Éduquer, c’est politique

La 3ème Biennale internationale de l’éducation nouvelle s’achève avec la conférence de clôture par Philippe Meirieu et Laurence De Cock. Participants l’une et l’autre comme témoins, ils ont tissé des liens entre le propos introductif de Bernard Charlot et leurs picorages dans les échanges. De la cinquantaine d’ateliers et des vingt débats de ces quatre journées, ils ont dégagé quelques enjeux majeurs pour la poursuite de la convergence des mouvements de l’éducation nouvelle.
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La différenciation au temps du confinement

Ces témoignages sont issus du très dur épisode du confinement et de la fermeture des écoles de mars à mai 2020. Une épreuve qui oblige à prendre du recul par rapport aux habitudes et à réfléchir sur la manière de traiter les différences, qui sont souvent ici des inégalités.

Gagner du temps et personnaliser grâce au numérique

La e-classe est un dispositif mis en place dans une classe par niveau au sein du collège Sainte-Trinité, qui accueille des élèves d’un niveau social hétérogène. Après quatre ans d’expérimentation, l’équipe fait le point.

L’aide personnalisée a-t-elle tué la pédagogie différenciée ?

Les heures d’aide instituées à l’école primaire ont-elles incité à renoncer à des pratiques de différenciation en classe entière ? À regarder de près les pratiques, la réponse ne peut être que nuancée.

Optimiser les exigences des apprentissages : oui, mais comment ?

Puisque ce qui marche avec les uns est peu efficace pour les autres, inutile de nous enfermer dans une logique binaire d’affrontement de méthodes : cherchons plutôt à optimiser les divers moyens proposés aux élèves pour atteindre le but.

Différencier pour inclure : l’exemple de l’EPS

L’éducation physique et sportive « assure l’inclusion, dans la classe, des élèves à besoins éducatifs particuliers ou en situation de handicap », dit explicitement le programme de collège. Qu’en est-il concrètement ?

La quadrature du cercle

Mettre le désir au centre d’une école qui ferait du « sur mesure », rêvait Fernand Oury en 1985. Alors, ce serait pour quand ?
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La quadrature du cercle

Mettre le désir au centre d’une école qui ferait du « sur mesure », rêvait Fernand Oury en 1985. Alors, ce serait pour quand ?

Des élèves professeurs ?

Un autre façon de diversifier consiste à répartir le travail entre élèves, puis à mettre en commun. Chacun progresse en partageant avec d’autres le résultat de ses recherches. Un mode de travail qui joue sur une implication forte des élèves, moteur d’apprentissages.

Que chacun soit évalué à sa juste mesure

Il y a bien des manières de prendre en compte les différences entre élèves lorsqu’on les évalue. Il suffit de rompre avec une logique pseudo-égalitaire. Et faire confiance à l’ingéniosité des pédagogues.

Différencier jusqu’à… l’évaluation ?

Cet article date de 2007. Bien des travaux ont creusé depuis lors le sillon de l’évaluation, mais la question de la différenciation au moment des contrôles reste une difficulté pour les enseignants.

Relever le défi d’équité avec le plan de travail

La « réussite pour tous » cesse d’être un slogan creux ou un idéal inaccessible quand individualisation et coopération font grandir chacun. Mais cela suppose de basculer réellement d’« enseigner » à « faire apprendre ».

Une invitation au pluralisme

Il en est qui voudraient laisser les différences au vestiaire en arrivant à l’école... Mais nous savons bien que c’est impossible. S’intéresser aux différences, s’interroger sur les façons de les traiter est indispensable si…