Si certains élèves ont une image dégradée de la poésie à l’école, elle peut faire l’objet d’études pédagogiques alternatives. Avec d’autres, dedans ou dehors, avec ou sans artifice, il existe une foule de moyens qui peuvent aider à entrer en relation corporelle avec les textes.
Au-delà de parvenir à faire bouger des élèves en classe, comment peut-on les mobiliser pour qu’ils expriment et fassent évoluer leurs opinions ? C’est ce qui est décrit ici à travers la technique du débat mouvant.