Archive d’étiquettes pour : évaluation

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Un révélateur

Septembre 1987. Depuis plus d’un an, la droite est revenue au pouvoir et le vocabulaire politique français s’est enrichi du mot « cohabitation ». Le gouvernement Chirac mène une politique de rupture avec les années socialistes. Si la loi Devaquet met les universités en ébullition en 1986, dans le primaire et le secondaire, la rupture n’est pas aussi nette. Le ministre de l’Éducation, René Monory, s’inscrirait même plutôt dans la continuité de son prédécesseur, Jean-Pierre Chevènement, qui avait rompu avec la politique progressiste des années Savary. Dans ce contexte, où « changement » devient synonyme de « réaction », le numéro 256 des Cahiers pédagogiques interroge le rôle de l’évaluation dans le changement des pratiques. Jean-Pierre Astolfi ouvre le dossier en se demandant « l’évaluation, est-ce une bonne entrée en pédagogie ? », tandis que, dans le billet du mois, un rédacteur anonyme s’en prend à l’évaluation des enseignants dans des termes qui seraient tout aussi justes aujourd’hui.
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Machine : 1, homme : zéro

Peut-on noter une compétence ? Doit-on le faire ? Alors que les professeurs de collège ont pour la première fois validé les compétences de leurs élèves pour le palier 3 du socle commun, il est temps que « le terrain » relève le nez, s’arrête, se retourne et regarde le chemin parcouru. Flash-back...

Evaluation

L’établissement scolaire est une création assez récente dans le système éducatif public. Lointains héritiers des collèges de jésuites, les lycées créés par Napoléon en 1802 (45 cette année-là) sont conçus pour une élite bourgeoise. Payants jusqu’en 1932, ils se distinguent de l’école de la république confiée aux communes (la « communale ») car ils abritent des « petites classes », comme le font encore les lycées français à l’étranger. Cet élitisme, qui facilite la « reproduction », disparait en deux étapes : le « collège unique » mis en place par René Haby en 1975 officialise la massification de l’enseignement secondaire puis les réformes du lycée, ainsi que l’alignement du lycée professionnel sur son aîné, marquent la fin du XXe siècle, même si les filières et les classes préparatoires aux grandes écoles perpétuent la ségrégation dans l’établissement secondaire. Ingouvernable depuis le sommet de l’État, il devient un Établissement Public Local d’Enseignement (EPLE), doté d’une (relative) autonomie et d’un conseil d’administration en 1983 dans le cadre des premières lois de décentralisation. À la tête de son exécutif se trouve un chef d’établissement, principal ou proviseur, appartenant au corps du personnel de direction.
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À quoi voudrions-nous que notre évaluation serve ?

L’évaluation du travail des enseignants fait la une de l’actualité. Mais à quoi sert-elle ? Des enjeux à débattre, d'abord entre enseignants

Différencier jusqu’à… l’évaluation ?

Cet article date de 2007. Bien des travaux ont creusé depuis lors le sillon de l’évaluation, mais la question de la différenciation au moment des contrôles reste une difficulté pour les enseignants.

Que chacun soit évalué à sa juste mesure

Il y a bien des manières de prendre en compte les différences entre élèves lorsqu’on les évalue. Il suffit de rompre avec une logique pseudo-égalitaire. Et faire confiance à l’ingéniosité des pédagogues.
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Grilles, fiches et portfolio

Peut-on faire en sorte que l’évaluation, domaine réservé du professeur, soit aussi l’affaire des élèves et serve davantage aux apprentissages qu’à la sélection ? Une expérience conduite concrètement en histoire-géographie au collège et où on utilise des outils formatifs : des grilles de réussite par compétences et le portfolio.
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Le procès de la note

Depuis dix ans, j’ai fait le choix d’abord audacieux puis tranquillement assumé, de ne plus mettre de notes à mes élèves, y compris sur leurs bulletins scolaires. Ils sont très régulièrement évalués, mais tous…
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Pas de précipitation

Le bac, le moins mauvais des systèmes d’évaluation des connaissances ? Peut-être. Par rapport au contrôle continu qui désavantage les élèves les plus faibles et renforce presque fatalement « l’effet-établissement ». Par rapport à un système plus décentralisé qui ne peut que renforcer des tendances particularistes et concurrentielles dans le système éducatif. Commençons par former les enseignants à la notation et les présidents de jury à la décision.
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« Celui qui peut attribuer un chiffre à un texte est un con »

Écrit en mai 68 dans le Hall du Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, Les murs ont la parole, éditions Tchou, 1968.Je note, tu notes, nous notons. Des chiffres, des lettres, des gommettes… Est-ce donc un jeu sénile ou puéril,…
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Un travail de groupe bien noté

Marie Rivoire, professeur d’anglais, a en effet mis au point une méthode pédagogique fondée sur le travail de groupe et l’utilisation sans état d’âme de la stimulation et de la motivation que procurent les notes aux élèves.
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Outil de pilotage ou pare angoisse ?

Parce que l’école sélectionne, fait réussir ou échouer, et donc exclut, les parents s’angoissent pour l’avenir scolaire de leurs enfants. Ils ont en permanence les yeux fixés sur les notes obtenues, sans remettre en cause la validité même de cette façon de mesurer les acquis. Faut-il alors supprimer les notes ? Comment utiliser autrement l’évaluation ?