Quelle école aimons-nous ?

Luc Ferry nous propose un grand débat sur l'école. Nous aurions mauvaise grâce à le refuser dès lors que, parmi dix réformes prioritaires, sont annoncés les grands chantiers que sont la lutte contre l'illettrisme, contre la violence,…

Face à la guerre : une action mise en place dans une classe

L'Irak a pendant ces deux derniers mois occupé les écrans, les rues, les consciences. Il y a eu l'angoisse liée à la chronique d'une guerre annoncée, à ces morts programmées qu'on nous disait inéluctables et nécessaires... Nécessaires ! Il y a eu la réalité de cette guerre qui a, en définitive, pris de court tous ceux qui, jusqu'au bout, ont fait semblant de croire à une autre raison que la raison du plus fort. Dans nos classes, nos établissements, nous avons été confrontés aux questions de nos élèves, souvent démunis devant les images et les discours d'adultes aux prises avec leurs contradictions. Quelles réponses apporter ? Quels débats ? Dans quels cadres ?Patrice Bride rend compte de ce qu'il a pu mettre en place dans le cadre de son enseignement.

Face à la guerre : un débat au lycée

À Rennes, au lycée Jean Macé où enseigne Marie-Christine Chycki, les lycéens ont proposé d'organiser un débat dans l'ensemble du lycée. L'initiative est partie du CVL (Conseil de la vie lycéenne), organisme de concertation paritaire mis en place depuis quelques années dans les lycées.

Face à la guerre : utiliser la presse ?

Odile Chenevez témoigne des possibilités d'action éducative par le biais de la presse à l'école.

Quelle formation initiale des enseignants ? Entretien avec Michel Develay

À l'heure où l'actuel ministre de l'Éducation nationale envisage des changements dans la formation initiale, que pensez-vous de la façon dont sont définis les IUFM ?Les IUFM ne sont pas assimilés à des instituts universitaires notamment…

Former des généralistes ou des spécialistes ?

Il est de bon ton de décrier la partie « commune » de la formation professionnelle des enseignants, qui serait au mieux un gadget et au pire du temps perdu... Mais que dirait-on d'une formation de médecins qui ne connaîtraient que leur…

Avril 1963, dans les Cahiers pédagogiques : Manifeste pour l’Éducation nationale

Voici, choisis par Jacques George, les extraits les plus importants de ce Manifeste publié il y a quarante ans. On pourra mesurer l'importance et la permanence d'un courant de pensée qui reste entièrement d'actualité. Nous n'avons pas besoin d'écrire de longs commentaires pour souligner sa pertinence ni pour mettre en évidence les difficultés que les axes qu'il propose ont pu rencontrer. Les adversaires des réformes envisagées ici et qui, pour la plupart, ont été effectivement engagées ne s'y sont pas trompés : si le chemin est encore long avant leur mise en œuvre effective, et s'il est clair qu'elles n'ont pas échappé aux dérives provoquées par le manque de formation, les insuffisances de moyens et l'imprécision concernant la définition des missions (tous ces travers ont en particulier affecté le « collège unique »), les avancées dans la direction que ce manifeste indique sont patentes. Mais toute notre vigilance reste nécessaire pour en rappeler la nécessité et pour les animer des valeurs qui sont les nôtres.Cette mise en perspective nous invite donc à nous situer dans un mouvement historique et à rappeler que ce qui fonde nos combats quotidiens pour une école plus démocratique et plus formatrice n'est dû ni à des velléités irraisonnées ni à des modes passagères.Pierre Madiot
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Reportage dans un collège expérimental : Clisthène, ou l’innovation vécue

Raoul Pantanella s'est rendu dans ce collège expérimental qui fait vivre nombre des idées que les Cahiers proposaient déjà il y a quarante ans.

Innovation : Pourquoi des « établissements pionniers » ?

Un appel signé par un certain nombre d'établissements pionniers et d'équipes porteuses de tels projets tente de rouvrir le débat sur la place et le rôle des établissements innovants.

Innover : un choix politique

Depuis le changement de majorité, les activités du CNIRS (Conseil national de l'innovation pour la réussite scolaire) ont été très réduites pour ne pas dire nulles. Luc Ferry, après avoir affirmé son attachement à l'existence de ce Conseil décide néanmoins de repenser son organisation.L'originalité et la force du Conseil résidaient en partie dans sa composition non conventionnelle - membres de la société civile, politique, associative côtoyant inspecteurs et pédagogues « de métier » - et dans son indépendance vis-à-vis du ministère - le rôle de conseil s'effectuant directement auprès du ministre. En le plaçant sous la tutelle de la Direction de l'enseignement scolaire (DESCO), le nouveau ministre symboliquement a mis un terme à cette expérience.Anne-Marie Vaillé a donc démissionné de sa présidence dès le mois d'août. Les membres du Conseil ont voulu encore un temps croire en la poursuite de sa mission sous une autre forme.À la réunion plénière du 31 octobre 2002 (la première sous le nouveau ministre), Luc Ferry propose des orientations de travail sur trois secteurs qui fonctionnent mal : la maîtrise des compétences de base à l'entrée en 6e ; les sorties du système éducatif sans qualification et les phénomènes de violence à l'école (81 000 incidents graves recensés sur six mois en 2002 - logiciel SIGNA). Il ajoute qu'il aimerait que le CNIRS fasse des propositions d'innovation en matière d'autorité.Les membres du Conseil sont prêts à travailler sur ces orientations qui rencontrent largement les préoccupations qui sont les siennes depuis sa création deux ans plus tôt.Malheureusement aucune décision d'action n'a suivi ces déclarations de principe. Pas de réunion tant que le nouveau président n'est pas nommé et pas de nomination en vue... Tant et si bien que 17 des 40 membres du CNIRS ont présenté leur démission en décembre 2002.Nous avons interrogé un des membres démissionnaires : Dominique Madelin qui a bien voulu répondre à nos questions.

Qui enseignera en 2010 ?

On sait que l'Éducation nationale a du mal à prévoir à moyen terme. D'où les à-coups dans les effectifs et les recrutements. Pourtant, les futurs collégiens et lycéens de 2010 sont déjà nés. Et la direction de la programmation et du développement du ministère donne dans sa revue [[Education & formations (n°63, 140 pages, 12,20 €)]] une « projection du système éducatif à dix ans ».

MI-SE, Aides éducateurs : quel avenir ?

Le budget 2003 prévoit la suppression de 20 000 emplois d'aides éducateurs et 5 600 postes de surveillants, à la rentrée 2003. Le dispositif des MI-SE « ne répond plus complètement aux besoins qui s'expriment aujourd'hui, dans les établissements…